Mopélia (escale 136)

Nous voilà donc au terme de notre aventure Polynésienne!

Après trois ans, il nous faut quitter ces merveilleux archipels et nous avons décidé de continuer plus à l’Ouest vers la Mélanésie. Nous prenons deux jeunes équipiers, Pierre et Marius qui nous accompagnent pour découvrir la navigation à bord et voyager par la même occasion.

La dernière escale correspond à un des trois atolls le plus à l’Ouest : Mopélia ou Maupihaa.

C’est un arrêt un peu obligatoire et nous en avons beaucoup entendu parler car elle est habitée par quelques locaux, mais sans aucun moyen de communication ou de transport pour rejoindre les autres îles. La plus proche, Maupiti se trouve à 100 Mn soit 180 kms à l’Est (24h de navigation). Ce sont donc souvent les pécheurs de Maupiti ou les voiliers de passage, en partance vers l’Ouest qui assurent le ravitaillement ou le déplacement des locaux.

Comme l’atoll n’est pas bien grand, les mouillages sont bien protégés et plusieurs colonies d’oiseaux ont élus domicile sur les motu. Un bateau pirate allemand y fit naufrage à la fin de la première guerre mondiale, le Seeadler et les restes de son épave sont toujours sur le reef. Ce sera l’occasion d’un magnifique snorkeling.

Nous ferons la connaissance des habitants de l’île et resterons 5 jours dans ce petit bout du bout du monde…

On vous embrasse.

HUAHINE (escale 126)

Après le retour d’Edouard en France, nous avons décidé de rester dans l’Archipel de la Société, et tout particulièrement dans les Îles sous le Vent : les RAROMATAI.

Un vent fort et de direction plein Est ne nous a pas donné le choix des destinations. C’est l’Hiver Austral, ici, les températures sont un peu plus fraiches et nous sommes, théoriquement…, dans la saison sèche. Pourtant, nous avons essuyé beaucoup de grains voire de belles journées de pluie…

Les Raromatai se composent de cinq îles hautes : Bora-Bora, Huahine, Maupiti, Raiatea et Taha’a et de quatre atolls qui sont plus difficiles d’accès.

La navigation vers ces îles en partant de Tahiti est assez aisée. Elles se trouvent toutes au Nord-Ouest de Tahiti et donc le vent dominant nous y conduit assez facilement. Chacune est protégée par une barrière de corail avec une ou plusieurs passes qui nous permettent d’y entrer et de profiter des magnifiques lagons.

A l’opposé des Tuamotu, les passes sont, en général, larges et le courant y est plutôt faible. On peut donc entrer pratiquement tout le temps. Bien sûr, de mauvaises conditions météo nous feront éviter d’y passer. Le danger peut toujours être présent et nous restons toujours vigilants dans ces passages.

Nous avons pu explorer d’autres lieux que nous n’avions pas encore vu. Les vélos, bien pratiques, sont souvent de sorties.

Nous aimons bien ancrer dans le bleu magnifique de ces lagons, un peu plus éloigné des villages mais les paysages y sont souvent hypnotisant. Les grandes bandes de sable, derrière la barrière de corail nous permettre d’ancrer en toute sécurité et font un super terrain de jeux pour la planche à voile, le kite ou le Wing à foil.

Voici quelques moments partagés,

On vous embrasse.

La balade d’Edouard… (escale 125)

J’ai eu le grand plaisir de ramener dans mes valises, Edouard, un de mes filleuls qui a pu faire son dernier mois de classe sur Kermotu.

Nous avons donc organisé son séjour en « classe découverte ».

La première découverte étant bien sûr la navigation sur un catamaran de 44 pieds, ce qui n’est pas rien!! Edouard a donc appris à monter la grand voile, rouler et dérouler le génois, poser l’ancre et barrer.

Côté loisir, ce fût : snorkeling, escalade, paddle, randonnée, planche à voile et wing, Il a pu profiter de lieux extraordinaires pour pratiquer ces différents sports.

Il y a eu aussi des côtés corvées, avec grattage des coques, nettoyage des bois du bateau et vaisselle du matin.

Il a donc découvert deux archipels de la Polynésie française, celui des îles aux vents avec Papeete et Moorea et celui des Tuamotu avec Makatea et Rangiroa.

Que du BONHEUR!!

On vous embrasse.

HEIVA i Tahiti -2 (escale 123)

Nous avons été vraiment impressionnés par la force des porteurs de fruits, et nous avons hâte de voir la suite et de découvrir les autres sports traditionnels de la Polynésie.

