Les Exumas-4 : Et 3 Iles de plus… (Escale 62)

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Nous aurons du mal à visiter les 365 îles des Exumas, il nous faudrait plusieurs années ! Nous poursuivons donc notre itinéraire établi avec l’aide des lectures de blogs et de nos amis de Karkaïla, rencontrés à GeorgesTown.

Nous quittons la sympatique Little Farmer Island après avoir vu un échouage en direct ! Nos voisins d’ancrage n’ont pas été assez rapides à lâcher leur bouée et se sont retrouvés, en quelques secondes, posés sur le haut-fond à quelques mètres. Le courant est énorme à certains endroits, c’est un grand changement par rapport aux Petites Antilles et il est très important d’en tenir compte aussi. Nous avons essayé de les sortir de ce mauvais pas mais notre moteur n’était pas assez puissant et eux, bien plantés sur le bank. Un pêcheur a fini par arriver et les a sortis de ce piège.

La nuit aura été très orageuse et notre anémomètre en a subi les conséquences. Il faudra monter en haut du mât pour le réparer. On fera cela plus tard car les prochaines navigations ne sont pas longues et plutôt faciles.

Le mouillage devant l’île privée du magicien David Copperfield est… magique. Le beau temps est revenu et les couleurs incroyables du lagon aussi. Nous y resterons deux jours avant de repartir faire quelques provisions sur Great Guana Island. Il faut la longer pendant plusieurs kilomètres pour trouver son village tout au nord. Nous préférons ancrer dans une petite baie calme, un peu excentrée mais qui offre une plage magnifique.
On resort les vélos et nous voilà en route, sur une piste interminable, vers le village Black Point.

Nous sommes toujours émerveillés par nos découvertes de ces îles et de ces habitants. C’est tellement différents de tout ce que l’on connaît. Nous trouvons la poste locale, un minuscule bureau où je rencontre une Bahamienne très souriante et qui prend mes lettres en m’expliquant que j’ai mis trop de timbres. Pas grave, j’espère juste qu’elles arriveront à bon port ! Puis nous finissons par trouver le supermarché local, après être passé deux fois devant, et là incroyable : du beurre et du lait Français ! ! Dans ce bout du bout du monde, la France est là ! ! Cocorico ! ! !

On vous embrasse.
Ps : Toujours en attente des travaux, nous sommes de tout cœur avec la population des Bahamas qui subissent les assaux des tempêtes tropicales. C’est terrible de voir les images de destruction et d’imaginer ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils vivent encore aujourd’hui.

Les Exumas-3 : Little Farmer’s Cay (escale61)

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La pluie nous rattrape pour l’arrivée à Little Farmer Cay. Nous naviguons sous un ciel très menaçant qui aurait pu être accompagné d’un vent très fort, comme on les connait aux Antilles…. A notre grande surprise, ce ciel impressionnant n’amène que de l’eau et très peu de vent. On apprécie énormément ce nouvel ordre des choses, ici aux Bahamas ! C’est plus sécurisant.

Toujours de conserve avec notre ami Yann, nous partons découvrir cette petite île. Au dernier recensement, il y avait 66 habitants ! Chaque année est organisée la Farmer’s Cay Regatta attirant plusieurs centaines de bateaux. On imagine l’effervescence que cela doit créer dans ce bout, du bout du monde! Le reste du temps, le minuscule port est une escale privilégiée pour les touristes des autres îles. Ils sont amenés en speedboat (bateau très rapide) pour donner à manger aux tortues et observer la faune nautique et sauvage mais attiré par les pêcheurs locaux qui leur donnent de quoi les faire rester… Les touristes restent quelques minutes à observer la faune puis ils repartent plus loin vers une autre attraction.

Nous avons le privilège de pouvoir rester plus longtemps et de nous imprégner de l’ambiance locale. Dimanche oblige, nous allons manger tous les trois dans le seul bar-restaurant du coin. Pas de choix de menu, ce sera Grouper (Mérou) pour tout le monde ! Ca tombe bien, nous adorons le poisson et frais de plus !! Les bahamiens ont pris l’habitude de manger le poisson pané, ce qui déconcerte un peu Yann, qui le préfère grillé! Mais on se régale tout de même avec ces assiettes bien copieuses ! Je fais la connaissance des deux enfants des restaurateurs qui, malades, doivent rester tranquilles, près de leurs parents.

On vous embrasse.

PS : Aujourd’hui, nous avons une très forte pensée pour les Bahamiens qui sont en train de subir le plus fort cyclone de leur vie. Dorian qui est passé assez tranquillement en Martinique, a pris de l’ampleur en remontant vers le nord et est devenu un cyclone de force maximale en arrivant sur le nord des Bahamas. Les Exumas ne sont donc pas vraiment concernés mais quand on connait les vents violents au pourtour de la masse monstrueuse et la fragilité des habitations que nous avons vus. Nous ne pouvons que prier pour eux et espèrer qu’ils se protègent au maximum.

