Amanu, tout y est doux! (escale 115)

Après trois jours de navigation entre les iles des Tuamotu, Kermotu jette l’ancre dans un des plus petit atolls dans lequel les voiliers peuvent entrer. La passe est longue et étroite. Il faut bien-sûr attendre le bon moment pour la franchir, mais cela se passe plutôt bien malgré quelques erreurs de positionnement sur notre GPS.

Nous sommes attendus par Bertrand et Lucia, qui nous aide à entrer dans la minuscule darse du village. Celle-ci a pourtant été agrandie à coup de barre à mine mais les rochers affleurent et le passage reste vraiment très délicat.

Nous faisons quelques emplettes dans le magasin du village, où nous commandons directement derrière un guichet, et nous partons faire le tour du village. C’est un petit village collé à la passe, qui permet de surveiller l’arrivée et la sortie des bateaux. Des pêcheurs nous expliquent leur technique pour éviter les attaques de requins lors des sorties de pêches et cela ne nous empêche pas de plonger admirer les coraux, tout en surveillant autour de nous…

Nous ne resterons que peu de temps car nous avons hâte de retrouver nos amis des Gambier.

On vous embrasse.

Makemo, que du beau… (escale 114)

Troisième atoll en taille après Rangiroa et Fakarava, l’île s’étend sur 65 km de longueur et 5 à 8 km de largeur. La majeur partie de la population est rassemblée au village de Pouheva situé sur le côté droit de la passe d’Arikitamiro.

Nous avons choisi de rentrer dans le lagon par la passe nord-Ouest, Tapuhiria où nous avons pris une nuit de repos après notre navigation. Complètement désert à part quelques locaux qui viennent passer le week-end au motu. Puis nous avons entamé une longue descente le long des motu pour arriver au village. Au quai, déjà amarrés, deux bateaux Français. Nous décidons de les rejoindre et nous nous amarrons. Cela fait bien longtemps que nous n’avions pas vu de quai de si près, mais c’est bien pratique pour l’accès au village. Comme d’habitude, nous partons nous dégourdir les jambes en visitant le tranquille village de Pouheva. Quelques courses et un repas au snack pour le plaisir de manger des frites !! Le Fare artisanal est ouvert et nous admirons la belle collection de colliers coquillages et les costumes du dernier Heiva qui décorent les murs du fare.

La rencontre avec les deux autres voiliers se solde par des apéros classiques et nous décidons de naviguer jusqu’au bout du lagon. Nous y découvrons un snorkeling incroyable. Un champ de petites patates recouvertes d’un corail unique et violet. Le décor est majestueux et nous hypnotise.

Mais l’heure du départ sonne déjà et nous choisissons une journée particulièrement calme pour quitter ce petit paradis. Le vent étant presque nul, on tente de sortir le drone qui nous offre alors des images inoubliables.

On vous embrasse.

Rangiroa, on y va… (escale 112)

Kermotu et son équipage continue sa découverte de l’archipel des Tuamotu, par l’atoll bien connu de Rangiroa.

Le lagon et les passes sont des lieux réputés de plongée sous marine. On y trouve beaucoup d’espèces comme les requins, les raies, les dauphins et toutes sortes de poissons tropicaux. L’atoll est un des plus grand par sa superficie, 80kms de long pour 32 kms de large. Le vent se lèvera fort pour notre première navigation dans le lagon et formera des vagues, dignes d’un véritable océan.

Nous poserons l’ancre à l’ouest de l’atoll, devant une curiosité locale appelée Feo, c’est l’îlet aux récifs, une formation coralienne fossile. Nous resterons visiter les motu aux alentours. Certains sont habités de temps en temps par les coprahculteurs, d’autres sont aménagés pour les touristes qui viennent y déguster la cuisine locale tout en profitant de la baignade dans des eaux translucides.

Beaucoup de bateaux sont restés près du village et des passes et nous serons pratiquement seuls pour découvrir ces merveilles.

On vous embrasse.

Apataki (escale 111)

Kermotu et son équipage retournent dans le magnifique archipel des Tuamotu.

Nous avons quitté les iles de la société et navigué vers l’Est de la Polynésie pour continuer la découverte des nombreux atolls des Tuamotu. Le plus connu étant Rangiroa, nous nous arrêtons sur le chemin dans un atoll voisin : Apataki. Bien connu des navigateurs, c’est le seul atoll où l’on trouve un chantier naval permettant de sortir les bateaux au sec pour faire le carénage et autres travaux. Nous ferons nos curieux pour visiter ce chantier du bout du monde.

Nous ferons un autre stop-découverte près d’un joli motu carré qui porte le nom de Rua-Vahine (femme nue). A terre, nous rencontrons une gentille famille qui s’y est installée récemment. Ils vivent de la pêche et du jardin qu’il cultive. Ils nous invitent à venir voir Tara Hae, la déesse de la mer et du voyage, qui s’est matérialisée sur le motu par une sorte de sculpture de corail. Erani nous explique son histoire et nous propose de lui faire une offrande pour être protégé pendant le reste de notre voyage. L’offrande est une couronne de liane que l’on doit poser près de la Déesse. Vu que la navigation en Polynésie n’est pas toujours aisée, nous déposerons plusieurs couronne sur Tara Hae!!

