Mais, qu’est ce que tu fais ??? (escale 19)

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Nous vous avons déjà parlé des problèmes crées par les sargasses. Nos moteurs en ont beaucoup soufferts et nous rencontrons même des navigateurs qui préfèrent rester à l’ancre et attendre, plutôt que risquer de griller les moteurs.

L’ile de la Désirade a été complètement paralysée. Les navettes de ravitaillement ne venaient plus, les enfants ne pouvaient plus aller à l’école à cause des gaz toxiques que dégagent l’accumulation des algues sur les rives. Les plages au vent de toutes les îles que nous avons visitées en sont recouvertes. C’est devenu un véritable fléau ici.

En fait, mon article n’a rien à voir avec les sargasses mais plutôt, avec le réparateur de moteur. Oui, je veux faire un article spécial sur lui car il est exceptionnel ! C’est un très beau jeune homme qui a la particularité de TOUT savoir faire sur un bateau, en particulier sur Kermotu. Ce qui nous arrange bien d’ailleurs….

On peut tout lui demander : coté navigation bien-sûr mais tout ce qui concerne la mécanique, l’électronique, l’électricité, l’internet, le bricolage, le perçage, le collage, les réparations en tout genre…Bref  c’est Macgyver  ( pour ceux qui connaisse la référence ). Il sait tout faire même, offrir des fleurs à la fête des mères… (si, si…).

Comme il a eu la bonne idée de venir sur le bateau pendant plus d’un mois, nous en avons profité au maximum et observé tous ses gestes avec beaucoup d’intérêts. Nous le remercions du fond du coeur pour tout ce travail effectué avec le sourire et la volonté de toujours faire au mieux. Toutes les qualités pour un futur capitaine de marine marchande! Nous t’aimons fort.

On vous embrasse.

La légende dit :  « A bord d’un voilier, il faut toujours un capitaine de marine marchande » la preuve en image.

Rassemblement Fountaine-Pajot (escale 15)

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Les Stars!!!

Nous avons eu la chance de participer au rassemblement Fountaine-Pajot : le constructeur de Kermotu. Ils organisent ce rassemblement tous les 2 ans et cette année, il était prévu au Marin en Martinique. Ni une, ni deux, nous voilà inscrits.

Après la  journée d’accueil, nous avons pu commencer les régates. Une petite vingtaine de Catamaran de toutes les tailles étaient présents au rendez-vous. Quelques propriétaires, un grand team de Fountaine-pajot, des fournisseurs et pas mal de journalistes de magazines de Voiles. Nous avons embarqué à bord, François-Xavier de Crecis, rédacteur en chef de « le monde du Multicoque ».

La première journée commence avec deux régates. Un parcours Banane, puis un parcours  du Marin vers Petite Anse d’Arlet. Nous avons été très étonnés et ravis des performances de notre Kermotu. A notre grande surprise, les régates étaient très disputées et tous les bateaux étaient « au taquet » sur la ligne de départ et aux virements de bouées. Se retrouver à touche-touche, à la voile et avec des navires de cette taille nous a beaucoup impressionnés et nous avons pris beaucoup de plaisir à régater.

Nous avons eu la chance de rencontrer François-Xavier, qui a déjà pas mal navigué et qui a été un équipier de choc pour l’occasion. Nous le remercions pour sa gentillesse et son intérêt à notre projet.

L’organisation de l’événement nous a permis également de découvrir une pêche traditionnelle : la pêche à la senne. Elle n’est presque plus pratiquée car demande la présence de nombreux hommes motivés. Malgré le temps pluvieux, nous avons admiré le travail puissant de ces pêcheurs.

Le dernier jour, une initiation à la Yole nous a été proposés. Bateau en bois où les régatiers sont de vrais acrobates. C’était superbe de découvrir toutes ces belles traditions.

Ce sera un Temps fort de notre Aventure, où nous avons trouvé beaucoup de qualité à notre bateau, à la découverte de cette belle entreprise d’Aigrefeuille, aux différents métiers nécessaire à la construction de ces bateaux et au monde journalistique que nous connaissons peu.

On vous embrasse

Prise en main (escale 12)

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Après un voyage sans encombre, nous avons récupéré notre fameux Kermotu.