Nous nous réveillons ce matin, ancré à la pointe Vénus et nous avons le privilège de nous trouver au beau milieu de la régate des pirogues à voile traditionnelles : le va’a ta’ie.

On imagine les ancêtres partant à la pêche dans des pirogues avec la coque creusée dans du Uru, des mâts en bambou, des voiles en pandanus, les cordages en fibres de coco… Aujourd’hui, avec des matériaux modernes, les pirogues à voile allient tradition et modernité.

Après ce spectacle inattendu, nous prenons nos vélos pour nous rendre au parc Vairai et assister aux autres sports traditionnels : la montée au cocotier, le débiteur de coprah, le lever de pierre, la lutte et les lanceurs de javelots.

Il y a un monde fou et nous essayons de trouver les bonnes places pour pouvoir filmer et vous faire participer aussi au spectacle!

Encore une fois, nous sommes impressionnés par la force physique nécessaire. Chaque sport correspond à une activité ancestrale pour se nourrir ou se défendre contre l’ennemi. La tenue traditionnelle avec le paréo et la couronne de feuilles ou de fleurs est obligatoire et elle sera aussi notée par les jury. C’est un régal pour les yeux !

On vous embrasse.

HEIVA i Tahiti, fêtes traditionnelles (escale 122)

Juillet 2022, Kermotu pose son ancre dans le beau lagon de Tahiti. C’est un mois particulier en Polynésie car c’est le mois du HEIVA, qui signifie  » la grande fête ».

Pendant plusieurs semaines, se déroulent des compétitions sportives comme les courses de pirogues, les épreuves de lancer de javelots, de portage de fruits, ou de lever de pierre, mais aussi des manifestations artisanales comme les sculpteurs, les graveurs sur nacre, le tressage de chapeaux et paniers, fabrication de colliers de fleurs et de coquillages…

La danse également est mise à l’honneur avec des groupes des différentes îles. Plusieurs catégories de Danses, avec des solos qui mettent à l’honneur les plus doués. Les prestations sont accompagnées d’un orchestre très dynamique avec de multiples instruments traditionnels dont beaucoup de percussions.

Pour cette première journée, nous nous rendons au parc Paofai, qui longe le port pour assister à l’épreuve de la course des porteurs de fruits.

Les porteurs confectionnent eux-mêmes leur charge. S’ils viennent des îles, il doivent s’occuper de l’acheminement jusqu’à Tahiti. La charge se compose d’un tronc de bois avec des fruits attachés aux deux extrémités. Le poids des charges est entre 30, 40 et 50 kg. Il existe une catégorie pour les femmes aussi : 15 à 30kg

Le porteur doit bien attacher ses fruits avec des matières naturelles car il peut être disqualifié s’il les perd pendant la course. Les charges sont pesées en début et en fin de courses, si une différence de 1 kg est constatée, le porteur est éliminé aussi.

Les fruits utilisés sont les bananes, oranges, manioc, pamplemousse, taro (tubercules). Les coureurs doivent être habillés en costumes traditionnels et pieds nus.

Cette course est un clin d’œil aux ancêtres qui allaient chercher leurs fruits dans les vallées et revenaient avec leur récolte sur un tronc de bambou chargé sur l’épaule. Un jour, deux hommes portant la même charge se sont défiés et de là est née cette compétition.

On vous embrasse.

Bora Bora, c’est ça… (escale 110)

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Bora Bora, est la plus célèbre des îles sous le vent, surnommée « la perle du Pacifique ». C’est là que l’on trouve le plus d’hôtels dans toute la Polynésie, là que se déroulent la plupart des voyages de noce. Bref le produit phare des catalogues touristiques.

Depuis quelques temps, les hôtels de luxe veulent offrir une vue totalement vierge sur le lagon et la montagne et les autorités locales ont donc mis en place des zones de mouillages obligatoires et payants pour regrouper les voiliers de passage.

A part celui devant le Yacht Club, les autres mouillages sont assez éloignés de l’île centrale et donc pas facile d’accès en annexe. Nous avons donc, peu mis pied à terre mais ce n’est pas grave car le lagon offre des couleurs extraordinaires et la vue sur la montagne est incroyablement belle.

Nous avons eu la chance de recevoir une petite partie de la famille et de partager cette beauté avec eux.

On vous embrasse.

