Kermotu vous souhaite un Joyeux Noël

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C’est après un petit break de vidéos que kermotu revient pour vous souhaiter un très joyeux Noël et de très belles fêtes de fin d’année.

Nous avons passé quelques jours à Sainte-Lucie. La vidéo suivra dans quelques temps. Puis nous avons accueilli de nouveaux équipiers Auvergnats et un magnifique bébé de 9 mois, Pablo, qui nous a donné un beau coup de jeune. Avec eux, nous avons navigué vers les Tobago Cays, Union puis nous sommes remontés vers la Guadeloupe.

Là, à commencé le « ramassage » de la famille qui va se terminer ce soir, avec l’arrivée en Martinique des 15 derniers membres de la famille. Nous allons vivre de merveilleux moments tous ensemble : 24 en tout, qui ont fait ce grand voyage depuis la métropole pour passer les fêtes avec nous. Nous les remercions tous, du fond du coeur de cette adorable attention pour nous.

A notre tour de vous remercier pour votre présence sur ce blog, cela nous permet de partager et de vous sentir proche de nous.

Kermotu vous souhaite un merveilleux Noël et de belles fêtes de fin d’année.

On vous embrasse

les Kermotu

 

Escale Technique au Marin (escale 41)

 

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Kermotu est de retour en Martinique pour une escale technique de quelques jours. Une fois par an, il est conseillé de sortir le bateau de l’eau pour nettoyer et appliquer une couche d’antifouling sur la coque. Cette sorte de peinture permet d’éviter les algues et coquillages qui adorent se coller sur les coques et finissent par abimer et ralentir le bateau. Pour cette première fois, nous avons préféré faire intervenir des professionnels pour les observer et pouvoir le faire nous même, la prochaine année.

Cela commence par un nettoyage minutieux au karcher qui permet de décrocher toutes les algues et les mousses qui encombrent les coques. Aux endroits nécessaires, il faut encore poncer pour lisser , puis c’est l’application d’un « primaire » ou première couche de peinture qui aidera la seconde à bien tenir. Colmatage des petits impacts, et enfin c’est le tour de l’antifouling. C’est un travail fatiguant au milieu de la poussière et des émanations douteuses. Il est préférable de prévoir des combinaisons et des masques pour se protéger.

Les joints des 2 moteurs ont été changés, et par chance le saildrive n’a pas souffert du fil de pêche pris dans l’hélice. Par contre, ces dernières étaient bien usées. Il a fallu en changer une ! Nous avons été stupéfait de découvrir des sortes de moules ou mollusques qui arrivent à se glisser et vivrent dans des endroits impossibles, comme derrière l’hélice ou dans des interstices encore plus improbables. Mis à nus, l’odeur est assez épouvantable.

Nous sommes restés les 3 jours, dans le bateau, sur la zone de carénage. C’est assez amusant de dormir dans un bateau posé sur le bitûme. L’ambiance est très particulière avec toutes ces coques immobiles, que l’on contemple par le dessous. Les moustiques tant redoutés, nous ont laissés tranquilles et les nuits ont été plutôt fraiches.

Une fois remis à l’eau, nous attendons nos prochains équipiers avec une grande première pour Kermotu : un bébé à son bord ! Pablo et ses parents que l’on attend maintenant avec impatience.

On vous embrasse.

Statues, pêche et plus… ( escale 40 )

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Notre séjour à Grenade se termine, nos supers équipiers sont déjà repartis. Nous profitons d’une journée plus ensoleillée pour retourner sur  Molinière Point, National Park qui est un beau snorkelling avec de belles surprises entre les cayes. Nous en profiterons pour faire un bon entrainement de plongées en apnée !

La saison cyclonique n’est toujours pas terminée mais nous avons pris la décision de faire le carénage de Kermotu en Martinique. Philippe, fort de ses dernières plongées, à fait un contrôle de la coque et il a découvert, avec horreur, que nous trainions un grand fil de pêche dans une des deux hélices ! Nous avons mis plus de trois heures à dégager le maximum de fil, sous l’eau, avec ciseaux et tournevis. On a dû démonter l’anode qui protège de la corrosion et tirer tout doucement sur ce satané fil qui devait faire des kilomètres… Une fois terminé, l’anode remontée, la décision de revenir en Martinique nous semblait préférable. Le Marin est un « spot » pour les bateaux. On y trouve tout et toutes les pièces détachées et s’ils n’ont pas, la commande arrive dans la semaine.

L’avant-veille de notre départ, nous avons eu la chance d’accueillir Stéphane à bord. C’est un remarquable bricoleur et bon pêcheur. Nous avons passé un super moment avec lui, il nous a donné beaucoup de conseils de toutes sortes et surtout, nous a fabriqué un nouveau leurre pour notre canne à pêche. Il repartait le lendemain sur son bateau à Carriacou.

Nous avons quitté Grenade sous des grains interminables et du vent très variable. Philippe a été ravi de mettre son nouveau leurre à l’eau et là, miracle! 3 poissons dont une magnifique Dorade Coriphène (7,5kg !). Nous étions trop fiers et très pressés de partager cette aventure avec Stéphane que l’on a retrouvé à notre première escale.

Nous avons fait la deuxième escale à Bequia puis la troisième à Ste Lucie. La navigation c’est que du bonheur, Kermotu est un bon bateau qui trace sa route…

On vous embrasse.