Les premiers jours ont été consacrés aux rangements et aménagements, courses et avitaillements.
Nous sommes allés ancrer à Sainte Anne à l’anse Caritan que l’on aime beaucoup pour son calme, sa proximité de la plage et ses fonds clairs. Philippe et Paul ont pu s’adonner à la joie de retrouver leur planche à voile, et moi, mon masque et mes palmes.
Nous avons beaucoup de chance d’avoir Paul avec nous pour démarrer notre aventure car il est d’une grande aide pour tout ce qui est aménagement et bricolage électrique, entre autres …
Il nous a branché l ‘AIS, qui vous permet de nous repérer sur le site internet : MARINETRAFFIC.com et cherchez KERMOTU, vous pourrez savoir où nous sommes, à tout moment ! C’est Cool. https://www.marinetraffic.com/en/ais/details/ships/shipid:5557390/mmsi:347019440/vessel:KERMOTU

Nous avons rapidement eu envie de dégourdir les quillons de Kermotu, et nous sommes partis naviguer vers Petite Anse d’Arlet pour mouiller à l’Anse Chaudière. Les alizés sont assez forts depuis que nous sommes arrivés : 20 à 25 nœuds qui correspondent à 40 à 50km/h. Cela nous amène de la fraîcheur la nuit et de bonnes risées pour faire avancer Kermotu.

Pour arriver à l’anse Chaudière, nous passons devant un des points remarquables de la Martinique : le rocher du Diamant. Un piton volcanique de 170m qui s’élève au milieu de la mer. Nous ne pouvons pas y débarquer car c’est une réserve où plusieurs espèces d’oiseaux viennent s’y reproduire.

Le rocher a connu la célébrité suite à un épisode héroïque de la guerre franco-anglaise au début du XIXème siècle. Voulant maîtriser l’accès maritime de la Martinique, les anglais y installèrent canons et garnison et pendant 17 mois, pilonnèrent les vaisseaux français allant vers Fort de France. Le rocher fût finalement repris par l’amiral Villeneuve après 3 jours de combat. Suivant la légende, les Français auraient fait échouer quelques embarcations chargées de Rhum. Ivre mort, l’ennemi capitula sans violence ! Cette version n’est pas dans les annales Britanniques mais ils ont élevé le rocher au rang de « Navire de sa Royale Majesté ». Avec les quelques photos sur la vidéo, essayez de trouver à quoi il vous fait penser : animal, dieu Grec ou personnage….

On vous embrasse

Kermotu (escale 2)

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HELIA  : « Eclat du soleil » en Grec.

 

Kermotu est un hélia  44 de 2014, catamaran construit par Fountaine-Pajot à Aigrefeuille (17).

Il fait une longueur de 13,26 m et une largeur de 7,4 m, le tirant d’eau est de 1,15 m.

Dans chaque coque, il y a deux cabines avec chacune sa salle d’eau.

Entre les deux coques, la pièce de vie spacieuse avec une cuisine en U très pratique et ouverte sur le cockpit.

Sous le bimini, le cockpit : salle à manger extérieure avec une belle et grande table en bois et l’accès au poste de barre.

La banquette du poste de barre est  conçue pour 3 personnes et une belle visibilité pour la navigation.  Ce qui en fait un coin très agréable à vivre.

On a un accès sur le bimini pour le coin apéro au soleil couchant ou bronzage en journée.

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Nous l’avons  trouvé en Martinique et acheté en juillet 2015. Après une  belle croisière aux Grenadines en Août, nous l’avons laissé en gestion-location à Star Voyage au Marin.

Nous en avons profité 6 à 8 semaines par an depuis avec famille et amis.

En mai 2018, nous le récupérons définitivement pour notre grande Aventure.

 

 

 

 

Le choix du bateau (escale 1)

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Le choix du bateau n’est pas une mince affaire !

Beaucoup de critères sont à prendre en considération et il est important de se mettre d’accord car ce bateau va devenir notre lieu de vie.

Heureusement, nous ne nous sommes jamais posé la question : monocoque ou cata ? Pour notre périple, c’était forcément le cata : pour son confort et la possibilité de recevoir très facilement, famille et amis.

Nous avons loué plusieurs fois aux Antilles pour voir si cela collait entre nous deux, dans ce petit espace… On a fait durer le plaisir car dès la première location, on était sûrs de nous mais quels plaisirs de partager ces moments avec les gens qu’on aime.

Nous avons écumé les salons nautiques de Lorient, La Rochelle et Paris. Nous revenions avec les yeux pleins d’étoiles et d’envies. Cela permet de se faire une idée du marché et de poser toutes les questions possibles.

Nous avons fait des calculs dans tous les sens, des tableaux et encore des calculs.

Quelques visites de cata plus tard, nous avons fini par trouver notre perle rare !

                                                              KERMOTU