Nos petites escales… (escale 32)

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    Saint Vincent et les Grenadines, est composé d’un chapelet d’îles et îlets et minuscules îlots. Nous aimons toujours jouer les robinsons dans les petits endroits reculés où la foule ne se presse pas. Nous avons été très contents de faire découvrir ces petits joyaux à nos supers co-équipiers.

Petit Saint-Vincent est une île privée réservée à une clientèle très luxieuse. Une partie de la plage, le bar et le restaurant de plage sont quand même ouverts à tous et c’est une escale que j’aime beaucoup pour la jolie boutique et les articles de qualité qu’elle propose. Malgré les prix rebutants, on finit toujours par dénicher un tee-shirt ou une casquette que l’on garde ensuite précieusement (la mienne est tombée trois fois dans l’eau en naviguant et nous avons pu faire l’exercice de l’Homme à la Mer, réussi à chaque fois…). Cette année, l’hôtel est en travaux et nous y ferons une escale très rapide.

Morpion est tout près et est un incroyable et minuscule îlot de sable planté au milieu de l’océan. Nous y avons fait le « Marapion » habituel, sorte de petit marathon bien compliqué avec un pied sur le sable et l’autre dans l’eau… bref impossible mais une bonne rigolade.

Petit Nevis est une petite île au sud de Bequia. Elle a été utilisée par les baleiniers pour dépecer leurs prises jusque dans les années 1960. Il ne reste plus rien sauf des murets décorés de conques. L’endroit est sauvage comme on l’aime et on a fait crapahuter tout le monde sur ces hauteurs d’où la vue est magnifique….

La dernière ile visitée est une des plus grandes de l’archipel : Union. Nous y avons débarqué un dimanche soir et la rue de Clifton, la ville principale, complètement vide avec quelques habitants de temps en temps qui devaient bien se demander ce que l’on faisait là. On a finit par trouver les familles sur la petite plage. Les enfants prenaient beaucoup de plaisir à se retrouver dans l’eau et à rire tous ensemble. Notre mouillage préféré sur cette île sera sans conteste, Chatam Bay. Une belle plage perdue dans la nature. Les « happy hours » nous y attendaient, accompagnés d’une sono à décorner les boeufs… ou à faire se lever les plus récalcitrants…

On vous embrasse

Survivors aux Tobago-Cays (escale 31)

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On les aura attendus impatiemment et ils ne nous ont pas décus !!!

Kermotu a remis les voiles en direction du sud vers Saint-Vincent et les Grenadines avec quatre nouveaux équipiers. Destination phare pour la croisière, la trentaine d’iles composant les Grenadines reste intacte et nous acceuille dans ses eaux turquoises pour notre plus grand bonheur.

Nous ferons deux escales avant d’y entrer. La première à Ste-Lucie et la deuxième à Bequia, pour la clearance d’entrée sur ce territoire. Mais nous n’avons qu’une hâte, c’est de plonger dans ces eaux cristallines et de profiter de ces paysages grandioses. Dès l’arrivée, on se sent hypnotisé par les incroyables couleurs du micro-archipel des Grenadines, confettis de sable entourés de coraux. On est sous le charme immédiatement et nous apprécions notre chance de vivre de pareils instants.

Les Tobago-cays, réserve protégée, sont composés de 5 petits îlots perdus dans la multitude de coraux. Même leurs noms laissent rêveur : Petit Bateau, Petit Rameau, Jamesby, Baradal et Petit Tabac. La navigation s’est faite sans souci et nous entrons par la passe étroite en vérifiant la hauteur d’eau sous les coques. Nous poserons l’ancre devant Baradal et de là, avec Palmes, Masque et Tuba (PMT), nous nous régalons en allant de découvertes en découvertes. Les nombreuses tortues nous font un véritable ballet et tous les poissons coralliens sont au rendez-vous. Nos quatres équipiers ne savent plus où donner de la tête et vont même jusqu’à risquer leur vie pour admirer cette vie sous-marine…

