Los Roques 2, un archipel de toute beauté ( escale 79 )

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Après quelques jours de grand vent, c’est la pétole qui nous surprend.

Les navigations entre les îles s’allongent et nous apprécions ce temps tranquille au milieu de ce paysage magnifique d’îles et d’îlots qui affleurent. La mer est devenue très calme et nous avons l’impression d’être sur un lac, c’est paradisiaque.

Nous ancrons devant Noronsky et Sarky, inhabitées. A la journée, les speed-boats amènent les familles sur les plages de sable blanc mais, à 16h, l’île redevient sauvage et nous goûtons ces moments où nous avons le privilège de profiter seuls, de ces sublimes paysages.

Puis nous partons à la découverte de Caranero. Cette île, tout en longueur et découpée d’un grande bande de sable, a un petit lagon à son extrémité qui permet un mouillage d’exception. La barrière de corail qui entoure l’île est facile d’accès et nous nous régalons à nager au milieu de centaines de poissons.

Une belle balade en paddle nous amène devant les quelques baraques regroupées près de la plage. On y découvre un petit restaurant et surtout on fait la connaissance de David. Il est cuisinier sur un bateau de pêche. Son patron et le reste de l’équipage sont allés à Gran Roque pour chercher essence et nourriture. Il est très avenant et malgré notre Espagnol épouvantablement pauvre, nous passons un très bon moment en sa compagnie. Il est venu aux Roques pour travailler et semble être tombé amoureux de ces lieux. On le comprend…

On vous embrasse.

PS : Vous l’aurez compris, cette vidéo date du mois de Janvier où nous étions loin d’imaginer ce qui allait arriver. Nous sommes toujours confinés au Panama, dans l’archipel des Perlas. C’est une chance car nous sommes en compagnie d’autres bateaux également en attente et cela rend la vie plus douce. Nous pensons fort à vous tous et espèrons que vous faîtes bien attention. Voici quelques images de notre si Belle Terre…

 

 

Message Espérance ( escale à part )

 

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Un mot ce jour pour être avec vous tous, famille et amis. Gardons l’espérance dans nos cœurs, malgré l’isolement de chacun, regardons ce qui peut-être amélioré et ce qui se transforme dans nos vies, dûs à cette situation Extra-ordinaire.

Les mots : Courage et Patience sont très à la mode,

  • Admiration aussi pour des Hommes dévoués aux autres,
  • Responsabilité pour tous nos jeunes qui vont continuer de travailler,
  • Créativité pour les parents de jeunes enfants coincés à la maison,

La liste peut-être très longue. Nos vies changent et nous devons nous adapter à ce changement en nous serrant les coudes ( imagé, bien-sûr…).

La vie continue sur Kermotu aussi, le virus arrive partout et certain sont effrayés à tel point qu’ils essaient de faire barrière en lançant des cailloux sur les bateaux pour essayer de les faire partir. L’arrivée des conquistadors et de leurs maladies a laissé des traces !!

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Nous venions d’arriver au Panama quand le pays a fermé ses frontières. A deux jours près nous étions refoulés. Plus question de faire venir nos deux mamans dans de telles conditions. Le passage du canal semblait même compromis. La marina qui nous a accueillis, est devenue une base de rencontre entre marins, Radio Ponton fonctionnant à fond, même trop car des fakes news circulaient aussi… La date du passage du canal a pu être avancé avec l’obligation de prendre 3 handliners locaux pour les amares. Nous avons pu profiter des derniers passages pour les voiliers. Tout s’est bien passé et nous avons même bravé l’interdit en faisant un dernier plein de provisions chez un chinois, côté Pacifique. Le dilemme est maintenant : Que faisons-nous ? Car tous les pays sont fermés et la Polynésie Française ne veut pas des nouveaux bateaux…

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Paul qui devaient accompagner ses grands-mères et rester avec nous pour la transpacifique, a voulu tenter l’Aventure et a trouvé un avion pour le Costa-Rica, frontalier du Panama, puis s’est rendu près de la frontière à nous attendre. Nous avons mis 4 jours à le rejoindre en priant de ne pas tomber sur des coast-guards. Le ciel est avec nous et nous l’avons récupéré. Nous avons même eu la joie d’être accueilli par nos amis du bateau Maloya, Sarah et Aurélien et leurs deux adorables enfants Nael et Mia, au Costa-Rica depuis 3 mois. Ils sont venus s’ancrer au point de Rdv avec Paul et ont servi d’intermédiares entre nous.

