Des Gambier à Tahiti, le grand retour (escale 135)

Et voila, notre beau catamaran Kermotu est maintenant en vente. Il nous faut quitter nos bons amis des Gambier pour revenir sur Tahiti.

C’est une longue navigation qui nous attend, 860 Miles nautique soit 1600 kms. Après un mois de vent non favorable, celui-ci tourne et nous permet de lever l’ancre.

C’est avec beaucoup de tristesse et mélancolie que nous quittons ce petit paradis du bout du monde et ses habitants au grand cœur. Tout au fond de nous, nous espérons vraiment y revenir un jour.

En attendant, il faut naviguer vers Tahiti avant de partir définitivement de la Polynésie Française pour l’Ouest et la découverte de quelques nouveaux territoires avant une vente éventuelle aux îles Fidji.

On vous embrasse.

Début de la Fin (escale 134)

Et voilà, nous avons décidé de mettre Kermotu en vente!

La principale raison est le syndrome de l’éloignement qui nous fait ressentir le besoin de retrouver nos familles et nos amis. La zone Pacifique est incroyablement belle et nous n’en avons pas vu beaucoup mais la difficulté, le prix et le temps nécessaire pour venir profiter des belles navigations avec kermotu font que nous n’avons que peu de visites et nos racines commencent sérieusement à nous manquer.

Après de longues discussions et de grandes réflexions, nous avons pris cette décision de nous séparer de Notre beau Kermotu.

C’est Anna, une brokeuse qui agit sur la zone Pacifique, de la Polynésie jusqu’à l’Australie qui va s’occuper de la vente. Nous allons amener Kermotu jusqu’aux Fidji, donc le blog continuera encore avec toutes les escales en chemin. Cooks, Samoa, Tonga… Encore pleins de choses à voir.

On vous embrasse.

Douceur de vivre… encore! (escale 133)

Lever de lune à Akamaru

Toujours et encore aux Gambier, nous aurons beaucoup de tristesse à quitter ce petit havre de Paix, alors nous profitons à fond de nos amis et de ces merveilleux paysages.

Quelques images encore parmi toutes celles que nous avons enregistrées. On ne s’en lasse pas et on veut garder cela bien au chaud dans nos mémoires! Alors c’est peut-être un peu lassant quand on n’y est pas allé mais on veut quand même vous partager ces moments inoubliables pour nous…

On vous embrasse.

Kermotu, Bruno et le miel d’Akamaru (escale 132)

Akamaru est une des 5 îles principales de l’archipel des Gambier. Elle est surmontée d’une montagne que l’on a escaladé avec nos amis Titouan et Juliette. Ils se sont installés aux Gambier depuis plusieurs années maintenant. D’abord au dispensaire où Juliette a travaillé en tant qu’infirmière et depuis un an, Titouan a ouvert un service pour les bateaux en transit dans l’archipel.

Les Gambier est la troisième porte d’entrée de la Polynésie avec Papeete et Nuku-Hiva aux Marquises. Les bateaux arrivent de Panama ou du Chili après plusieurs semaine de navigation et sont heureux de trouver ici, quelqu’un qui peut donner des renseignements précieux, faire des réparations, fournir du gaz ou de l’eau, faire des machines de linge, proposer les itinéraires de randonnées… Bref Titouan est l’Homme Providentiel!

Habitants sur place depuis plusieurs années, ils se sont liés d’amitié avec les Mangareviens. Comme Titouan a pu mettre une ruche dans son jardin, il a demandé à Bruno qui, lui en a une vingtaine et qui vit de sa production, de lui monter comment faire.

La gentillesse et la générosité ont encore frappé et Bruno a même accepté qu’on vienne avec eux, pendant la visite. Pendant toute une matinée, nous le suivons dans son travail de récolte des ruches puis de récupération du nectar de miel. Comme c’est les vacances, son fils l’accompagne et aide son papa sous nos yeux.

Nous remercions infiniment Bruno de nous avoir appris a récolter du miel. Depuis nous nous régalons de tartines au miel, thé au miel, yaourt au miel, gâteaux au miel… et même cuillérée de miel !!!!

On vous embrasse.

Akamaru, la douceur de vivre (article 131)

Nous voilà donc arrivés aux Gambier !

Ce petit archipel, au sud-est de la Polynésie Française. La route a été longue et difficile pour y arriver mais encore une fois: Les Gambier, ça se mérite !!

Nous posons l’ancre directement devant une des 5 îles principales, Akamaru, pour y retrouver, le plus vite possible, nos bons amis. Et à part quelques aller-retour au village de Rikitea, nous resterons ancré dans le lagon pour profiter au maximum de cette nature luxuriante et de cette vie du bout du monde.

Une belle randonnée au sommet d’Akamaru nous permet de bien redécouvrir l’intégralité de l’archipel. La visite régulière de la grosse carangue apprivoisée et surnommée Jacqueline, est toujours un spectacle étonnant. Et bien sur, les moments de repas partagés avec nos amis resteront les meilleurs moments de notre séjour.

La douceur de vivre, nous l’avons réellement connue dans ce magnifique lagon d’Akamaru. Nous ne l’oublierons jamais.

