Spot d’Hirifa, à Fakarava (escale 90)

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Paul est reparti et déjà un nouveau Maramu s’annonce. On ne restera pas devant Rotoava car le mouillage n’est pas sécurisant avec ce vent du sud qui peut lever de grosses vagues et mettre les bateaux en danger. Les lagons des atolls sont de véritables mers intérieures et nous devons nous mettre à l’abri de ce vent du sud-est (vagues et rafales) derrière la barrière de corail et derrière les cocotiers.

A Fakarava, le mouillage d’Hirifa, tout au sud de l’atoll, à 40kms de Rotoava, est bien connu des navigateurs comme un très bon abri. Nous n’hésitons pas une seconde et nous levons l’ancre. Mais c’est le calme avant la tempête, et nous serons obligés de faire du moteur pour y aller. Quelques Va’a (pirogue polynésienne) profiteront de notre sillage pour surfer quelques minutes. Le chenal est bien balisé mais on reste vigilant car quelques patates de corail ont été oubliées au passage.

Hirifa est l’angle sud-est du grand rectangle que représente Fakarava. Nous serons une quarantaine au mouillage, mais ça va, c’est grand! C’est aussi un super spot de Kite et Philippe va pouvoir s’y remettre en toute sécurité. Nous découvrons ce petit boût du monde qui nous plait beaucoup.

On vous embrasse

Premiers pas aux Tuamotu (escale 89)

Kermotu est arrivé dans l’archipel des Tuamotu, situé entre celui des Marquises et celui des Iles de la Société (dont Tahiti). Les Tuamotu sont composés d’un chapelet de 78 atolls de tailles et formes variées. Le plus grand fait 75 km de long et le plus petit ne fait que 4 km, rond, ovale ou rectangulaire comme Fakarava.

Ces petits bouts de terre ferme ne représentent que 600 km² dispersés sur une surface totale de 600000 km² soit un peu plus que la taille de la France.

La structure d’un atoll est simple : une bande de sable discontinue entourant un lagon et entourée d’une barrière de récif. Il a fallu plusieurs millions d’années pour que le volcan originel ait totalement disparu sous le niveau de l’océan. Seuls subsistent alors la barrière de corail, les motu et le lagon.

Nos premiers pas seront donc pour Fakarava, atoll célèbre pour sa faune sous-marine dont le mur de requins de la passe sud. Comme d’habitude, nous prenons le temps de déambuler dans le village pour nous imprégner de l’atmosphère. Comme c’est dimanche, tout est fermé et quelques Paumotu (le nom donné aux habitants des Tuamotu) se baladent et nous croisent en lançant de grands « IORANA ! » . La première impression est très bonne, malgré le vent toujours fort et le ciel chargé de gros nuages menaçants, nous commençons à entrevoir les multiples couleurs des lagons Polynésiens.

Et là, nos cœurs commencent à chavirer ! En nous rendons compte que nous avons réussi à aller si loin, nous sommes dans un état de béatitude devant ces paysages que l’on sent époustouflants et avons hâte de continuer à découvrir et admirer cette magnifique Création .

Paul nous quittera pour 6 semaines de travail sur l’Aranui, cargo de transport de marchandises qui ravitaille les Marquises en passant par les tuamotu et prend aussi à son bord une centaine de passagers et touristes.

On vous embrasse.

Kermotu, Taxi pour les Tuamotu (escale 88)

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Après un bon repos à Nuku Hiva aux Marquises, il nous tarde de découvrir les paysages carte-postales des Tuamotu.

Sur les quais, nous sommes abordés par un couple de jeunes qui cherchent à quitter les Marquises pour poursuivre leur voyage. A cause du confinement, les avions se font rares et ils demandent à tous les voiliers s’ils peuvent se faire embarquer vers un atoll des Tuamotu. La chance leur sourit car nous levons l’ancre le lendemain et nous avons de la place sur le bateau ! Kermotu devient Taxi, le temps d’une traversée de 4 jours.