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Comme nous sommes illégaux au Costa-Rica ( frontières fermées ), nous allons retourner au Panama et attendre la suite des évènements, confinés sur le bateau.

Tout va bien à bord, nous avons des pâtes et du riz pour plusieurs mois et Philippe pêche de gros poissons !

Nous pensons fort à vous tous, nous vous souhaitons énormément de courage et de patience pour les jours à venir et nous avons hâte de connaître le moment où l’on pourra se prendre dans les bras les uns les autres et s’embrasser bien fort en riant de cette incroyable tranche de vie.

On vous embrasse.

Ps :  La suite du voyage en vidéo, sera repris à la prochaine escale.

Los Roques, Francisky et compagnie… (escale 78 )

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L’archipel des Roques s’étend sur une distance de 36km d’Ouest en Est et de 24km du Nord au Sud. Nous commençons notre découverte par les îles les plus proches de Gran Roque.

Certaines, comme Cayo Pirata, servent de base arrière pour les pêcheurs, d’autres ont de petits restaurants de plage qui permettent aux touristes déposés sur les plages, de déjeuner. Los Roques sont réputés pour la pêche aux langoustes qui représente 90% de la production du Vénézuela.

Nous naviguons donc d’île en île pour découvrir ce paradis terrestre. L’entrée sur le territoire nous autorise à 15 jours donc nous ne perdons pas de temps. Les premiers jours nous ne croiserons que très peu de bateau mais beaucoup de lanchas rapides pleines de touristes. Leur plaisir étant de farnienter sur les plages de sable blanc et des baignades à volonté.

On vous embrasse.

PS : Le CORONAVIRUS touche de plus en plus de pays et à l’heure actuelle, nous sommes au Panama qui a été fermé deux jours après notre arrivée. Beaucoup de bateaux de voyage sont donc à l’arrêt dans les différents pays où ils sont arrivés. Nous avons été obligé d’entrer dans la marina jusqu’au passage du canal mais on a pu avancer la date et nous devrions passer dans deux jours. Nous partirons directement vers la Polynésie. Le virus commence à atteindre l’amérique centrale et nous avons hâte de pouvoir partir car les mesures se font, ici aussi, de plus en plus restrictives.

Nous pensons bien à vous et sommes de tout coeur avec vous. Respectez les consignes, prenez soin de vous et de vos proches.

 

Gran Roque à Los Roques (escale 77)

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Le parc national de Los Roques est un archipel du Vénézuela, Il est situé à environ 40Mn (soit 80 km) au nord des côtes. Il compte environ 300 îles ou cayes dont une principale Gran Roques, est habitée. D’une superficie de 1.7 km2, elle a une petite chaine montagneuse avec un pic à 124 mètres, et une autre partie plus plate où se trouve le village de 1200 habitants environ.

Sur Gran Roque, tout le monde se déplace pieds-nu dans les rues couvertes de sable blanc. Pas d’hôtel de luxe ou de grand complexe, une soixantaine de maisons sont devenues des Posadas (pensions) et accueillent les touristes. Ils sont essentiellement Vénézueliens et arrivent par des petits avions, directement de Caracas.

Pour aller visiter les autres iles et « buller » sur les belles plages de sable blanc, la seule solution est les speed-boats des locaux qui partent le matin, déposent les touristes sur l’île de leur choix avec parasol et glacière puis reviennent les chercher quelques heures et quelques coups de soleil plus tard….

