BVI : Virgin-Gorda Island (escale 20)

 

Iles vierges map

 

Ce chapelet d’une quarantaine d’îles regroupe les Bvi et USvi ( Iles Vierges Britanniques et Américaines ). Le Visa étant obligatoire aux Usvi, on ne visitera que les Bvi, mais le terrain de jeu est déjà énorme. La superficie totale est de 150 km2 avec un nombre d’habitant assez faible. Il y a 4 iles principales, une dizaine de moindre importance et de nombreux îlots. Tortola ( la plus étendue ), Virgin-Gorda, Jost Van Dyke et Anegada à 25 miles plus au nord.

Au matin de notre nuit de navigation, nous avons abordé les BVI par le sud de Virgin-Gorda. Le cap’ est allé faire la clearance à Spanish Town et on était pas tout à fait en règle car il manquait les billets  de tous ceux qui repartiraient directement par Avion. Il a fallu retourner leur montrer… ( ouf, on est équipé d’une imprimante… ) . Une fois tous les passeports tamponnés, à nous la belle vie !

Nous découvrons un site incroyable : les Baths, au sud de l’île. Des piscines naturelles creusées dans d’immenses rochers de granit ronds qui parsèment une plage paradisiaque dans un décor surréaliste. Nous y passons 2 bonnes heures à nous perdre dans ce dédale de rochers.

Comme il n’est pas autorisé de rester sur ce site pour la nuit, nous allons ancrer à Savannah Bay et profitons de ce mouillage pour faire ballade, paddle et snorkelling. Les complexes hôteliers ou belles maisons particulières de la baie ont tous été touchés par Irma mais les reconstructions ont bien débutées.

Puis nous montons encore plus au nord de l’ile pour découvrir une grande baie entourée d’une barrière de corail et d’îles privées tenues par des hôtels qu’on imagine d’un luxe incroyable avant Irma et en pleine reconstruction avec des dizaines voire des centaines d’ouvriers qui arrivent tous les matins par des bateaux-taxi. Le soir tout se calme et Kermotu se retrouve tranquille, la baie est à nous ! Que du bonheur !!

On vous embrasse.

 

 

 

 

 

Mais, qu’est ce que tu fais ??? (escale 19)

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Nous vous avons déjà parlé des problèmes crées par les sargasses. Nos moteurs en ont beaucoup soufferts et nous rencontrons même des navigateurs qui préfèrent rester à l’ancre et attendre, plutôt que risquer de griller les moteurs.

L’ile de la Désirade a été complètement paralysée. Les navettes de ravitaillement ne venaient plus, les enfants ne pouvaient plus aller à l’école à cause des gaz toxiques que dégagent l’accumulation des algues sur les rives. Les plages au vent de toutes les îles que nous avons visitées en sont recouvertes. C’est devenu un véritable fléau ici.

En fait, mon article n’a rien à voir avec les sargasses mais plutôt, avec le réparateur de moteur. Oui, je veux faire un article spécial sur lui car il est exceptionnel ! C’est un très beau jeune homme qui a la particularité de TOUT savoir faire sur un bateau, en particulier sur Kermotu. Ce qui nous arrange bien d’ailleurs….

On peut tout lui demander : coté navigation bien-sûr mais tout ce qui concerne la mécanique, l’électronique, l’électricité, l’internet, le bricolage, le perçage, le collage, les réparations en tout genre…Bref  c’est Macgyver  ( pour ceux qui connaisse la référence ). Il sait tout faire même, offrir des fleurs à la fête des mères… (si, si…).

Comme il a eu la bonne idée de venir sur le bateau pendant plus d’un mois, nous en avons profité au maximum et observé tous ses gestes avec beaucoup d’intérêts. Nous le remercions du fond du coeur pour tout ce travail effectué avec le sourire et la volonté de toujours faire au mieux. Toutes les qualités pour un futur capitaine de marine marchande! Nous t’aimons fort.

On vous embrasse.

La légende dit :  « A bord d’un voilier, il faut toujours un capitaine de marine marchande » la preuve en image.

Quand les copains embarquent-2 (escale 18)

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Nous avons donc quitté la Guadeloupe à Deshaies pour le port de Gustavia à Saint-Barthélémy. Le soleil et un vent modéré nous accompagnent depuis l’arrivée des équipiers. Quelle chance, c’est baignade tous les jours dans une eau translucide et à 29°.

Le port de Saint-Barth est assez surprenant, on y voit des marques de luxe Français mais dans des boutiques qui ne paient pas de mine. Il faut s’approcher pour les découvrir, par contre les prix ne nous laissent aucune hésitation. L’ambiance est tranquille et sereine, il n’y a que des étrangers : américains, canadiens… On profite pour visiter la ville.