Je profite de cet article pour vous souhaiter à tous, une très belle fête de Noël, remplie de joie et d’amour.

On vous embrasse.

Bora Bora, c’est ça… (escale 110)

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Bora Bora, est la plus célèbre des îles sous le vent, surnommée « la perle du Pacifique ». C’est là que l’on trouve le plus d’hôtels dans toute la Polynésie, là que se déroulent la plupart des voyages de noce. Bref le produit phare des catalogues touristiques.

Depuis quelques temps, les hôtels de luxe veulent offrir une vue totalement vierge sur le lagon et la montagne et les autorités locales ont donc mis en place des zones de mouillages obligatoires et payants pour regrouper les voiliers de passage.

A part celui devant le Yacht Club, les autres mouillages sont assez éloignés de l’île centrale et donc pas facile d’accès en annexe. Nous avons donc, peu mis pied à terre mais ce n’est pas grave car le lagon offre des couleurs extraordinaires et la vue sur la montagne est incroyablement belle.

Nous avons eu la chance de recevoir une petite partie de la famille et de partager cette beauté avec eux.

On vous embrasse.

Raiatea, l’île sacrée (escale 109)

A 219 km à l’Ouest de Tahiti, Raiatea occupe la partie Sud d’un vaste lagon qui abrite également Tahaa. L’agglomération d’Uturua est devenue le deuxième pôle commercial et urbain de la Polynésie. Peu de plages mais une île verte par excellence avec son point culminant à 1017 m.

Raiatea la Sacrée, siège du culte de ‘ORO ( Dieu de la fertilité et de la guerre ) et surtout première île où auraient débarqué les pirogues des anciens Mao’hi, la première aussi, dans la mythologie, à avoir émergé des eaux.

La navigation y est particulièrement facile avec des mouillages divins sur le sable devant les motu et devant le reef. Après une visite rapide de Uturua, la ville principale où nous trouvons de quoi faire un bon avitaillement, nous décidons de naviguer autour de l’île. Surprise, tous les bateaux des mouillages près de la ville, ont disparu. Nous nous retrouvons seuls dans des paysages grandioses.

Premier mouillage à coté de la passe Iriru, nous permet de remonter la seule rivière navigable de toute la Polynésie : Faaroa. Sur la rivière, le décor change complètement et au bout de la balade, nous accostons à un petit quai en bas du jardin botanique, que l’on visite bien-sûr ! Nous sommes un peu déçu du peu d’essences présentées, en comparaison avec les jardins botaniques des Antilles…

Le deuxième mouillage est sur une grande bande sablonneuse après la passe sacrée de « Te Ava Moa » d’où convergeaient autrefois les grandes pirogues de tout le Pacifique . Là nous rentrons de plain-pied dans l’Histoire de la Polynésie avec la visite du site historique de TAPUTAPUATEA…( très cool à dire…), Inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Ce lieu mythique est le berceau de la culture Maohi et Maori. Etalé sur 3 hectares, d’imposantes dalles de corail et de pierres volcaniques dressées et alignées témoignent de la splendeur passée. Ici, lieu de rencontre de toutes les autorités Polynésiennes, étaient célébrées les cérémonies d’investiture.

Notre dernier mouillage sera tout au sud de l’île, dans la baie de Faatemu où nous trouvons même des bouées pour nous attacher. Une belle baie entourée de part et d’autre de deux monts Oropiro 824m et Aahinui 577m. Magnifique et très calme.

Puis la remontée dans le lagon n’étant pas possible pour notre bateau, nous sortirons par la passe Toamaro avec une houle bien impressionnante.

On vous embrasse.

Huahine, on y est allé! (escale 108)

Huahine est une île encore différente. Née de trois volcans, l’île est composée de Huahine Iti (60km) et Huahine Nui (35km) et se réunissent par un pont. Longtemps gouvernée par des vahinés, l’île est connue pour être le symbole de la femme.

Malgré sa proximité de Tahiti, le tourisme reste peu développé. Huahine est bercée de la légende de Hiro, géant demi-dieu, qui coupa l’île en deux avec sa pirogue. Nous avons la chance d’y arriver en bateau et de visiter les différentes parties de l’île en mouillant sur différents spots.

Après la visite rapide du village principal Fare, nous découvrons à Maeva, un groupe de Marae qui entoure un fare Potee. Les Marae sont des anciens sanctuaires ou lieux de culte formés de pierres, symbole de dureté, de force spirituelle et de sacré, la pierre était pour les Polynésiens la plus noble des matières. Les Marae avaient une importance autant sociale que religieuse. leurs vestiges, visibles aujourd’hui, occupent une place importante dans le patrimoine et dans l’imaginaire des Polynésiens. Le Fare Potee est typique de l’habitat traditionnel. Ses proportions sont proportionnels à l’importance de ses habitants. Autrefois utilisé comme lieu de rassemblement, il est aujourd’hui consacré aux activités culturelles.

