La balade d’Edouard… (escale 125)

J’ai eu le grand plaisir de ramener dans mes valises, Edouard, un de mes filleuls qui a pu faire son dernier mois de classe sur Kermotu.

Nous avons donc organisé son séjour en « classe découverte ».

La première découverte étant bien sûr la navigation sur un catamaran de 44 pieds, ce qui n’est pas rien!! Edouard a donc appris à monter la grand voile, rouler et dérouler le génois, poser l’ancre et barrer.

Côté loisir, ce fût : snorkeling, escalade, paddle, randonnée, planche à voile et wing, Il a pu profiter de lieux extraordinaires pour pratiquer ces différents sports.

Il y a eu aussi des côtés corvées, avec grattage des coques, nettoyage des bois du bateau et vaisselle du matin.

Il a donc découvert deux archipels de la Polynésie française, celui des îles aux vents avec Papeete et Moorea et celui des Tuamotu avec Makatea et Rangiroa.

Que du BONHEUR!!

On vous embrasse.

HEIVA i Tahiti fin (escale 124)

Et voilà nos dernières images de l’HEIVA 2022.

Nous avons été au parc Manao pour le salon des artisans des archipels. Celui des Australes à succédé à celui des Marquises. Nous avons pu admirer le travail de la vannerie très prisée pour la confection des sacs et des chapeaux que toute les Polynésiennes possèdent.

Chaque jour, un groupe de danse se produit sous le chapiteau et nous avons pu assister à celui des marquises, très remarquable par son esprit guerrier.

Puis nous avons pu assister à un des spectacles grandioses qui réunis des grandes troupes de chanteurs et de danseurs de tout l’archipel. Ce sont plusieurs soirées de concours où les artistes s’affrontent dans leur propre discipline. Ce festival existe depuis 1881 et a lieu en juillet.

La danse est une tradition bien ancrée qui se transmet de génération en génération. C’est un élément essentiel des liens entre Tahitiens, la danse est présente aux moments importants de la vie.

Prouesses corporelles avec Force et Virilité à l’honneur chez les hommes. Volupté et Grâce chez les femmes. Ces danses sont reconnues au patrimoine culturel immatériel Français.

On vous embrasse.

HEIVA i Tahiti -2 (escale 123)

Nous avons été vraiment impressionnés par la force des porteurs de fruits, et nous avons hâte de voir la suite et de découvrir les autres sports traditionnels de la Polynésie.

Nous nous réveillons ce matin, ancré à la pointe Vénus et nous avons le privilège de nous trouver au beau milieu de la régate des pirogues à voile traditionnelles : le va’a ta’ie.

On imagine les ancêtres partant à la pêche dans des pirogues avec la coque creusée dans du Uru, des mâts en bambou, des voiles en pandanus, les cordages en fibres de coco… Aujourd’hui, avec des matériaux modernes, les pirogues à voile allient tradition et modernité.

Après ce spectacle inattendu, nous prenons nos vélos pour nous rendre au parc Vairai et assister aux autres sports traditionnels : la montée au cocotier, le débiteur de coprah, le lever de pierre, la lutte et les lanceurs de javelots.

Il y a un monde fou et nous essayons de trouver les bonnes places pour pouvoir filmer et vous faire participer aussi au spectacle!

Encore une fois, nous sommes impressionnés par la force physique nécessaire. Chaque sport correspond à une activité ancestrale pour se nourrir ou se défendre contre l’ennemi. La tenue traditionnelle avec le paréo et la couronne de feuilles ou de fleurs est obligatoire et elle sera aussi notée par les jury. C’est un régal pour les yeux !

On vous embrasse.

HEIVA i Tahiti, fêtes traditionnelles (escale 122)

Juillet 2022, Kermotu pose son ancre dans le beau lagon de Tahiti. C’est un mois particulier en Polynésie car c’est le mois du HEIVA, qui signifie  » la grande fête ».

Pendant plusieurs semaines, se déroulent des compétitions sportives comme les courses de pirogues, les épreuves de lancer de javelots, de portage de fruits, ou de lever de pierre, mais aussi des manifestations artisanales comme les sculpteurs, les graveurs sur nacre, le tressage de chapeaux et paniers, fabrication de colliers de fleurs et de coquillages…

La danse également est mise à l’honneur avec des groupes des différentes îles. Plusieurs catégories de Danses, avec des solos qui mettent à l’honneur les plus doués. Les prestations sont accompagnées d’un orchestre très dynamique avec de multiples instruments traditionnels dont beaucoup de percussions.

Pour cette première journée, nous nous rendons au parc Paofai, qui longe le port pour assister à l’épreuve de la course des porteurs de fruits.