Après une petite heure de navigation, nous ancrons à l’extrémité Nord de l’île : anse du grand Colombier et en avant pour une belle randonnée pour aller voir notre Johnny national ! Après 2h de marche à flanc de  l’ile, nous n’avons plus le temps d’aller jusqu’à Lorient et rebroussons chemin sous le soleil déclinant. AH QUE !… c’est dommage…  Mais quels magnifiques paysages.

Puis c’est Saint-Martin qui nous voit accoster pour récupérer les fameux empellers de la bonne marque, nécessaire à la réparation du moteur. Arrivés dans la baie de Marigot, nous sommes atterrés de voir les dégâts énormes, causés par les cyclones de septembre dernier. Toutes les maisons sont touchées, les murs effondrés, les toits envolés, et dans l’eau c’est pire, il y a des bateaux coulés partout. Cela a dû être Apocalyptique…. Il y en a pour des mois et des mois à tout remettre en place. Saint-Barth a déjà beaucoup réparé  mais ici, ça a l’air très lent pour faire bouger les choses. L’ambiance ne s’en ressent pas trop, les gens aiment faire la fête ! ( coupe du monde oblige… )

Après un bon ravitaillement au superU local, nous prenons enfin la route de Iles Vierges Britanniques ( BVI ). Le capitaine décide de partir vers 17h, pour arriver au matin à Virgin Gorda qui est la première île la plus à l’Est de l’archipel. Une très belle navigation de nuit avec un vent portant et presque vent arrière nous fait arriver à midi. Tous les équipiers, deux par deux, ont pris leur tour de quart : 2h à surveiller le vent, les bateaux à éviter et vérifier que l’on respecte le bon cap… La nuit a été magnifique, le ciel rempli d’étoiles et la lune au Rdv.  Très belle arrivée aux BVI, que l’on a hâte de découvrir…

On vous embrasse

 

 

 

 

Quand les copains embarquent, N°1 (escale 17)

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Tout le monde vient d’embarquer sur Kermotu! Nous sommes maintenant 8 et l’aventure peut commencer !

Après une nuit particulièrement calme dans la baie de Pointe à Pitre, nous pointons vers le sud : vers l’archipel magnifique des Saintes.  Il se compose de 9 ilôts dont 2 seulement habités. Beaucoup de charmes dans ce village et ces paysages grandioses : une des plus belles baies du monde, des plages magnifiques : le pain de sucre et pompierre ( hélàs interdite car envahie de sargasses ) et de très belles randonnées dont celle menant à la fortification du Chameau, point culminant de l’ile (313m).

Nous y passerons deux jours à nous régaler de ces eaux claires et des paysages inoubliables. Nous avons gardé la technique particulière de prise de bouée mais plutôt pour le spectacle (merci aux acteurs )…

Nous repartons ensuite en longeant Basse-Terre par l’ouest avec une nuit à Malendure qui nous permettra un joli snorkelling dans la réserve Cousteau, puis direction Deshaie pour faire la Clearance ou demande de sortie de territoire. Nous profitons de cette escale pour visiter le jardin botanique de deshaies. Il est situé sur une propriété de 7 hectares ayant appartenue à Coluche et aménagée par un paysagiste ami. A la mort de Coluche celui-ci la rachètera pour en faire ce magnifique parc floral et animalier.

La croisière commence plutôt bien. Nous naviguerons ensuite vers Saint-Barthélémy avec une nav de nuit.

On vous embrasse.

 

Petite Terre, un petit paradis (escale 16)

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Nous n’avons pas traîné après le rassemblement Fountaine-pajot et avons commencé notre remontée vers le nord pour récupérer notre premier équipage de vacanciers, en Guadeloupe.

Après un premier arrêt dans la baie de Fort de France, capitale de la Martinique et à Saint-Pierre, au pied de la montagne Pelé, qui a été complètement détruit en 1902 par l’éruption  de lave et de cendres incandescentes projetées par le volcan. Nous avons retrouvé Yann qui nous a donné un coup de main pour le moteur. Les sargasses ne nous laissent pas tranquilles et viennent boucher le circuit de refroidissement du moteur qui surchauffe et cela fait exploser l’empelleur… ou turbine de pompe à eau… Nous en avons déjà usé 3 ou 4. Il nous faut faire les magasins à chaque arrêt pour en trouver des nouveaux… C’est la poisse !!  On finit toujours par repartir grâce à l’efficacité de Paul…

Le vent étant favorable, nous avons préféré faire une grande navigation qui nous a menés de nuit à Marie-Galante et bien avancé, pour notre destination finale : Petite Terre. Entre la Désirade et Marie-Galante, 2 petits îlots quasi déserts. C’est une réserve naturelle protégée et remplie d’ Iguanes des Antilles.