Nous continuons vers Faie pour apercevoir les fameuses anguilles à yeux bleues, sacrées pour les villageois car leur présence est un don divin et promesse d’une vie d’abondance !

Notre dernier mouillage se fera devant la plage d’un ancien hôtel détruit par un cyclone : le Hana Iti, construit par Paul Allen, co-fondateur de Microsoft, c’était un hôtel de luxe insolite avec des chambres dans les arbres. Sa plage est magnifique avec un petite balade qui nous permet de nous élever un peu et d’apprécier le paysage, puis nous prenons les paddles pour rejoindre le joli snorkeling de l’autre côté de la baie.

On vous embrasse.

Maupiti, une île à part (escale 107)

Nous continuons notre navigation vers l’île la plus à l’Ouest de l’Archipel des îles de la société : Maupiti.

315km au nord-ouest de Tahiti, Maupiti est connue des navigateurs, pour sa passe d’entrée qui est longue et étroite. En cas de houle, l’entrée peut être très périlleuse voir très dangereuse et même interdite!

Les conditions météorologiques et surtout la hauteur de la houle, qui ne doit pas être supérieure à 1m50, doivent impérativement être respectés. C’est un lagon qui se mérite!

Nous avons donc choisi notre jour pour y arriver. Malgré cela, nous avons été très impressionnés avant de nous positionner face à la passe. Comme elle se trouve au sud du lagon et que nous la découvrons au dernier moment, les déferlantes qui longent le reef, ont failli nous décourager. C’est au dernier moment, quand on est bien dans l’alignement des bouées de chenal qu’on a entraperçu la possibilité de tenter notre chance.

Philippe, toujours bien maître de son navire, a réalisé une superbe performance. En quelques minutes, les vagues se calment et nous découvrons ce superbe lagon aux couleurs translucides.

Nous ne sommes restés que trois petits jours, trop courts pour bien découvrir cette jolie île. mais nous avons eu le temps de faire le tour (12km2) en vélo, de grimper en haut du sommet, le mont Teurafaatiu (372m) et de participer au four Tahitien organisé par les locaux pour récolter des fonds pour participer au Heiva de Tahiti.

Nous sommes repartis bien trop vite, confinement oblige … mais que de merveilleux souvenirs!

On vous embrasse.

Tahaa, l’île Vanille (escale 106)

Kermotu a élu domicile à Tahaa, l’île vanille dans l’Archipel de la Société. Nous sommes à 220kms à l’Ouest de Tahiti.

Tahaa est une île toute ronde avec des baies très profondes et des sommets (598m) recouverts d’une belle végétation luxuriante. Son lagon est commun avec l’île de Raiatea. Ce qui donne un beau terrain de jeu pour les voiliers.

Nous retrouvons d’ailleurs une grande population de touristes. Ces îles sont le paradis des hôtels de luxes et des compagnies de Charters. L’ambiance est très différente de celle des Tuamotu mais Tahaa n’ayant pas d’aéroport, est encore un peu préservée. Les jonctions avec Raiatea se font en bateau-taxi. Il y a une quinzaine d’année, un relais-château s’est installé sur un motu avec 60 bungalows et paillotes sur la plage. Le motu est juste à côté du jardin de corail très réputé pour sa faune et sa flore.

Un petit chemin permet de remonter jusqu’au Reef puis on se met à l’eau dans le Hoa, Il n’y a plus qu’à admirer les coraux tout en se laissant porter par le courant. C’est un vrai émerveillement pour les yeux : des coraux aux formes et couleurs si variés et plein de poissons qui ne sont plus trop timides tellement ils voient passer de monde.

Nous y avons embarqué nos visiteurs du moment Laurent et Erika et Vincent et Séréna.

La visite de l’île se poursuit par la visite des vanilleraies et des fermes perlières. les deux spécialités de Tahaa. La vanille est partout et représente environ 80% de la vanille vendue à Tahiti. Les fermes perlières produisent surtout pour vendre à leurs visiteurs.

Quelques pensions de famille à terre et deux motus transformés en petits hôtels de charme complètent la proposition de logement. Les prix assez prohibitifs et l’éloignement fait que Tahaa est restée assez authentique. On s’offrira quand même un déjeuner à la Pirogue Api sur le petit motu Moute pour fêter dignement nos 30 ans de mariage.

Mais notre coup de cœur ici est cette facilité d’ancrage tout autour de l’île. Le lagon est formé d’une énorme bande de sable devant les jolis motus. Les couleurs se révèlent alors sous le soleil et le spectacle est là, sous les quillons de Kermotu. Nous ancrons dans 2 ou 3 mètres d’eau sur du sable. Que du bonheur!

On vous embrasse