Louise est Photographe et Swan, capitaine Lagonaire. Nous sommes ravis de partager ces quatre jours de navigation avec eux. Ils nous décrivent Moorea, leur ïle dans l’archipel de la Société, avec beaucoup d’amour et leurs expériences de plongées avec les baleines. Louise a également un contrat avec des marques de vêtements et d’accessoires à photographier. Nous assisterons à un  défilé de mode privé, Louise et Swan servant de modèle à tour de rôle.

La navigation sera plutôt confortable, un vent correct pour bien avancer sur les  deux premiers jours mais faiblissant ensuite. Un gros grain l’avant dernier jour suivi d’une chasse aux poissons incroyable. Nous pouvons ressortir le spi qui fera un très bel arrière-plan pour les photos !

Enfin, le premier atoll des Tuamotu nous accueille : Fakarava, le deuxième plus grands parmi les 78 atolls. Et le plus dur reste à faire : entrer dans le lagon. 16 lagons seulement, ont une ouverture sur l’océan. C’est une rupture franche et profonde dans la structure du récif. A Fakarava, la passe nord est très large, plusieurs centaines de mètres. Ces entailles permettent de compenser l’effet de remplissage du lagon engendré par la houle du large. Ces passes sont donc sujettes à de forts et violents courants. Il peut alors se former des vagues importantes juste à ce niveau. Il faut donc bien choisir son moment en fonction de la marée, du vent et du courant. Philippe se sent très à son aise avec sa longue expérience de nav dans le golfe du Morbihan.

On vous embrasse.

Nuku Hiva, nous voila! (escale 87)

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Après 30 jours de mer, nous touchons enfin terre à Fatu-Hiva mais confinement oblige, nous ne mettrons pas pied à terre et après une bonne nuit de repos nous remettons les voiles pour l’île principale des Marquises : Nuku Hiva.

Un peu de cafouillage avec l’administratif, mais nous obtenons nos autorisations pour naviguer et mettre pied à terre par mail, sans avoir besoin de se déplacer. On est inscrit sur la liste des bateaux entrés en Polynésie et le voyage peut continuer !

Mais la trans-pacifique a été très fatigante pour moi et je demande une relâche : rester dans un mouillage calme pour retrouver des forces et surtout l’envie de poursuivre le voyage. Je me rends compte en effet que cette longue navigation m’a dégoûtée du bateau et l’éloignement de la famille et des amis va être un gros problème ! Il va falloir du temps et du calme pour poursuivre sereinement ce voyage.

Nous ne ferons donc que deux mouillages à Nuku Hiva : Taiohae, la ville principale et Anaho, une très jolie baie dans le nord de l’ile. Les Marquisiens sont très accueillants et nous pouvons échanger facilement.

Etre de l’autre coté de la terre et parler Français dans tous les archipels de Polynésie est une véritable chance.

On vous embrasse.

TransPacifique : On l’a fait! (escale 86)

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Un mois de confinement aux Perlas, Panama, a permis de nous préparer à ce grand défi : Traverser un des plus grands océans du monde, l’océan Pacifique. De Panama à la Polynésie Française, il faut compter environ 4000 miles nautiques soit 7500 kilomètres. La distance équivalente à Paris-Pékin.

Nous en parlions depuis si longtemps comme LA grande étape du voyage. Nous n’avons pas fait de transAtlantique et la transCaraïbe a été effectué en plusieurs escales. Donc le défi est devant nous!

Bref nous nous trouvions au pied du mur et il a bien fallu sauter !!

La Météo est scrutée à la loupe, tous les jours, pour choisir la meilleure fenêtre de départ. On se base surtout sur les 4 premiers jours car ensuite ce n’est plus vraiment fiable. La bonne période pour traverser est de février à juin donc il est temps de mettre les pieds dans les starting blocs !