Petit-Tabac est une de nos îles préférées. Un peu à l’écart des autres, elle se mérite par une jolie navigation et une entrée, un peu risquée dans son minuscule lagon. Mais le jeu en vaut la chandelle, les quilles de Kermotu font 1,20 mètre de tirant d’eau, nous permettant de mouiller au beau milieu de ce petit paradis… Elle a servi pour le tournage de Pirates des Caraïbes, quand le capitaine Jack Sparrow est débarqué sur une île déserte suite à la mutinerie de son équipage. On s’est pris, nous aussi, pour des pirates, en posant les pieds sur ce magnifique « décor de cinéma ».

On vous embrasse,

 

Sainte-Anne, en attendant… (escale 30)

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Encore quelques jours à attendre avant l’arrivée de nos prochains co-équipiers. Kermotu a posé son ancre dans la baie tranquille de Sainte-Anne pour une petite semaine. Une grande baie ouverte sur la mer des Caraïbes et normalement fréquentée par de nombreux bateaux. A la saison cyclonique, l’anse Caritan en voit partir une majorité, qui descendent se mettre à l’abri, plus au sud.

L’intensité du vent détermine une classification du phénomène cyclonique :

  • dépression tropicale, jusqu’à 34 Noeuds (63km/h)
  • tempête tropicale, jusqu’à 63 Noeuds (117km/h)
  • ouragan, supérieur à 63 Noeuds

Et les ouragans sont aussi classés en 5 catégories et plus, depuis Irma puisqu’elle a atteint des vents largement supérieurs à ceux de la dernière catégorie.

Pour l’instant, tout est calme. Nous subissons quelques ondes tropicales qui amènent des nuages chargés de pluies et nous voyons défiler les grains les uns derrière les autres. Cela ne nous empèche pas de profiter de belles balades et des animations dépaysantes de cette jolie petite bourgade. Quelques améliorations énergétiques sur Kermotu, nous a permis d’investir dans de nouvelles machines, bien utiles sous ces latitudes… La vie s’écoule paisiblement en attendant nos amis et avant de reprendre la navigation en leur compagnie.

On vous embrasse.

 

Le clan des Martiniquais (escale 29)

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C’est vraiment une très belle île, cette Martinique !  Nous sommes en arrêt-technique à Sainte-Anne et si,si,si, nous en sommes ravis…. Nous apprécions vraiment de prendre du temps ici, de rencontrer des gens formidables, généreux et ouverts aux autres. Que ce soit de nouveaux bateaux-copains ou bien des Martiniquais, nous nous régalons de tous ces bons moments.

Venant de métropole pour les congés d’été, nous avons rencontré Victor, Séverine et leur fille, Agathe. Apprenant que nous vivions sur un bateau, et pour changer d’environnement, ils nous ont proposés une superbe randonnée dans la forêt, en compagnie de Bernard, Hubert et sa fille Giovanna. Nous avons découvert une nature incroyable, luxuriante, mélangeant toutes les palettes de verts et distribuant, à qui sait les reconnaitre, des fruits excellents et mûrs à points. Après le « ti-décollage », à ne pas rater (citron vert arrosé de rhum blanc) accompagné d’eau de coco pour les plus sobres, nous voilà tous partis vers la cascade Didier. Dès le début de la randonnée, le ton est donné : la zone est interdite, barrée avec une chaine que tout le monde enjambe allègrement donc on suit les yeux fermés. Enfin pas trop quand même car la pluie a rendue le passage délicat. Puis nous arrivons au tunnel appelé le tunnel de la mort…. rien que ça !! Mais notre guide Bernard est toujours là et demande au « Céleste » une belle randonnée . Nous nous engageons donc à la queue leu-leu, en équilibre sur un énorme tuyau glissant, dans le noir et au milieu des chauve-souris et des serpents (on sert les fesses et on se concentre!). On est heureux d’arriver au bout sans être tombé dans la boue et là, on est éblouis par la Nature sauvage et magnifique. Nous marcherons et grimperons comme des cabris, grâce à l’attention et la force de Bernard, Victor et Hubert jusqu’aux deux cascades. Ce fût une merveilleuse journée qui se termina par un ti-punch aux épices, partagé avec beaucoup de générosité.