L’entrée sur le territoire du Vénézuela à Gran Roque, est un véritable parcours du combattant : il faut trouver les 4 bureaux éparpillés sur l’île. Nous commençons par le plus facile, visible sur la plage, la police. Après une inscription en règle sur un gros régistre, et voyant notre difficulté à comprendre les explications en Vénézuelien, le chef désigne un soldat pour nous accompagner vers les bureaux suivants. Nous voici donc escortés à travers la petite île vers le bureau du parc national, puis celui de l’immigration et enfin celui du port office. Tout en marchant, le soldat nous décrit les endroits les plus beaux de l’archipel, hélàs nous ne comprenons rien à part « cayo de Agua » qu’il répètera tellement de fois que nous comprenons que le lieu doit être paradisiaque et à ne pas rater…

Nous déboursons une jolie somme pour pouvoir rester 15 jours dans ces eaux bleues et limpides : 8 millions de Bolivars !!! Heureusement pour nous, le cours du Bolivar a encore chuté et le change nous est plutôt favorable. Nous avions prévu de payer 450$ et nous ressortons avec une facture de 120$!!! Belle surprise mais en fait le calcul est fait en fonction de l’humeur… et notre tête devait être acceptable ce jour-là !!  Pas un seul des bateaux rencontrés ensuite, n’avait payé la même chose et des plus petits bateaux ont même eu une facture plus salée que nous.

Nous resterons deux jours à nous promener dans les ruelles de ce très joli village. Les maisons peintes de toutes les couleurs, la plage encombrée des Lanchas (grandes barques pour la pêche ou pour les touristes), les pélicans et mouettes en grand nombre, le Wifi gratuit sur la place principale mais surtout la tranquillité et la gentillesse des locaux, nous ont enchantés. Le Vénézuela subit une énorme crise économique qui a ruiné le pays mais à Gran Roque, la vie est douce et aucune insécurité n’est resssentie. Les locaux vivent de la pêche et surtout du tourisme qui reste à l’échelle de cette petite île. Nous sommes sous le charme.

On vous embrasse.

 

Cap à l’Ouest, vers Los Roques (escale 76)

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Tout est en ordre, les pleins sont faits ( essence pour Kermotu et pour l’annexe ), cuve à eau pleine, les placards débordent de spécialités typiquement Française, appréciées et introuvables ailleurs. Les moteurs sont vérifiés, les voiles sont neuves….

On est PRET !

C’est la météo qui nous met des bâtons dans les quillons..!!! Le vent est très fort et lève des vagues qui ne nous donnent pas envie de lever l’ancre. On attend donc encore… Mais ne serait-ce la peur de l’inconnu ou le fait de quitter le cocon construit à Ste Anne pendant plusieurs mois dans lequel on se trouve bien. On est pas si pressé de partir en fait…

Redevenir voyageur du monde, demande un certain sacrifice de son confort, de la vie facile où l’on trouve tout à proximité, la séparation des bateaux-copains, les contacts téléphoniques et l’accès internet haut débit…

Partir vers l’inconnu nous rend Petit et Humble. Nous ne sommes plus tout à fait maître de notre vie : il faut apprendre à respecter les éléments naturels, accepter d’attendre et remettre en question, chaque jour, le planning prévu. On se retrouve seul face aux éléments et face à soi-même dans des situations totalement inconnues qu’il faut apprendre à gérer au mieux.

Quelques jours supplémentaires d’attente nous font réfléchir profondément à ce départ vers l’Ouest, vers Panama, vers le Pacifique. C’est un peu le début de la fin car nous ne ramenerons pas Kermotu. Il sera vendu dans le Pacifique et le voyage prendra fin. C’est aussi une séparation plus grande et plus difficile à combler car les distances augmentent et les visites se feront plus rares.

Malgré toutes ces réflexions, nous levons l’ancre et continuons cet incroyable voyage qui nous permet de Vivre avec un grand V, de dépasser nos limites et de renforcer notre amour mutuel.

On vous embrasse.

St Vincent, avant le grand bain (escale 75)

 

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Après le départ de la famille, nous rejoignons nos bateaux-copains de l’autre côté de l’île d’Union, à Chatam bay. Eden, Calypso et Ulysse sont au rendez-vous, Françis propose à Xavier de l’initier à la plongée en bouteille, belle aventure, merci Francis !