Les porteurs confectionnent eux-mêmes leur charge. S’ils viennent des îles, il doivent s’occuper de l’acheminement jusqu’à Tahiti. La charge se compose d’un tronc de bois avec des fruits attachés aux deux extrémités. Le poids des charges est entre 30, 40 et 50 kg. Il existe une catégorie pour les femmes aussi : 15 à 30kg

Le porteur doit bien attacher ses fruits avec des matières naturelles car il peut être disqualifié s’il les perd pendant la course. Les charges sont pesées en début et en fin de courses, si une différence de 1 kg est constatée, le porteur est éliminé aussi.

Les fruits utilisés sont les bananes, oranges, manioc, pamplemousse, taro (tubercules). Les coureurs doivent être habillés en costumes traditionnels et pieds nus.

Cette course est un clin d’œil aux ancêtres qui allaient chercher leurs fruits dans les vallées et revenaient avec leur récolte sur un tronc de bambou chargé sur l’épaule. Un jour, deux hommes portant la même charge se sont défiés et de là est née cette compétition.

On vous embrasse.

La nurserie d’Akamaru (escale 121)

Kermotu et son équipage a vraiment trouvé son havre de paix dans ce lagon des Gambier.

La vie y est paisible, rythmée par la météo qui permet de sortir toutes les tailles de voiles et de planches… Philippe s’en donne à cœur joie, et emmène souvent « Fifille », le bichon de Ruita, qui commence à réclamer son tour de planche aussi !

Mais à terre, les choses sont plus sérieuses et comme nous avons du temps, nous proposons notre aide pour la fabrication et la mise en place des collecteurs à naissains.

La perle de Tahiti est cultivée exclusivement dans l’huître à lèvres noires, la Pinctada Margaritifera. Ce mollusque a la faculté de se reproduire facilement de façon régulière surtout aux intersaisons.

Lors de la période de ponte des huîtres, des collecteurs sont installés dans le lagon pour permettre aux gamètes mâles et femelles de se mélanger afin de donner naissance à des larves de nacres appelées naissains. Ces collecteurs sont des morceaux de plastique noir accrochés à des cordes. Cela permet de capter les larves des nacres pour qu’elles s’accrochent et grandissent.

L’élevage des bébés nacres est un préalable indispensable à la production des perles. En effet, une huître ne pourra être greffée que lorsqu’elle aura atteint une taille minimale et que certains organes seront suffisamment développés.

Nous voilà donc, petites mains, pour aider à la fabrication de ces sacs.

Cela nous prendra plusieurs jours et lors de la mise à l’eau, nous serons rejoints par François, Didier et Giacomo qui seront d’une aide précieuse pour attacher tous ces sacs au fond de l’eau.

On vous embrasse.

Du jus aux Gambier (escale 120)

L’archipel des Gambier est un des endroits les plus reculés de la Polynésie.

On a navigué à travers les Tuamotu pendant plusieurs semaines, on a attendu que les vents tournent dans le bon sens pour pouvoir arriver vers cet autre petit paradis. Et on a fini par atteindre ce joli jardin d’Eden.

A l’époque des missionnaires, de nombreuses espèces d’arbres fruitiers ont été amené et planté. Aujourd’hui, les jardins et les montagnes regorgent de toutes sortes de fruits. Certains ne sont même plus trop appréciés tellement le nombre d’arbres est important et tellement ils produisent de fruits. On est toujours étonnés et tristes de voir tous ces fruits tombés par terre, en train de pourrir.

On a remarqué que les populations locales préféraient les sodas et le coca plutôt que de manger un bon pamplemousse ou de se préparer une bonne citronnade.

C’est une chance pour les voyageurs comme nous, qui sommes émerveillés de voir cette abondance partout sur les îles de cet archipel. Et encore plus quand on arrive des lagons des Tuamotu où la majorité des arbres sont des cocotiers, où pratiquement aucun autre fruit ne pousse et que le petit paquet de cinq citrons bien avancés, à l’épicerie, coûte dans les 8 à 10€.

La population est très généreuse et très souvent quand on demande à récupérer quelques fruits tombés sous l’arbre, ils sont heureux de nous les donner et même, souvent ils remplissent nos bras d’autres fruits.

Avec nos amis locaux, nous décidons de préparer du jus de citron qui pourra être conservé et bu quand on sera dans des lieux moins généreux. C’est parti pour le ramassage, le lavage, le pressage de quelques kilos.

Pour obtenir le jus le plus pur, nous laissons reposer quelques jours puis nous filtrons avant d’ajouter le sucre. Les cales de Kermotu se remplissent de bouteilles de jus qui feront la joie de nos invités.

On vous embrasse.

Paul et Hermine en balade (article 117)

De Hao aux Gambier, Paul et Hermine sont venus partager notre aventure sur Kermotu.

Après une arrivée calme et ensoleillée, nous avons vécu un coup de vent mémorable et tellement inattendu, qu’il aurait bien pu entraîner la fin du voyage.

Mais la chance est avec nous et nous avons pu prendre la mer vers les Gambier. La navigation a duré 4 jours plus ou moins agréable… mais quel plaisir de retrouver ce merveilleux archipel.

Voilà un petit récapitulatif sympathique des vacances de nos enfants.