Quelques jours plus tard, nous avons participé, comme spectateurs, à la grande fête du tour des Yoles. Chaque année, ce sont des centaines d’embarquations qui accompagnent une quinzaine de Yoles dans une course autour de la Martinique. Cette année, une étape au Marin, nous a permis de vivre la course en directe, accompagnés de Sarah, Aurélien et Nael. Le lendemain, Victor et toute la troupe sont venus découvrir notre vie sur l’eau. Au son du Djembé de Bernard, la journée fût inoubliable.

On vous embrasse.

Sur la route… (escale 28)

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En continuant toujours notre route vers une zone cyclonique moins risquée et plus au sud, nous faisons escale dans l’archipel bien connu des Saintes. C’est toujours avec beaucoup de plaisir que nous posons l’ancre dans ce petit coin de France, situé entre la Guadeloupe et la Martinique. La quiétude et la beauté des lieux et des Saintois est un ravissement pour nous, même si le moyen de locomotion préféré est un peu bruyant…

Nous resterons deux nuits et une belle journée de promenade vers Grande Anse, la plage la plus à l’ouest de l’ile, interdite à la baignade à cause d’un fort courant et la présence de la piste de l’aérodrome. Hélas, les sargasses s’y sont accumulées et rendent la plage impratiquable. Cela ne nous arrête pas et nous continuons notre balade par la plage Rodrigue et retour au bourg en admirant les jolies maisons créoles et leur toit rouge. Une baignade devant les petites maisons de pêcheurs bordant la plage du centre et nous relèvons l’ancre direction la Martinique.

L’escale d’une nuit devant l’ile de la Dominique, que nous espèrons visiter un jour puis nous arrivons en Martinique après une navigation sereine et agréable. Premier arrêt à Saint-Pierre, au nord puis Fort de France, la capitale et enfin Sainte-Anne, notre préférée.

Après l’épisode de la tempête Béryl, vécue en Guadeloupe et le risque cyclonique de la saison, nous sommes obligés de vérifier la météo, une à deux fois par jour. C’est le grand sujet de conversation entre bateaux ! Heureusement pour nous, Eole nous laisse tranquille et nous décidons de rester dans le sud de la Martinique pour diverses réparations sur Kermotu, en attendant nos prochains équipiers.

La Martinique est une île pleine de musique, de chants et de belles traditions. Entre les journées bricolage, nous avons la chance de faire de jolis rencontres et de participer aux fêtes locales. Le sourire et la joie de vivre des gens rencontrés, nous laissent toujours en admiration. Nous profitons aussi de cette pause pour visiter un peu plus le sud de l’île. Entre autres, la Savane des Pétrifications. Ancien marais asséché sur le site d’un très vieux volcan, le paysage, totalement atypique et aride, est un ravissement.

On vous embrasse.

 

 

 

 

Saint Kitts et Nevis (escale 27)

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Notre descente vers le sud de l’arc Antillais reprend. La météo étant clémente, nous décidons de prendre notre temps et de faire des sauts de puces d’une ile à l’autre. Sur notre route, à une journée de navigation, c’est Saint-Kitts que nous rencontrons. St-Kitts ou Saint-Christophe baptisé par Christophe Colomb en mal d’inspiration…

C’est par une belle journée avec un bon vent que nous naviguons au portant jusqu’aux premières côtes puis le vent monte en rafales en s’approchant de la terre. Heureusement, protégés par le relief, la mer est plus calme et Kermotu s’en donne à coeur joie. Nous finissons par trouver notre mouillage devant une plage très animée. Il n’y a que très peu de bateau naviguant vers ces îles et cela est étonnant de se retrouver presque seul.