 

 

 

 

Les Exumas-2 (escale 60)

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Après la capitale St Georges, Kermotu continue sa remontée des Exumas, d’iles en iles. Nous sommes accompagné de Yann et son bateau Andlen. C’estun monocoque avec un tirant d’eau supérieur au notre, il devra repartir par le cut et naviguer en mer alors que nous tenterons le passage par le bank.

Les couleurs sont incroyables. Dès que les fonds sableux sont faibles, les multitudes de bleus et de verts nous sautent aux yeux. C’est magnifique. Mais aussi dangereux pour Kermotu qui pourrait se trouver piégé sur un banc de sable. Les vents, les marées et les courants étant importants, les bancs de sable se déplacent et notre carte GPS n’est alors plus fiable à 100%. Il faut à nouveau attendre midi et un soleil au zénith pour avancer.

Au bout d’une bonne heure, nous nous trouvons bloqué par une ligne de sable bien nette qui nous barre le passage. Nous la longeons et observons les bateaux à moteur des locaux qui passent beaucoup plus près de la côte que nous. En effet, le courant étant plus fort, il a laissé un petit chenal profond qui permet de passer ce barrage. Pour ne pas faire de bêtise, nous sortons par le premier cut rencontré et finissons la navigation par l’océan.

Nous entrons à nouveau sur le bank par le superbe cut au nord de Darby Island et posons l’ancre dans sa superbe baie. Après une opération sauvetage d’échelle sur Andlen, nous partons à la découverte de cette île et de son trésor…

On vous embrasse.

Ps : Après un mois passé en France avec famille et amis, nous voici de nouveau sur Kermotu, au Marin, en attente des travaux prévus fin septembre. La saison cyclonique, a attendu notre retour avec Dorian qui est passé cette nuit et ce matin. Plus de peur que de mal : beaucoup de pluie et quelques belles rafales. On s’était bien préparés.

 

 

 

 

Les Exumas : Georges Town (escale 59)

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Nous quittons les Family Islands pour entrer dans Les Exumas. Plus central dans l’archipel des Bahamas, Les Exumas sont composés de 365 îles et îlots, pour la plupart désertiques et inhabités sur environ 230 km de longueur et à 65 km au sud de Nassau.

Georges Town est la capitale administrative et économique de cet archipel. Nous y ferons une grande halte pour refaire un plein de produits frais et visiter. Le supermarché local est très bien achalandé avec des prix plutôt corrects, si on fait attention. Tout y est fait pour les bateaux, le ponton à annexe est juste derrière le magasin et équipé d’un robinet d’eau potable mis à disposition gratuitement. Nous avons trouvé un petit marché de producteurs locaux, hélàs trop peu nombreux… mais nous y avons acheté les meilleures bananes jamais goûtées! Miamm..

La ville entoure un étang appelé lac Victoria, on accède par un petit tunnel où selon la marée, on se fait bien arroser. La vie s’écoule au ralenti dans ce petit port, si ce n’est l’activité des nombreux bateaux de plaisance et quelques bateaux de commerce.

Nous y retrouvons Yann qui navigue seul sur Andlen et nous ferons la connaissance des autres Français du coin : Brigitte et Daniel sur Karkaïla. Nous allons tous ensemble déguster la spécialité locale : la salade de conque. Le must est de le faire sur la plage privée de « Chat and Chill » … envahie par les américains… Mais le spectacle est à la hauteur grâce à notre super cuisinier qui ouvre, épluche, rince, coupe, et ajoute légumes et fruits. Tout ça avec le sourire. Nous dégustons nos « tropical salad », devant l’autre spectacle des raies pastenagues qui se régalent des épluchures données par les touristes. Elles sont presque apprivoisées et s’approchent tout près sans aucune crainte.

Après trois jours, nous partons à la découverte des premières îles du sud des Exumas. L’archipel est tout en longueur, côté Est, c’est l’océan atlantique et coté Ouest, c’est le Bank : un plateau de sable où les hauteurs d’eau sont très variables (entre 0 et 5 mètres). Deux possibitités de navigation, en fonction des lieux. l’idéal est de rester sur le bank en faisant attention où on met les quillons, la mer est très calme et les couleurs sont incroyables. Mais le passage n’est pas toujours possible et on doit ressortir en mer pour rentrer plus loin par des passages mouvementés, étroits et caillouteux : les Cuts. Pour cette première, c’est ce que l’on est obligé de faire et le passage du cut a été un peu angoissant mais la cartographie étant très fiable, on a pu retrouver Yann ancré devant Children bay Cay.

On vous embrasse.