Les vivres frais sont achetés au dernier moment pour qu’ils tiennent le plus longtemps possible. Malgré le confinement et l’interdiction de mettre un pied à terre, l’épicier de Cantadora, prend nos commandes par Wattsapps et nous livre sur la plage avec paiement par CB ! Merci Henri, super organisation !

Derniers messages à la famille et aux amis et on lève l’ancre le samedi 2 mai à 7h (on évite un départ le vendredi, comme tout bon marin !)

Les deux premiers jours sont extraordinaires, on avance très vite avec le spi, il fait beau et on est encore en pleine forme. Hélas, la suite est moins sympathique : orage, vent fort et pluie pendant 60h avant de retrouver le calme autour de l’archipel des Galápagos et le passage de l’équateur.

On prend nos marques et les tours de quart s’organisent en fonction des habitudes de chacun. Philippe de la fin du diner à 2h, Paul de 2 à 5h et Florence de 5h au lever des garçons. Philippe en profite pour visionner l’intégralité du Bureau des Légendes, + quelques films réservés pour la traversée. On ne compte pas le nombre de livres dévorés par Paul (merci la liseuse !) et Florence se fait contemplative face au lever du soleil. Au fur et à mesure de l’éloignement de la terre, et d’une fréquentation quasi nulle (On aura croisé de loin 3 bateaux), Philippe fera une veille de quelques minutes tous les ¾ d’heure (le temps passe vite avec ce rythme), Paul plus sérieux (et professionnalisme oblige) mettra du temps à faire quelques sommes et Florence ne s’autorisera qu’exceptionnellement quelques repos.

Le pilote automatique garde fidèlement le cap. Pour justifier nos quarts, il se déconnecte tous les 3 ou 4 nuits, mais se remet en route immédiatement dès que l’on appuie sur le bouton On. Les manœuvres sont donc limitées : On réduit les voiles au coucher du soleil (souvent il ne reste plus que le génois en place pour pouvoir intervenir facilement en cas d’avaries) et au petit matin la GV ou le Spi reprennent du service. La vitesse nocturne en prend un coup, mais c’est le prix à payer pour une nuit plus ou moins tranquille.

Puis 15 jours de vent fort accompagné d’une mer croisée avec de la houle. Kermotu saute par dessus les vagues qui cognent contre les coques, jour et nuit. Notre route vers les Gambier devient compliquée à maintenir.  Cela devient de plus en plus inconfortable. On est très ballotés,  les bruits du sillage et du vent prennent de l’ampleur. C’est assourdissant et fatiguant. Et on souffre pour Kermotu !

Nous prenons alors la décision de changer de Cap et de nous dérouter vers les Marquises, plus au Nord. Cela nous donnera l’avantage d’être avec le vent et avec les vagues. Kermotu et son équipage reprennent leur souffle. Nous pouvons alors  ressortir le Spi et avoir une allure plus vent arrière. Les vagues sont toujours fortes mais elles accompagnent  le bateau et ne cognent plus latéralement contre les coques. On fera même un record de vitesse à 16,2 nds !

Après 2 ans de navigation nous avions particulièrement bien préparé le bateau qui ne nous a jamais fait défaut. Juste 2 interventions au niveau de la girouette, en haut du mât, qui a sauté de son logement. Merci à Paul pour son numéro d’acrobate dans une mer vraiment très formée.

Le 31, pendant mon quart du matin, au lever du soleil, J’ai eu la chance d’apercevoir la terre, Enfin!! Quelle joie et quel soulagement pour moi ! Dès le lever des garçons, la bonne nouvelle est partagée. C’est un drôle de sentiment pour chacun, on reste en contemplation devant ce bout de terre comme si c’était la première fois qu’on voyait une île! On est fiers de nous et heureux d’être là.

Pourtant Philippe trouve que cette traversée est passée trop vite et Paul continuerait bien la route !! Pour moi, c’est largement assez, je suis épuisée et ne suis pas du tout prêt à recommencer…

On vous embrasse.