Une fois l’ancre posée, nous découvrons avec horreur que le chauffe-eau, caché dans une cale-moteur, a laché et c’est 200 litres d’eau qui se sont déversés autour du moteur. La chance, c’est que Philippe a regardé avant que la totalité de la cuve ne se vide et noie complètement le moteur!

Dès le lendemain matin, nous descendons à terre faire les formalités de douane. Basseterre est la capitale de St-Kitts et nous sommes très bien accueillis par le douanier de service (lors de la sortie à Nevis, les douanières seront tout autant aimables). Nous sommes très dépaysés en visitant cette ville. Là encore, un quai pour les paquebots géants et une mini-ville aseptisée pour les touristes qui y descendent, nous laissent sans voix. Il faut passer outre et s’enfoncer d’avantage dans la ville pour trouver le véritable St-Kitts. Nous passons la journée à marcher et déambuler dans la ville.

Le soir, nous changeons de mouillage pour espèrer une nuit plus calme. Nous trouvons une jolie plage près d’un port privé pour maxi-yachts et nous faisons la connaissance d’Elsa et Fabrice, bateau-copain Meleah. Nous avons osé aller jusqu’à cette belle marina où, malgré notre petite annexe, nous avons été accueilli comme si, nous étions avec un grand et beau navire ! Quelle agréable sensation….

La route se poursuit vers Nevis et la visite de Charlestown et de ses alentours. Le mouillage sur bouée est bien confortable et rassurant mais nous ne pourrons pas y rester plus de 2 nuits car une tempête tropicale pointe le bout de son nez et nous préférons prendre le large… L’ambiance calme, presque nonchalente, les jolies maisons alternant avec les plus modestes, les belles églises nous ont charmés et nous espérons revenir un jour, pour approfondir la découverte de tous les mouillages répartis autour de l’île.

On vous embrasse.

 

Des iles au nord… (escale 26)

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Depuis le départ des équipiers, le temps a vraiment changé. Une onde tropicale arrive et la pluie est vraiment plus abondante. Cela ne nous arrête pas pour autant. Nous avons décidé de prendre quelques jours pour visiter Saint-Martin et quelques iles voisines.

St-Martin est partagée entre la France et la Hollande depuis 1648. La légende veut que la frontière fût tracée, après une course à pied au pourtour de l’ile, entre un Français vers le nord et un Hollandais vers le sud. Le Français couvrit plus de distance et donna les 3/5ème des 90kms2 de l’ile.

Les cyclones de septembre derniers sont toujours très visibles et nous avons été très étonnés par le peu de recontruction. Les habitants ont repris leur vie au milieu des décombres. Nous avons rencontrés deux couples ayant vécu Irma et qui sont unanimes pour dire : le pire de cette catastrophe n’est pas le cyclone, en lui-même, mais les semaines qui ont suivies et l’état « après-guerre » que cela a engendré. Plus d’eau, plus d’électricité, plus de nourriture, presque tous les magasins pillés, le couvre-feu… Ce fut terrible. Ils n’ont pas du tout envie de revivre cela.  Un des deux a, d’ailleurs, quitté St-Martin depuis. Malgré tout cela, nous avons trouvé une ambiance très festive et très gaie.

Le soleil revenu, nous avons grimpé au sommet de l’ile d’où, la vue splendide, nous avons pu repèrer nos mouillages suivants : Ilet Pinel et Anse Marcel.

Après une petite navigation bien ventée et bien agitée, nous avons ancré à l’ile de Tintamarre, au nord-est de St-Martin.  Réserve naturelle inhabitée, nous y avons découvert de magnifiques plages. Puis, à une  journée de navigation, nous sommes arrivés à l’ile Fourchue au nord de St-Barthélémy et au centre d’une zone de réserve marine.

Trois jours passés dans ces iles inhabitées et nous voilà comme des « robinsons crusoés ». Quelle merveille de découvrir ces paysages, tellement différents les uns des autres et tellement captivants par la puissance qu’ils dégagent. Nous sommes repartis avec regrêts mais heureux d’avoir choisi ces mouillages à l’écart des autres.

On vous embrasse.