Ps : au moment où j’écris, nous sommes à Ste Anne en Martinique. Nous avons passé une semaine fatiguante à courrir d’un bureau à l’autre entre les différents entreprises de réparation, l’assurance et la recherche d’une place sécurisée pour laisser Kermotu, le temps de rentrer un peu en France. Nous avons à peu près finalisé cela et comptons rentrer bientôt. Tout va bien mais on a toujours des incertitudes concernant l’assurance.

 

Family Island : Long Island (escale 58)

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Après Mayaguana et Plana Cay, nous arrivons à Long Island. Comme son nom l’indique, elle est longue de 128km pour seulement 6 de large (3000 habitants). Nous l’accostons en contournant la pointe nord où se trouve le Colombus monument, obélisque de 4.5 mètres de haut qui commémore le débarquement des conquistadores en 1492.

Nous ancrons dans une baie qui nous laisse pantois d’admiration : Calabash Bay. L’eau y est encore plus cristalline et les tons de bleus se sont encore multipliés. nous y resterons 3 jours pour en profiter et visiter le nord de l’île. Le départ est encore plus difficile que les autres fois mais nous avons vraiment envie de découvrir les fameux trous bleus et à Long Island, se trouve le plus profond au monde.

Nous levons l’ancre direction le sud de l’île vers Clarence Town. Ancienne plus grande ville de l’île, c’est devenu un village vivant autour de deux magnifiques églises. St Paul, l’Anglicane et St Pierre, la catholique. Les deux ont été construite par le même frère Jérome Hawes. Anglican pour St Paul, il s’est converti au catholicisme et a donc construit St Pierre!  Une  visite de la ville nous permet de faire quelques emplettes. Nous tombons juste sur une arrivée de bananes qui tombe à pic !!

La journée surprise viendra lors de la visite de Dean’s blue Hole. Lieu mythique où se sont affrontés les plus grands apnéistes du monde entier. A 5 kms de Clarence Town, nous nous y rendons en annexe, malgré une arrivée à négocier au milieu des déferlantes…

Mais sur la plage, une incroyable surprise nous attend ! Nous y rencontrons Riley, Elayna et leur bébé Lenny. Un couple d’Australiens qui vivent en bateau depuis 5 ans et dont le blog est suivi par énormément de gens passionnés de voyage. Paul nous les a fait découvrir, il y a quelques années maintenant et ils ont contribués, sans le savoir à notre désir de vivre cette même aventure. Je vous conseille d’y jeter un petit coup d’oeil sur YouTube : Sailinglavagabonde. Nous avons été tellement surpris et heureux de les rencontrer que j’en ai oublié mon téléphone sur la plage !!! ce fût une belle rencontre dans un lieu inoubliable.

On vous embrasse.

PS : à l’heure où j’écris, nous avons bien avancé. Après avoir attendu 4 jours aux USvi une accalmie de vent, nous sommes partis vers St Martin que nous avons rallié en 22h de moteur. Les vagues et le clapot ne nous ont pas épargnés et nous sommes arrivés bien fourbus. Nous avons pu acheter les pièces nécessaires pour réparer le moteur. Nous avons donc, enfin, deux moteurs en état de marche!!!  L’expert est passé voir le bateau et parle d’une raisonnance malheureuse entre la mer et le bateau (comme les soldats au pas qui font s’effondrer le pont sur lequel ils marchaient). Il a déjà vu cela sur un autre bateau. Nous avons pû reprendre notre voyage de tortue, en direction de la Martinique. Nous faisons des hâltes régulières pour laisser reposer les moteurs, et surveillons bien la direction du vent et la hauteur de la houle pour ne pas être trop secoués. Notre route étant plus Sud qu’avant, la navigation est un peu plus confortable car nous prenons les vagues de travers et plus de face.

Family Islands, les sauvages…(escale 57)

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Le Voyage de Kermotu est arrivé aux Bahamas après la petite odyssée de 5 jours dans l’Océan Atlantique Nord. Nous entrons par une des îles les plus au sud : Mayaguana. La totalité de l’archipel des Bahamas représente environ 800 kms, 700 îles et 2300 îlots. Il faudrait plusieurs années pour tout visiter. Nous resterons dans les family Islands, au sud puis nous remonterons Les Exumas jusqu’à la Capitale Nassau.