Raiatea, l’île sacrée (escale 109)

A 219 km à l’Ouest de Tahiti, Raiatea occupe la partie Sud d’un vaste lagon qui abrite également Tahaa. L’agglomération d’Uturua est devenue le deuxième pôle commercial et urbain de la Polynésie. Peu de plages mais une île verte par excellence avec son point culminant à 1017 m.

Raiatea la Sacrée, siège du culte de ‘ORO ( Dieu de la fertilité et de la guerre ) et surtout première île où auraient débarqué les pirogues des anciens Mao’hi, la première aussi, dans la mythologie, à avoir émergé des eaux.

La navigation y est particulièrement facile avec des mouillages divins sur le sable devant les motu et devant le reef. Après une visite rapide de Uturua, la ville principale où nous trouvons de quoi faire un bon avitaillement, nous décidons de naviguer autour de l’île. Surprise, tous les bateaux des mouillages près de la ville, ont disparu. Nous nous retrouvons seuls dans des paysages grandioses.

Premier mouillage à coté de la passe Iriru, nous permet de remonter la seule rivière navigable de toute la Polynésie : Faaroa. Sur la rivière, le décor change complètement et au bout de la balade, nous accostons à un petit quai en bas du jardin botanique, que l’on visite bien-sûr ! Nous sommes un peu déçu du peu d’essences présentées, en comparaison avec les jardins botaniques des Antilles…

Le deuxième mouillage est sur une grande bande sablonneuse après la passe sacrée de « Te Ava Moa » d’où convergeaient autrefois les grandes pirogues de tout le Pacifique . Là nous rentrons de plain-pied dans l’Histoire de la Polynésie avec la visite du site historique de TAPUTAPUATEA…( très cool à dire…), Inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Ce lieu mythique est le berceau de la culture Maohi et Maori. Etalé sur 3 hectares, d’imposantes dalles de corail et de pierres volcaniques dressées et alignées témoignent de la splendeur passée. Ici, lieu de rencontre de toutes les autorités Polynésiennes, étaient célébrées les cérémonies d’investiture.

Notre dernier mouillage sera tout au sud de l’île, dans la baie de Faatemu où nous trouvons même des bouées pour nous attacher. Une belle baie entourée de part et d’autre de deux monts Oropiro 824m et Aahinui 577m. Magnifique et très calme.

Puis la remontée dans le lagon n’étant pas possible pour notre bateau, nous sortirons par la passe Toamaro avec une houle bien impressionnante.

On vous embrasse.

Huahine, on y est allé! (escale 108)

Huahine est une île encore différente. Née de trois volcans, l’île est composée de Huahine Iti (60km) et Huahine Nui (35km) et se réunissent par un pont. Longtemps gouvernée par des vahinés, l’île est connue pour être le symbole de la femme.

Malgré sa proximité de Tahiti, le tourisme reste peu développé. Huahine est bercée de la légende de Hiro, géant demi-dieu, qui coupa l’île en deux avec sa pirogue. Nous avons la chance d’y arriver en bateau et de visiter les différentes parties de l’île en mouillant sur différents spots.

Après la visite rapide du village principal Fare, nous découvrons à Maeva, un groupe de Marae qui entoure un fare Potee. Les Marae sont des anciens sanctuaires ou lieux de culte formés de pierres, symbole de dureté, de force spirituelle et de sacré, la pierre était pour les Polynésiens la plus noble des matières. Les Marae avaient une importance autant sociale que religieuse. leurs vestiges, visibles aujourd’hui, occupent une place importante dans le patrimoine et dans l’imaginaire des Polynésiens. Le Fare Potee est typique de l’habitat traditionnel. Ses proportions sont proportionnels à l’importance de ses habitants. Autrefois utilisé comme lieu de rassemblement, il est aujourd’hui consacré aux activités culturelles.

Nous continuons vers Faie pour apercevoir les fameuses anguilles à yeux bleues, sacrées pour les villageois car leur présence est un don divin et promesse d’une vie d’abondance !

Notre dernier mouillage se fera devant la plage d’un ancien hôtel détruit par un cyclone : le Hana Iti, construit par Paul Allen, co-fondateur de Microsoft, c’était un hôtel de luxe insolite avec des chambres dans les arbres. Sa plage est magnifique avec un petite balade qui nous permet de nous élever un peu et d’apprécier le paysage, puis nous prenons les paddles pour rejoindre le joli snorkeling de l’autre côté de la baie.

On vous embrasse.