On vous embrasse.

De Fakarava aux Gambier (escale 130)

Les enfants sont repartis vers la métropole et Kermotu se retrouve seul avec nous deux…

L’ autorisation de présence du bateau sur le territoire Polynésien Français va bientôt toucher à sa fin, au mois de Juin 2023, nous devons partir mais il nous parait impossible de quitter ce beau paradis sans aller dire au revoir à nos bons amis des Gambier, même si la route sera longue : 720 Miles nautiques soit 1300 kms à vol d’oiseau. Si la météo nous est clémente, on peut y arriver en une semaine.

Dès le départ des enfants, nous nous préparons à cette grande navigation. On refait les pleins et nous descendons à la passe sud de Fakarava pour attendre le vent favorable. Quelques jours passent et on ne voit rien de bon pour nous.

Mais nous sommes impatients de partir et un très faible souffle nous fait quand même lever les voiles.

Les paysages de ces immensités d’eau sont extraordinaires, nous savourons ces moments incroyable où nous sommes totalement seuls sur l’océan devant un spectacle de la nature époustouflant.

C’est à la vitesse d’un escargot que nous décidons de nous arrêter à Makemo. C’est ridicule, 100 Mn en deux jours… Philippe préfère s’arrêter et attendre tranquillement que le vent se lève vraiment.

Nous posons l’ancre devant le village et sommes étonnés d’entendre de bruits de tambours et de chants. A terre, on nous explique que Makemo est sélectionné pour la première fois au Heiva 2023 de Tahiti. Comme nous avons assisté aux spectacles 2022, nous savons que le résultat doit être irréprochable et que cela mobilise beaucoup de personnes.

C’est une grande chance de pouvoir assister aux répétitions des chorégraphies. Makemo a réussi à réunir une centaine de danseurs, chanteurs et musiciens, sans oublier le staff et les costumières. Tous bénévoles, ils auront le transport et le logement gratuit pendant les 15 jours à Tahiti. Ce sont les récompenses reçues lors de leurs prestations qui seront partagés entre tous.

Ils répètent 3 à 4 soirs par semaine depuis janvier. nous assisterons à deux soirées de répétition et même à un concert d’une star de Tahiti, Silvio Cicero.

Mais notre envie de rejoindre les Gambier est toujours très forte et nous reprenons la mer. Le vent ne nous sera décidément jamais vraiment favorable. On subit même un gros orage avec des éclairs impressionnants.

Un nouvel arrêt à Hao pour deux nuits, c’est la dernière étape possible avant les Gambier. Il reste encore 450 Mn soit 810 km.

Encore une fois, la météo nous fait lever l’ancre mais la réalité n’est pas du tout celle attendue. Nous hésitons plusieurs fois à faire demi-tour car nous avons plus souvent le vent dans le nez que le vent portant et chaque jour, Philippe est démoralisé devant le compte des miles réellement effectués!! Mais bon, ce sont les risques du voyage en bateau alors on prend notre mal en patience et on finira par arriver à bon port.

Pour couronner le tout, le vent tourne définitivement dans le bon sens à notre arrivée aux Gambier!

Nous sommes fiers et heureux car nous nous rendons compte que c’est la plus grande nav à deux depuis notre départ.

On vous embrasse

HUAHINE (escale 126)

Après le retour d’Edouard en France, nous avons décidé de rester dans l’Archipel de la Société, et tout particulièrement dans les Îles sous le Vent : les RAROMATAI.

Un vent fort et de direction plein Est ne nous a pas donné le choix des destinations. C’est l’Hiver Austral, ici, les températures sont un peu plus fraiches et nous sommes, théoriquement…, dans la saison sèche. Pourtant, nous avons essuyé beaucoup de grains voire de belles journées de pluie…

Les Raromatai se composent de cinq îles hautes : Bora-Bora, Huahine, Maupiti, Raiatea et Taha’a et de quatre atolls qui sont plus difficiles d’accès.

La navigation vers ces îles en partant de Tahiti est assez aisée. Elles se trouvent toutes au Nord-Ouest de Tahiti et donc le vent dominant nous y conduit assez facilement. Chacune est protégée par une barrière de corail avec une ou plusieurs passes qui nous permettent d’y entrer et de profiter des magnifiques lagons.

A l’opposé des Tuamotu, les passes sont, en général, larges et le courant y est plutôt faible. On peut donc entrer pratiquement tout le temps. Bien sûr, de mauvaises conditions météo nous feront éviter d’y passer. Le danger peut toujours être présent et nous restons toujours vigilants dans ces passages.

Nous avons pu explorer d’autres lieux que nous n’avions pas encore vu. Les vélos, bien pratiques, sont souvent de sorties.

Nous aimons bien ancrer dans le bleu magnifique de ces lagons, un peu plus éloigné des villages mais les paysages y sont souvent hypnotisant. Les grandes bandes de sable, derrière la barrière de corail nous permettre d’ancrer en toute sécurité et font un super terrain de jeux pour la planche à voile, le kite ou le Wing à foil.

Voici quelques moments partagés,

On vous embrasse.