Nous repartons tôt de notre mouillage de Marie-Galante pour arriver au plus vite dans ce joli petit paradis. Le vent est plutôt favorable, la mer est forte mais on avance bien. A une heure de l’arrivée, le vent tourne du mauvais côté et nous voilà à tirer des bords carrés. On tente de persévérer  mais l’arrivée sur petite terre étant dangereuse, on préfère allumer les moteurs. Et là, pas de chance : on grille encore, un empelleur !!  Oups, il va falloir faire la manœuvre de prise de bouée avec un seul moteur.  Le souci est que le courant dans le canal est très fort et un seul moteur fait tourner le catamaran sur lui-même quand il est au ralenti. Nous décidons donc de sacrifier une personne pour faciliter la prise de bouée. C’est qui, qui s’y colle ???   Après plusieurs essais ratés, on va pouvoir enfin profiter d’une belle balade découverte de l’île et de ses habitants. La nuit sera très calme et tranquille et nous profitons de la matinée très ensoleillée pour un snorkelling  sportif.

On vous embrasse.

Rassemblement Fountaine-Pajot (escale 15)

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Les Stars!!!

Nous avons eu la chance de participer au rassemblement Fountaine-Pajot : le constructeur de Kermotu. Ils organisent ce rassemblement tous les 2 ans et cette année, il était prévu au Marin en Martinique. Ni une, ni deux, nous voilà inscrits.

Après la  journée d’accueil, nous avons pu commencer les régates. Une petite vingtaine de Catamaran de toutes les tailles étaient présents au rendez-vous. Quelques propriétaires, un grand team de Fountaine-pajot, des fournisseurs et pas mal de journalistes de magazines de Voiles. Nous avons embarqué à bord, François-Xavier de Crecis, rédacteur en chef de « le monde du Multicoque ».

La première journée commence avec deux régates. Un parcours Banane, puis un parcours  du Marin vers Petite Anse d’Arlet. Nous avons été très étonnés et ravis des performances de notre Kermotu. A notre grande surprise, les régates étaient très disputées et tous les bateaux étaient « au taquet » sur la ligne de départ et aux virements de bouées. Se retrouver à touche-touche, à la voile et avec des navires de cette taille nous a beaucoup impressionnés et nous avons pris beaucoup de plaisir à régater.

Nous avons eu la chance de rencontrer François-Xavier, qui a déjà pas mal navigué et qui a été un équipier de choc pour l’occasion. Nous le remercions pour sa gentillesse et son intérêt à notre projet.

L’organisation de l’événement nous a permis également de découvrir une pêche traditionnelle : la pêche à la senne. Elle n’est presque plus pratiquée car demande la présence de nombreux hommes motivés. Malgré le temps pluvieux, nous avons admiré le travail puissant de ces pêcheurs.

Le dernier jour, une initiation à la Yole nous a été proposés. Bateau en bois où les régatiers sont de vrais acrobates. C’était superbe de découvrir toutes ces belles traditions.

Ce sera un Temps fort de notre Aventure, où nous avons trouvé beaucoup de qualité à notre bateau, à la découverte de cette belle entreprise d’Aigrefeuille, aux différents métiers nécessaire à la construction de ces bateaux et au monde journalistique que nous connaissons peu.

On vous embrasse

Il y a quelque temps déjà… (escale 13)

 

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Le principe de vivre sur un bateau est facilité par la présence  d’un  second bateau!  C’est dingue cette société où on en a jamais assez…  Mais Kermotu « Junior », l’annexe,  est plus qu’important car il nous permet de laisser le bateau ancré au mouillage et de se rendre en ville. Celui que nous avons, a bien vécu et son moteur encore plus. Nous avons  décidé de nous rendre à Sainte Lucie, une île indépendante au sud de la Martinique, pour trouver de quoi nous équiper.

Nous avons donc quitté l’anse Chaudière après une belle journée de randonnée sur le Morne Larcher : 17 km de marche au départ du bourg des Anses d’Arlet et l’équivalent de 190 étages selon la super application « santé » de l’iphone.

Une très belle navigation de 4 heures avec un vent au portant fort et régulier qui nous a fait avancer a une belle moyenne de 7 nœuds. Nous sommes fiers de la bonne tenue de notre kermotu! Le premier port rencontré est Rodney bay, une grande baie protégée par une presqu’île dénommée: Pigeon Island. C’est l’endroit rêvé pour faire la fête. Il y a des installations hôtelières luxueuses, c’est une station touristique très fréquentée et la vie nocturne et musicale est très appréciée par les locaux et les touristes de passage.