 

Passage de l’Equateur ( escale 85 )

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Petit épisode surprise avant celui de la transpacifique qui arrive …

 Après 10 jours de navigation sur le Pacifique, nous avons dépassé les îles des Galapagos et nous sommes arrivés dans une zone sans vent. Kermotu et son équipage en profite pour cuisiner, se reposer, faire quelques réparations à plat et même se baigner ! Mais le plus important reste à venir : le franchissement de la ligne mythique de l’équateur.

Par son travail d’officier de la marine marchande, Paul a déjà coupé cette ligne plusieurs fois, il est donc élevé au grade de haut dignitaire. Grace à cela il peut permettre aux néophytes que nous sommes, d’entrer dans cette grande famille. Mais cela ne se fait pas comme ça… Un baptême est de rigueur !!

Quand, à bord, on a un gars de la MarMar qui connait son affaire, on a le droit à une superbe cérémonie de passage de l’équateur. Inoubliable !

Merci Haut-dignitaire !!

On vous embrasse.

Les Perlas, Panama, 2ème épisode de notre confinement ( escale 84-2)

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Nous avons eu plus de chance que d’autres. La période de confinement dans l’archipel des Perlas aura été assez incroyable. Malgré nous, nous sommes devenus des Robinson-Crusoé.

Nous avons perfectionné nos techniques de pêche au harpon, de fabrication de pain, de préparation de feu sur la plage, de cuisson au feu de bois et même de projection de film sur la plage.

Nous avons pu visiter des îles désertes, profiter de superbes plages, remonter des rivières en annexe à la recherche d’eau douce. Et comme nous étions plusieurs bateaux ensemble, ce fût de beaux moments partagés.

Malgré tout, nous étions toujours à l’écoute des nouvelles de la Polynésie, des bateaux en route sur le Pacifique ou déjà arrivé. Notre envie de tenter la Grande Aventure grandissait et nous préparons Kermotu en vue du départ.

On vous embrasse.

Confinement à Las Perlas, Panama, Avril 2020 (escale 84)

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A l’arrivée dans le Pacifique, nous apprenons que toutes les frontières sont fermées.  La Polynésie n’accepte plus les nouveaux bateaux.

Le coup est rude.

Comme nous avons fait notre clearance de sortie du territoire Panaméen, nous ne pouvons plus rester ni débarquer à Panamacity pour faire l’approvisionnement.

Heureusement, l’archipel des Perlas, sur la route,  à 40 miles nautiques soit 80 kms du Panama nous permet de poser l’ancre et d’attendre sur place la suite des évènements.

Nous y retrouvons les bateaux qui ont passé le canal quelques jours avant nous et là, commencent les grands débats : Que faire ? Partir malgré tout et avec les 4 semaines pour atteindre la Polynésie,  c’est peut-être jouable…..  Ou bien attendre sur place, sagement, que le virus disparaisse et que les frontières réouvrent. Ce sera notre choix car l’accueil attendu  après une navigation si longue est important, et se faire refouler de  Polynésie ne nous tentait pas.

Las Perlas est un petit archipel où les bateaux s’arrêtent une nuit ou deux avant de prendre leur élan pour le grand bain. C’était notre programme avant toute cette affaire incroyable. Nous décidons donc de rester là et de visiter l’archipel. Le Panama laisse le droit de naviguer à condition de ne pas  mettre pied à terre. Notre chance est que les habitants des Perlas se sont regroupés sur 5 îles et que toutes les autres sont complètement désertes.

Nous devenons des Robinson Crusoé et découvrons avec bonheur ce nouveau petit paradis. Finalement, un confinement plutôt bien sympatique !

On vous embrasse.

 

Canal de Panama, nous voilà ! (escale 83)

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Çà y est, nous voila devant la fameuse porte du Pacifique !

Cela fait deux ans maintenant que nous naviguons sur la mer des Caraïbes mais le grand rêve de Philippe est de passer de l’autre côté. Partir découvrir ces îles lointaines, leur culture si différente, mais aussi traverser un grand Océan. Se retrouver avec de l’eau tout autour du bateau et aller de l’avant vers l’inconnu.

