Du jus aux Gambier (escale 120)

L’archipel des Gambier est un des endroits les plus reculés de la Polynésie.

On a navigué à travers les Tuamotu pendant plusieurs semaines, on a attendu que les vents tournent dans le bon sens pour pouvoir arriver vers cet autre petit paradis. Et on a fini par atteindre ce joli jardin d’Eden.

A l’époque des missionnaires, de nombreuses espèces d’arbres fruitiers ont été amené et planté. Aujourd’hui, les jardins et les montagnes regorgent de toutes sortes de fruits. Certains ne sont même plus trop appréciés tellement le nombre d’arbres est important et tellement ils produisent de fruits. On est toujours étonnés et tristes de voir tous ces fruits tombés par terre, en train de pourrir.

On a remarqué que les populations locales préféraient les sodas et le coca plutôt que de manger un bon pamplemousse ou de se préparer une bonne citronnade.

C’est une chance pour les voyageurs comme nous, qui sommes émerveillés de voir cette abondance partout sur les îles de cet archipel. Et encore plus quand on arrive des lagons des Tuamotu où la majorité des arbres sont des cocotiers, où pratiquement aucun autre fruit ne pousse et que le petit paquet de cinq citrons bien avancés, à l’épicerie, coûte dans les 8 à 10€.

La population est très généreuse et très souvent quand on demande à récupérer quelques fruits tombés sous l’arbre, ils sont heureux de nous les donner et même, souvent ils remplissent nos bras d’autres fruits.

Avec nos amis locaux, nous décidons de préparer du jus de citron qui pourra être conservé et bu quand on sera dans des lieux moins généreux. C’est parti pour le ramassage, le lavage, le pressage de quelques kilos.

Pour obtenir le jus le plus pur, nous laissons reposer quelques jours puis nous filtrons avant d’ajouter le sucre. Les cales de Kermotu se remplissent de bouteilles de jus qui feront la joie de nos invités.

On vous embrasse.

Paul et Hermine en balade (article 117)

De Hao aux Gambier, Paul et Hermine sont venus partager notre aventure sur Kermotu.

Après une arrivée calme et ensoleillée, nous avons vécu un coup de vent mémorable et tellement inattendu, qu’il aurait bien pu entraîner la fin du voyage.

Mais la chance est avec nous et nous avons pu prendre la mer vers les Gambier. La navigation a duré 4 jours plus ou moins agréable… mais quel plaisir de retrouver ce merveilleux archipel.

Voilà un petit récapitulatif sympathique des vacances de nos enfants.

On vous embrasse.

Hao, et ses cocos… (escale116)

HAO, l’île de l’Arc ou l’île de la Harpe du fait de sa forme, se trouve au beau milieu de l’archipel des Tuamotu. C’est le quatrième plus grand atoll de cet archipel après Rangiroa, Fakarava et Makemo. Son lagon couvre une superficie de 720 Km².

C’est une île à part par son histoire car à partir de 1964, Hao devient la base reculée des essais nucléaires et verra alors un apport incroyable de capitaux qui modifiera complètement son développement. La population passe de 195 à 1450 habitants en plus les 3000 résidents de la base du Centre d’Exploitation de Pacifique (CEP). Avec toutes les infrastructures qui vont avec, c’est un bouleversement total pour cet atoll.

Quand tout s’arrête en 1996 avec le départ des militaires, c’est le chaos économique, Hao devient une île sinistrée : chômage, camion, hangar, caserne et bâtiments à l’abandon. La population locale ne peut pas entretenir. En 2000, l’armée revient nettoyer une partie des terrains qu’elle avait occupés, mais ce qu’elle a laissé pour la population est très peu entretenu et se transforme vite en ruine.

Malgré cela, on a trouvé le village d’Otepa, bien joli et une population très accueillante. Nous avons navigué tout au sud de l’atoll, vers l’ancien village de Nake où nous avons eu la chance de rencontrer Nefi et Sylvia, des coprah-culteurs qui nous ont partagés les secrets de leur métier. Nous voulions voir aussi la fameuse tombe du dernier roi de Hao qui mesurait, paraît-il, 7 mètres de haut …

Sylvia nous avait donné rendez-vous au village pour voir la vente de leurs sacs de Coprah. Une fois par mois, les travailleurs se retrouvent sur le quai. Les sacs sont pesés après que la qualité du séchage ai été vérifiée. Les coprah-culteurs seront payés à l’issu de cette journée. C’est un travail dur mais chacun est payé en fonction de son propre travail et surtout cela permet de rester sur son île en touchant suffisamment pour vivre correctement.