Mais nous avions une autre mission importante : trouver un nouveau moteur, plus puissant pour notre JR et qui pourrait nous emmener plus rapidement et plus sûrement. Le temps de trouver le « Ship chandler » sur la marina de Rodney Bay et voilà JR équipé d’un magnifique moteur 2 temps de 18 chevaux. C’est sûr que c’est un choc de passer d’un style 2CV à … je ne sais pas quoi comme comparaison mais vous comprenez le principe! Les garçons se sont amusés comme des fous avec les accélérations du moteur où on se retrouve à sauter comme des balles sur les boudins de JR.

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Nous sommes restés 4 jours à Sainte Lucie où nous avons visité la capitale Castries, le parc national de Pigeon Island et fait une belle journée de planche à voile.

 

Je me suis amusée à faire un petit montage de notre randonnée sur le Morne Larcher. En vidant la maison pour la vente, nous avons mis la main sur un trésor oublié dans le grenier : de vieux films fait avec notre grosse caméra, complètement dépassée par les nouvelles technologies d’aujourd’hui. Mais surprise…

On vous embrasse.

 

 

Prise en main (escale 12)

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Après un voyage sans encombre, nous avons récupéré notre fameux Kermotu.

Les premiers jours ont été consacrés aux rangements et aménagements, courses et avitaillements.
Nous sommes allés ancrer à Sainte Anne à l’anse Caritan que l’on aime beaucoup pour son calme, sa proximité de la plage et ses fonds clairs. Philippe et Paul ont pu s’adonner à la joie de retrouver leur planche à voile, et moi, mon masque et mes palmes.
Nous avons beaucoup de chance d’avoir Paul avec nous pour démarrer notre aventure car il est d’une grande aide pour tout ce qui est aménagement et bricolage électrique, entre autres …
Il nous a branché l ‘AIS, qui vous permet de nous repérer sur le site internet : MARINETRAFFIC.com et cherchez KERMOTU, vous pourrez savoir où nous sommes, à tout moment ! C’est Cool. https://www.marinetraffic.com/en/ais/details/ships/shipid:5557390/mmsi:347019440/vessel:KERMOTU

Nous avons rapidement eu envie de dégourdir les quillons de Kermotu, et nous sommes partis naviguer vers Petite Anse d’Arlet pour mouiller à l’Anse Chaudière. Les alizés sont assez forts depuis que nous sommes arrivés : 20 à 25 nœuds qui correspondent à 40 à 50km/h. Cela nous amène de la fraîcheur la nuit et de bonnes risées pour faire avancer Kermotu.

Pour arriver à l’anse Chaudière, nous passons devant un des points remarquables de la Martinique : le rocher du Diamant. Un piton volcanique de 170m qui s’élève au milieu de la mer. Nous ne pouvons pas y débarquer car c’est une réserve où plusieurs espèces d’oiseaux viennent s’y reproduire.

Le rocher a connu la célébrité suite à un épisode héroïque de la guerre franco-anglaise au début du XIXème siècle. Voulant maîtriser l’accès maritime de la Martinique, les anglais y installèrent canons et garnison et pendant 17 mois, pilonnèrent les vaisseaux français allant vers Fort de France. Le rocher fût finalement repris par l’amiral Villeneuve après 3 jours de combat. Suivant la légende, les Français auraient fait échouer quelques embarcations chargées de Rhum. Ivre mort, l’ennemi capitula sans violence ! Cette version n’est pas dans les annales Britanniques mais ils ont élevé le rocher au rang de « Navire de sa Royale Majesté ». Avec les quelques photos sur la vidéo, essayez de trouver à quoi il vous fait penser : animal, dieu Grec ou personnage….

On vous embrasse

Le premier jour du reste de la vie (escale 11)

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Quelle course poursuite contre le Temps, pour arriver à cette fameuse journée du jeudi 3 mai !  On a dû courir dix lièvres à la fois, pour être prêts à temps. Je pense que nos « méninges » en ont pris un coup… et qu’il va être cool de prendre du bon temps maintenant….

Nous avons vécu ces derniers jours avec un sentiment très partagé. On oscillait entre l’excitation du départ et l’angoisse de l’inconnu. La joie de réaliser enfin, ce projet insensé mais préparé et attendu depuis si longtemps et la tristesse de quitter ceux qu’on aime. Comme me l’a dit ma prof de Pilates préférée : « Ce sont des séparations qui, bien que provisoires, rendent tout départ, même s’il est pensé et souhaité, un peu difficile ». Merci Betty, c’est tout à fait cela : on est parti avec la boule au ventre.

La vie est faîte de Choix qu’on ne voudrait Pas être obligé de faire, mais il n’est pas possible de passer outre. Le choix permet d’ouvrir de nouveaux possibles sur l’avenir, le choix permet d’agir, de prendre des risques et d’aller au bout de ses rêves.  Mais choisir implique de renoncer, remettre sa façon de vivre en question, quitter sa zone de confort. Notre vie a été baigné de plein de choix mais celui-la est quand même le plus fou et le plus incroyable…