L’île aux épices (escale 39)

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Accompagnés de deux bateaux-copains, Sarah, Aurélien et Nael de Maloya et Stéphane de Innocent-blue, nous décidons de faire le tour de l’île en voiture et partons à la découverte de quelques trésors de Grenade. La première étape sera la manufacture de production de noix de Muscade. Le bâtiment est imposant et aucun aménagement ne semble avoir été fait depuis la construction. Petite visite guidée où on nous explique la récolte toute l’année par les agriculteurs de l’île et les procédés de séchage (2 mois) dans les plafonds de l’usine puis le travail de tri par les femmes. Tout se fait à la main et la production part dans le monde entier dans des sacs de jute. La muscade n’est pas une noix mais un noyau, issu du fruit du muscadier. Cette production est très importante et on retrouve le symbole de la noix de muscade sur le drapeau national :

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Avec la muscade, Grenade est un gros producteur de chocolat. La dégustation intense des différentes tablettes, nous a fait choisir une petite production locale qui est, à mon goût, une tuerie! la Grenada Chocolate Factory. Elle a été crée en 1999 avec l’idée d’allier des producteurs de cacao Bio et une coopérative de fabriquants de chocolat. Ils extraient le beurre de cacao des fèves avec des machines uniques  et le réutilisent  dans leurs propres recettes. Ce chocolat a un goût intense et fruité unique! Et quelle surprise de voir qu’ils ne sont que 10 personnes et que tout est fait à la main. Nous avons dévalisé le petit magasin attenant à l’usine…

Pour finir notre tour, nous traversons l’île par le centre et admirons la luxuriance de la « rain forest ». Un petit détour par les chutes Annandales et nous voilà revenus au point de départ. Quelle belle journée!

On vous embrasse.

 

 

 

 

 

 

En route vers Grenade… (escale 38)

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C’est dans le magnifique lagon de Carriacou, situé à l’Est de l’ile et repéré par une épave qui dépérit lentement sur le reef, que nous passons notre dernière nuit. Le vent est toujours fort et la protection de la barrière de corail ne suffit pas pour calmer la houle du large. Nous serons encore bien ballotés mais le fond sableux assure une tenue parfaite de l’ancre.

Nous prenons donc le chemin de la grande île de Grenade, surnommée l’île aux épices. Le soleil vient nous rejoindre et le vent est parfait pour faire la quarantaine de miles Nautiques (environ 80 kms) qui relie les deux îles. Nous prenons beaucoup de plaisir à cette belle navigation en frolant un chapelet d’ilôts (ile ronde et ile de Caille) qui nous offre des paysages idyliques. Les oiseaux nous accompagnent et les variations de courant sont surprenantes. On se retrouve même dans une marmite de vagues qui sautent dans tous les sens mais Kermotu n’en a que faire et continue son chemin comme si de rien n’était!

Nous arriverons avec un vent très léger à la nuit tombante et mouillerons devant la capitale Saint-Georges. C’est une ville avec un fort patrimoine architectural mais peu entretenu ni restauré. Dans le même grand bassin, on y retrouve les ports très actifs de plaisance, de commerce et de pêche. Ce mélange de tous styles de bateau est déjà très dépaysant! Nous y accueillons nos nouveaux coequipiers qui resteront une petite semaine. Quelle joie de les revoir!

On vous embrasse.

Carriacou et Petite Martinique (escale 37)

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Les iles de Carriacou et Petite Martinique forment, avec la grande île de Grenade, plus au sud, un seul pays. C’est l’occasion de nous y attarder un peu et de découvrir ces îles devant lesquelles on passe souvent sans s’arrêter. Carriacou est réputée pour son trou à Cyclone et à cette période de l’année, Tyrell Bay est remplie de bateaux en attente.  Nous sommes allés découvrir White et Saline Island, deux îlots plus au sud mais l’arrivée a été assez angoissante. Une belle houle s’était levée avec un fort courant et le passage assez étroit entouré de récifs. Comme d’habitude, Philippe a géré comme un chef pendant que je fermais les yeux de peur…  Tout s’est bien terminé et nous avons passé une superbe journée de baignade et de surf. Juste une légère frayeur avec air-kermotu qui a eu envie de liberté…

Après quelques jours, nous sommes repartis vers Petite Martinique. Ce nom viendrait des anciens colons Français qui l’occupèrent dès le 18ème siècle, d’autres évoquent sa forme tronconique rappelant la montagne Pelée. C’est vrai qu’on la reconnait de loin avec son chapeau chinois… Les quelques 900 habitants, descendants principalement de pêcheurs, restent tournés vers la mer et la pêche. Nous y avons trouvé beaucoup d’authenticité. L’ancre a été posée juste en face, à Petit Saint Vincent, car la baie de Petite Martinique est encombrée de bateaux de pêcheurs, de bouées et les fonds, peu clairs ne nous rassuraient pas trop. Nous connaissons bien PSV et c’est un beau spot de planche aussi! (pratique!)

Nous profiterons de cette escale pour refaire un tour sur Morpion, cet incroyable confetti de sable perdu au milieu du reef. Le sable a été déplacé lors des dernières tempêtes et il n’en reste plus beaucoup mais juste assez pour faire voler air-kermotu et vous partager quelques belles images! Nous avons eu la chance d’y être tout seul.

Encore quelques jours avant de rejoindre Grenade et d’accueillir nos prochains vacanciers! On a hâte…

On vous embrasse