On vous embrasse.

Amanu, tout y est doux! (escale 115)

Après trois jours de navigation entre les iles des Tuamotu, Kermotu jette l’ancre dans un des plus petit atolls dans lequel les voiliers peuvent entrer. La passe est longue et étroite. Il faut bien-sûr attendre le bon moment pour la franchir, mais cela se passe plutôt bien malgré quelques erreurs de positionnement sur notre GPS.

Nous sommes attendus par Bertrand et Lucia, qui nous aide à entrer dans la minuscule darse du village. Celle-ci a pourtant été agrandie à coup de barre à mine mais les rochers affleurent et le passage reste vraiment très délicat.

Nous faisons quelques emplettes dans le magasin du village, où nous commandons directement derrière un guichet, et nous partons faire le tour du village. C’est un petit village collé à la passe, qui permet de surveiller l’arrivée et la sortie des bateaux. Des pêcheurs nous expliquent leur technique pour éviter les attaques de requins lors des sorties de pêches et cela ne nous empêche pas de plonger admirer les coraux, tout en surveillant autour de nous…

Nous ne resterons que peu de temps car nous avons hâte de retrouver nos amis des Gambier.

On vous embrasse.

Makemo, que du beau… (escale 114)

Troisième atoll en taille après Rangiroa et Fakarava, l’île s’étend sur 65 km de longueur et 5 à 8 km de largeur. La majeur partie de la population est rassemblée au village de Pouheva situé sur le côté droit de la passe d’Arikitamiro.

Nous avons choisi de rentrer dans le lagon par la passe nord-Ouest, Tapuhiria où nous avons pris une nuit de repos après notre navigation. Complètement désert à part quelques locaux qui viennent passer le week-end au motu. Puis nous avons entamé une longue descente le long des motu pour arriver au village. Au quai, déjà amarrés, deux bateaux Français. Nous décidons de les rejoindre et nous nous amarrons. Cela fait bien longtemps que nous n’avions pas vu de quai de si près, mais c’est bien pratique pour l’accès au village. Comme d’habitude, nous partons nous dégourdir les jambes en visitant le tranquille village de Pouheva. Quelques courses et un repas au snack pour le plaisir de manger des frites !! Le Fare artisanal est ouvert et nous admirons la belle collection de colliers coquillages et les costumes du dernier Heiva qui décorent les murs du fare.

La rencontre avec les deux autres voiliers se solde par des apéros classiques et nous décidons de naviguer jusqu’au bout du lagon. Nous y découvrons un snorkeling incroyable. Un champ de petites patates recouvertes d’un corail unique et violet. Le décor est majestueux et nous hypnotise.

Mais l’heure du départ sonne déjà et nous choisissons une journée particulièrement calme pour quitter ce petit paradis. Le vent étant presque nul, on tente de sortir le drone qui nous offre alors des images inoubliables.

On vous embrasse.

Rangiroa, on y va… (escale 112)

Kermotu et son équipage continue sa découverte de l’archipel des Tuamotu, par l’atoll bien connu de Rangiroa.

Le lagon et les passes sont des lieux réputés de plongée sous marine. On y trouve beaucoup d’espèces comme les requins, les raies, les dauphins et toutes sortes de poissons tropicaux. L’atoll est un des plus grand par sa superficie, 80kms de long pour 32 kms de large. Le vent se lèvera fort pour notre première navigation dans le lagon et formera des vagues, dignes d’un véritable océan.

Nous poserons l’ancre à l’ouest de l’atoll, devant une curiosité locale appelée Feo, c’est l’îlet aux récifs, une formation coralienne fossile. Nous resterons visiter les motu aux alentours. Certains sont habités de temps en temps par les coprahculteurs, d’autres sont aménagés pour les touristes qui viennent y déguster la cuisine locale tout en profitant de la baignade dans des eaux translucides.

Beaucoup de bateaux sont restés près du village et des passes et nous serons pratiquement seuls pour découvrir ces merveilles.

On vous embrasse.

Apataki (escale 111)

Kermotu et son équipage retournent dans le magnifique archipel des Tuamotu.

Nous avons quitté les iles de la société et navigué vers l’Est de la Polynésie pour continuer la découverte des nombreux atolls des Tuamotu. Le plus connu étant Rangiroa, nous nous arrêtons sur le chemin dans un atoll voisin : Apataki. Bien connu des navigateurs, c’est le seul atoll où l’on trouve un chantier naval permettant de sortir les bateaux au sec pour faire le carénage et autres travaux. Nous ferons nos curieux pour visiter ce chantier du bout du monde.