Ce n’est pas vraiment mon rêve. L’éloignement des enfants, de la famille et des amis sera énorme de l’autre côté. Le décalage horaire de 12 h et les vols longs et chers pour venir jusqu’à nous ou l’inverse ont toujours été un frein pour rêver de franchir le Pacifique vers ces destinations lointaines.

Mais le programme avait été fait depuis longtemps et nous comptons toujours vendre le bateau en Polynésie. Donc nous voilà devant cette fameuse porte de Pacifique!

L’épidémie due au Covid 19 s’est ajoutée à cette belle aventure, mettant quelques bâtons dans les roues mais nous avons eu la chance de bien nous en sortir. Nous avions pris un agent qui devait s’occuper de toute l’organisation, de la paperasserie administrative et il a pu avancer notre date de passage du canal dès qu’on a su que nos mamans ne pourraient pas venir et profiter de cette belle expérience. Il a pu nous faire passer avec nos amis de Calicoba, et nous trouver des Hand-liners devenus obligatoires à bord.

Le passage s’est fait sur deux jours avec la nuit sur le lac Gatun. Convoqués pour 18 h, la première écluse a été passée de nuit puis le lendemain, dès 8 h, nous avons navigué sur le lac puis le canal pendant 4 h avant de passer la première écluse coté Pacifique.

Le soir même de notre arrivée sur le Pacifique, la Polynésie annonçait la fermeture de ses frontières ainsi que tous les pays d’Amérique centrale et du sud. Plus aucune possibilité de navigation, nous allions donc rester confinés dans l’archipel des Perlas à 50 miles nautiques de Panamacity.

On vous embrasse.

 

 

Curaçao, on aime bien ton petit goût ! (escale 82)

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Plus connue pour sa liqueur d’orange qui porte son nom, Curaçao sera notre nouvelle escale.  Après une courte navigation, bien secouée, nous nous présentons devant l’entrée de Spanish Water. Pas facile à distinguer de l’océan, il faut vraiment arriver devant pour voir son petit canal d’entrée. C’est un mouillage très protégé dans une mer intérieure, mais qui se trouve assez isolé du reste de l’île. Nous retrouvons avec plaisir Calicoba et son équipage et nous rencontrerons d’autres bateaux Français dont Unavoq avec Patricia et Alain.

La capitale Willemstad se trouve à 28 kms de Spanish Water et nous devons prendre le bus pour aller faire la clearance d’entrée. Vu l’éloignement, il ne passe qu’un bus par heure et forcément nous le ratons. Ni une ni deux, on essaie le stop, surtout que la pluie se met de la partie. On devait faire pitié car nous sommes pris immédiatement par une personne qui nous amènera directement dans la capitale en se rajoutant 15 kms sur son itinéraire ! Vraiment, un super accueil !

Willemstad est totalement différente de Kralendjik ( Bonaire ). C’est une petite métropole de 100000 habitants. Elle grouille de touristes qui admirent son architecture colorée. La ville est séparée en deux par une voie navigable qui ouvre sur une autre mer intérieure. Pour passer d’un quartier à l’autre, il faut emprunter le fameux pont flottant, construit en 1888.

Nous resterons plus longtemps que prévu à Curaçao car lors d’une ballade où nous avions loué une voiture pour visiter l’île, nous nous sommes fait cambrioler la voiture en quelques minutes, le temps de prendre quelques photos de flamants roses. Sacs, cartes bleues, mais surtout passeports ont été volés. Nous avons donc eu le privilège de rencontrer le consul de france de Curaçao, qui a tout mis en oeuvre pour nous faire refaire des passeports d’urgence. Autre privilège, nous assisterons à la grande parade du  carnaval.

Encore une belle escale, malgré quelques déconvenues, qui nous rapproche de Panama.

On vous embrasse.