Nous devons à nouveau remettre les voiles vers le nord pour profiter, de quelques jours à St Vincent, Ile principale des Grenadines qui avait assez mauvaise réputation, jusqu’ici.

Depuis 2 ans, les touristes et bateaux de voyage commencent à s’y arrêter plus facilement, La sécurité y a été renforcée même si les problèmes de drogue existent toujours. On a toujours admiré cette île en la longeant, pour sa végétation luxuriante, ses couleurs éclatantes avec une palette de couleurs jaunes et vertes à l’infini. Mais on avait jamais osé aller plus loin dans la découverte de l’île.

Nous décidons de nous arrêter dans une baie, style pirate : Cumberland bay. C’est une baie très profonde même près des berges et la technique pour s’ancrer est particulière, On doit arriver en marche arrière, on lache l’ancre dans le tombant et on recule au maximum vers la terre, sans toucher, bien-sur… Nous sommes aidés par les locaux qui attachent des amarres aux arbres. C’est la première fois qu’on utilise cette façon d’ancrer et le résultat est étonnant. C’est magnifique, Kermotu est tourné face à la terre et nous sommes juste devant une superbe coulée de cocotiers, la verdure est tout autour de nous, C’est la première fois que Kermotu a un jardin !!!

Les fonds sont magnifiques et le vent calmé, nous sortons le paddle pour une belle balade. C’est féérique. La nuit est très calme, juste bercée par le chant des oiseaux. Nous nous débrouillons seuls pour repartir et lâcher les amarres, mais à 3 c’est plus facile.

Le dernier arrêt pour la clearance de sortie sera Chateaubelair, là aussi, de mauvaise réputation. Mais nous décidons de partir en promenade à la rencontre des cascades, accompagnés de jeunes qui se proposent comme guides. Encore une fois, nous sommes émerveillés de cette nature éblouissante. Tout est gigantesque. la taille des feuilles qui pourraient servir de parapluie, la hauteur des falaises qui nous rendent minuscules et toujours cette végétation très colorée et si luxuriante. C’est vivifiant. Nous arrivons sur le site des cascades après une belle demi-heure de marche. C’est bien aménagé et les cascades sont un peu prises d’assau par les touristes.

Cette dernière étape des Antilles, que l’on a pu faire grâce à la présence de Xavier, restera un merveilleux souvenir sur la beauté de la Nature encore intacte.

Un territoire vierge que l’Homme n’a pas encore trop détruit.

On vous embrasse.

Dernière ronde aux Antilles, Noël en famille. (escale 74)

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Kermotu a retrouvé toutes ses capacités, et c’est avec beaucoup de joie que nous accueillons la famille pour passer les fêtes de Noël. Avant le dématâge, nous avions prévu d’être à Panama pour cette date mais le temps d’attente et les travaux du remâtage ont eu raison de cette destination trop lointaine. Nous avons donc choisi la facilité de la jonction France-Martinique et une belle navigation vers le joyau des Antilles : les Grenadines.

L’arrivée des équipiers s’est étalée sur plusieurs jours mais les deux derniers arrivés, nous mettons cap, directement vers les magnifiques Pitons de Ste Lucie. Après une bonne nuit et une belle baignade dans ce lieu classé au patrimoine Mondial de l’Unesco, nous continuons la route vers Bequia, qui est la porte d’entrée classique de St Vincent et les Grenadines.

Nous fêterons Noël à Petit Saint-Vincent, puis les Tobagos- Cays, Petit-Tabac, Mayreau et nous finirons sur l’île d’Union, la plus au sud, où un petit avion ramenera directement les équipiers en Martinique.

C’est toujours une fête sur Kermotu, de recevoir la famille ou les amis. Les cabines retrouvent leurs véritables fonctions d’origine, ( Hélàs, elles redeviennent rapidement des débarras de milliers de choses que l’on ne prend plus la peine de ranger…), l’espace et le confort permet à chacun de vivre de belles vacances sans être trop les uns sur les autres. Encore une fois, le choix de ce bateau a été le bon et nous en sommes ravis.

On vous embrasse.