Nous ferons un autre stop-découverte près d’un joli motu carré qui porte le nom de Rua-Vahine (femme nue). A terre, nous rencontrons une gentille famille qui s’y est installée récemment. Ils vivent de la pêche et du jardin qu’il cultive. Ils nous invitent à venir voir Tara Hae, la déesse de la mer et du voyage, qui s’est matérialisée sur le motu par une sorte de sculpture de corail. Erani nous explique son histoire et nous propose de lui faire une offrande pour être protégé pendant le reste de notre voyage. L’offrande est une couronne de liane que l’on doit poser près de la Déesse. Vu que la navigation en Polynésie n’est pas toujours aisée, nous déposerons plusieurs couronne sur Tara Hae!!

Je profite de cet article pour vous souhaiter à tous, une très belle fête de Noël, remplie de joie et d’amour.

On vous embrasse.

Bora Bora, c’est ça… (escale 110)

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Bora Bora, est la plus célèbre des îles sous le vent, surnommée « la perle du Pacifique ». C’est là que l’on trouve le plus d’hôtels dans toute la Polynésie, là que se déroulent la plupart des voyages de noce. Bref le produit phare des catalogues touristiques.

Depuis quelques temps, les hôtels de luxe veulent offrir une vue totalement vierge sur le lagon et la montagne et les autorités locales ont donc mis en place des zones de mouillages obligatoires et payants pour regrouper les voiliers de passage.

A part celui devant le Yacht Club, les autres mouillages sont assez éloignés de l’île centrale et donc pas facile d’accès en annexe. Nous avons donc, peu mis pied à terre mais ce n’est pas grave car le lagon offre des couleurs extraordinaires et la vue sur la montagne est incroyablement belle.

Nous avons eu la chance de recevoir une petite partie de la famille et de partager cette beauté avec eux.

On vous embrasse.

Raiatea, l’île sacrée (escale 109)

A 219 km à l’Ouest de Tahiti, Raiatea occupe la partie Sud d’un vaste lagon qui abrite également Tahaa. L’agglomération d’Uturua est devenue le deuxième pôle commercial et urbain de la Polynésie. Peu de plages mais une île verte par excellence avec son point culminant à 1017 m.

Raiatea la Sacrée, siège du culte de ‘ORO ( Dieu de la fertilité et de la guerre ) et surtout première île où auraient débarqué les pirogues des anciens Mao’hi, la première aussi, dans la mythologie, à avoir émergé des eaux.

La navigation y est particulièrement facile avec des mouillages divins sur le sable devant les motu et devant le reef. Après une visite rapide de Uturua, la ville principale où nous trouvons de quoi faire un bon avitaillement, nous décidons de naviguer autour de l’île. Surprise, tous les bateaux des mouillages près de la ville, ont disparu. Nous nous retrouvons seuls dans des paysages grandioses.

Premier mouillage à coté de la passe Iriru, nous permet de remonter la seule rivière navigable de toute la Polynésie : Faaroa. Sur la rivière, le décor change complètement et au bout de la balade, nous accostons à un petit quai en bas du jardin botanique, que l’on visite bien-sûr ! Nous sommes un peu déçu du peu d’essences présentées, en comparaison avec les jardins botaniques des Antilles…

Le deuxième mouillage est sur une grande bande sablonneuse après la passe sacrée de « Te Ava Moa » d’où convergeaient autrefois les grandes pirogues de tout le Pacifique . Là nous rentrons de plain-pied dans l’Histoire de la Polynésie avec la visite du site historique de TAPUTAPUATEA…( très cool à dire…), Inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Ce lieu mythique est le berceau de la culture Maohi et Maori. Etalé sur 3 hectares, d’imposantes dalles de corail et de pierres volcaniques dressées et alignées témoignent de la splendeur passée. Ici, lieu de rencontre de toutes les autorités Polynésiennes, étaient célébrées les cérémonies d’investiture.

Notre dernier mouillage sera tout au sud de l’île, dans la baie de Faatemu où nous trouvons même des bouées pour nous attacher. Une belle baie entourée de part et d’autre de deux monts Oropiro 824m et Aahinui 577m. Magnifique et très calme.

Puis la remontée dans le lagon n’étant pas possible pour notre bateau, nous sortirons par la passe Toamaro avec une houle bien impressionnante.

On vous embrasse.