On vous embrasse.

Hao, et ses cocos… (escale116)

HAO, l’île de l’Arc ou l’île de la Harpe du fait de sa forme, se trouve au beau milieu de l’archipel des Tuamotu. C’est le quatrième plus grand atoll de cet archipel après Rangiroa, Fakarava et Makemo. Son lagon couvre une superficie de 720 Km².

C’est une île à part par son histoire car à partir de 1964, Hao devient la base reculée des essais nucléaires et verra alors un apport incroyable de capitaux qui modifiera complètement son développement. La population passe de 195 à 1450 habitants en plus les 3000 résidents de la base du Centre d’Exploitation de Pacifique (CEP). Avec toutes les infrastructures qui vont avec, c’est un bouleversement total pour cet atoll.

Quand tout s’arrête en 1996 avec le départ des militaires, c’est le chaos économique, Hao devient une île sinistrée : chômage, camion, hangar, caserne et bâtiments à l’abandon. La population locale ne peut pas entretenir. En 2000, l’armée revient nettoyer une partie des terrains qu’elle avait occupés, mais ce qu’elle a laissé pour la population est très peu entretenu et se transforme vite en ruine.

Malgré cela, on a trouvé le village d’Otepa, bien joli et une population très accueillante. Nous avons navigué tout au sud de l’atoll, vers l’ancien village de Nake où nous avons eu la chance de rencontrer Nefi et Sylvia, des coprah-culteurs qui nous ont partagés les secrets de leur métier. Nous voulions voir aussi la fameuse tombe du dernier roi de Hao qui mesurait, paraît-il, 7 mètres de haut …

Sylvia nous avait donné rendez-vous au village pour voir la vente de leurs sacs de Coprah. Une fois par mois, les travailleurs se retrouvent sur le quai. Les sacs sont pesés après que la qualité du séchage ai été vérifiée. Les coprah-culteurs seront payés à l’issu de cette journée. C’est un travail dur mais chacun est payé en fonction de son propre travail et surtout cela permet de rester sur son île en touchant suffisamment pour vivre correctement.

On vous embrasse.

Amanu, tout y est doux! (escale 115)

Après trois jours de navigation entre les iles des Tuamotu, Kermotu jette l’ancre dans un des plus petit atolls dans lequel les voiliers peuvent entrer. La passe est longue et étroite. Il faut bien-sûr attendre le bon moment pour la franchir, mais cela se passe plutôt bien malgré quelques erreurs de positionnement sur notre GPS.

Nous sommes attendus par Bertrand et Lucia, qui nous aide à entrer dans la minuscule darse du village. Celle-ci a pourtant été agrandie à coup de barre à mine mais les rochers affleurent et le passage reste vraiment très délicat.

Nous faisons quelques emplettes dans le magasin du village, où nous commandons directement derrière un guichet, et nous partons faire le tour du village. C’est un petit village collé à la passe, qui permet de surveiller l’arrivée et la sortie des bateaux. Des pêcheurs nous expliquent leur technique pour éviter les attaques de requins lors des sorties de pêches et cela ne nous empêche pas de plonger admirer les coraux, tout en surveillant autour de nous…

Nous ne resterons que peu de temps car nous avons hâte de retrouver nos amis des Gambier.

On vous embrasse.

Makemo, que du beau… (escale 114)

Troisième atoll en taille après Rangiroa et Fakarava, l’île s’étend sur 65 km de longueur et 5 à 8 km de largeur. La majeur partie de la population est rassemblée au village de Pouheva situé sur le côté droit de la passe d’Arikitamiro.

Nous avons choisi de rentrer dans le lagon par la passe nord-Ouest, Tapuhiria où nous avons pris une nuit de repos après notre navigation. Complètement désert à part quelques locaux qui viennent passer le week-end au motu. Puis nous avons entamé une longue descente le long des motu pour arriver au village. Au quai, déjà amarrés, deux bateaux Français. Nous décidons de les rejoindre et nous nous amarrons. Cela fait bien longtemps que nous n’avions pas vu de quai de si près, mais c’est bien pratique pour l’accès au village. Comme d’habitude, nous partons nous dégourdir les jambes en visitant le tranquille village de Pouheva. Quelques courses et un repas au snack pour le plaisir de manger des frites !! Le Fare artisanal est ouvert et nous admirons la belle collection de colliers coquillages et les costumes du dernier Heiva qui décorent les murs du fare.

La rencontre avec les deux autres voiliers se solde par des apéros classiques et nous décidons de naviguer jusqu’au bout du lagon. Nous y découvrons un snorkeling incroyable. Un champ de petites patates recouvertes d’un corail unique et violet. Le décor est majestueux et nous hypnotise.

Mais l’heure du départ sonne déjà et nous choisissons une journée particulièrement calme pour quitter ce petit paradis. Le vent étant presque nul, on tente de sortir le drone qui nous offre alors des images inoubliables.

On vous embrasse.