L’entrée dans le lagon de Mayaguana (rare île à avoir gardé son nom indien) reste un moment fort de notre voyage ! Le beau temps est de la partie et donne à l’eau une palette infinie dans les tons bleus qui nous laissent sans voix. La taille du lagon à traverser jusqu’au village laisse le temps pour se remettre de nos émotions. Mais c’est l’extase…. on a jamais vu cela avant et nous sommes dans un état second en débarquant en annexe sur le petit ponton. De terre, les couleurs sont encore plus incroyables et les quelques habitants du village en ont ajouté une couche sur les arbres et à côté pour rendre le lieu encore plus féerique. Nous resterons 2 jours pour faire les papiers d’entrée sur le territoire Bahamien et visiter le petit village où vivent une centaine de personnes. Une impression de « boût du monde » commence très nettement à faire surface et ce n’est pas pour nous déplaire…

Mais si on veut visiter plus, il faut avancer. Notre route nous conduira vers Plana cay. Deux îlots inhabités qui nous permettent de faire escale la nuit avant de rejoindre Long Island. Les distances entre chaque groupe d’ïles sont importantes et correspondent à une belle journée de navigation voire la nuit en plus. Nous débarquons sur cette jolie île toute plate et là encore, nous sommes saisis par la beauté de ces paysages abandonnés. Nous décidons de rester une journée de plus. Chaque départ est accompagné d’un pincement au coeur. On aimerait rester plus longtemps mais on a déjà tellement de chance d’être là!!

On vous embrasse.

Ps : A l’heure où j’écris, nous sommes aux USvi, sur la route vers St Martin. Sans voile, la route devient très longue! Après 4 jours de mer pour rejoindre directement Porto Rico des Bahamas, nous avançons très lentement pour ne pas trop fatiguer les moteurs. Nous avons longé la côte sud de Porto Rico et avons rejoint Les Vierges Américaines où nous attendons, maintenant, de bonnes conditions météo pour atteindre St Martin. Il y a 80 Miles nautiques à faire. Avec vagues et vent contre nous, nous avançons à 2 nds soit 40 heures de navigation. Le we prochain est annoncé plus calme, nous espèrons donc avancer à 3/4 nds, ce qui réduirait le passage à un jour et une nuit. Nous devons y rencontrer l’expert de notre assurance. Le moral est là malgré la peur au ventre encore un peu présente.

 

Et l’impensable arriva… (Article 56)

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Le voyage de Kermotu prend un virage à 180°!

L’article 56 et les suivants devaient vous partager la beauté des paysages découvert aux Bahamas. Bien-sûr ce n’est que partie remise MAIS….

Kermotu a démâté!!!

Hier matin, en naviguant tranquillement vers notre mouillage dans le lagon de Mayaguana, le ciel magnifique, un vent faible de 13 noeuds nous faisait avancer à 5 noeuds. Comme nous arrivions sous le vent de l’île, la mer était calme à légèrement agitée. Nous étions au poste de pilotage à admirer la côte qui se dessinait devant nos yeux.

En quelques secondes incompréhensibles, le mât se met à basculer directement dans l’eau, entrainant les voiles et la bôme. Les haubans, les écoutes, les drisses et tous les boûts se mettent en tension. Le temps que l’on comprenne ce qui se passe et que l’on réagisse paraît bien court et long à la fois. Comment est-ce possible? Que doit-on faire?….

Pour moi, il n’y a pas d’autre choix que de laisser le gréement tomber à l’eau. Plus des 3/4 y était déjà et nous n’avions pas la force physique pour remonter cette énorme poutre. Comme il était encore retenu par les haubans, cela tapait contre la coque et risquait de provoquer une voie d’eau. Munis de scies et de pinces, nous avons scié tous les boûts puis les haubans. Cela nous a pris une petite demi-heure. Comme tout était en tension, nous devions faire attention à ne rien recevoir et ne pas se faire emporter.  Tout le gréement a fini par s’enfoncer  et nous sommes restés impuissants et tristes à regarder la danse des voiles dans la mer puis plus rien…. Par 1000 mètres de fond, le poids du mât et de la bôme a réglé le problème en quelques secondes.

Nous nous sommes pris dans les bras, l’un l’autre, choqués par la rapidité et la violence de ce qui venait de se passer. L’aventure venait de changer de cap…

Dans notre malheur, nous avons eu beaucoup de chance. Le bimini pare-soleil, a protégé ma tête lors de la chute. Le mât a basculé sur le côté du bateau sans abimer les panneaux solaires, ni les bossoirs, ni l’annexe. Les moteurs n’ont rien subi et les hélices non plus. La coque a eu quelques rayures mais sans gravité. Nous avons donc toujours un bateau qui flotte et de quoi le ramener au chantier en Martinique. Philippe a pu rebrancher le pilote automatique et l’Ais. Nous avons encore la VHF portable et les feux de navigation fonctionnent.

Nous commençons à digérer l’évènement et nous allons profiter d’une fenêtre météo favorable pour reprendre la mer :  quelques jours de vent faible à très faible qui permettent de rendre la mer plus plate. Tributaire du niveau d’essence, nous serons obligés de faire des arrêts réguliers pour remplir le réservoir. Turk et Caïcos, La République Dominicaine, Puerto Rico, les Vierges Américaines ou Anglaises puis Guadeloupe et Martinique. On prévoit un périple d’une dizaine de jours en priant que les moteurs ne nous lâchent pas.

On vous embrasse.