Après Isaac, Kirk à Carriacou… (escale 36)

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Quittant les Tobago-Cays, nous continuons la route vers Union où nous ferons une escale d’une belle semaine. Nous y retrouvons plusieurs bateaux-copains et j’en profite pour m’exercer à la plongée en apnée avec Sarah de Maloya. C’est un exercise physique très intense que de se lancer à descendre de quelques mètres et essayer de retenir sa respiration. On nous a confié les secrets de la réussite qui sont :

1- une respiration abdominale profonde et la plus lente possible (le Pilate ou le Yoga peuvent être d’une grande aide)

2- une détente totale : musculaire et la plus importante… mentale.

Nous avons eu la chance de croiser la route de deux professionnels, un photographe en apné des fonds sous-marins et un moniteur de plongée sous marine. En appliquant les conseils des deux, les progrès ont été plutôt spectaculaires!  Enfin à notre niveau…. Quelques mètres en plus et quelques secondes supplémentaires mais bon, ça fait plaisir et c’est grisant!

Le mouillage de Frigate Island devant le village d’Aston est un super spot de Planche et de Kyte-surf, nous en profiterons aussi. C’est là que nous faisons la connaissance de Guirrec Soudée et de son incroyable odyssée accompagné de sa poule Monique! Ce jeune aventurier est parti seul, a traversé l’Atlantique puis est monté au Groenland où il est resté bloqué par les glaces pendant 130 jours  puis la route Nord pour rejoindre l’Alaska et en 4 mois sans escale, il est descendu en Antartique en traversant le Pacifique du Nord au Sud. Et pour finir, il est remonté le long de l’Amérique du sud jusqu’aux Antilles où nous l’avons rencontré. Il s’apprétait à retraverser l’Atlantique pour rentrer chez lui en Bretagne et préparer le prochain Vendée-Globe… HOUUU, ça décoiffe…. Il a écrit plusieurs livres dont un pour enfant qui vient de sortir aux USA. Monique a l’air d’apprécier sa vie de navigatrice et d’équipière de choc pour fournir des oeufs frais!

C’est là que nous entendrons l’avis de Tempête Tropicale Kirk. La trajectoire étant directe sur les Antilles, nous continuons plus au sud vers Carriacou où nous nous mettrons à la recherche d’un bon abri.

On vous embrasse.

 

Septembre, l’attente… (escale 35)

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   Pour beaucoup de navigateurs sur l’arc Antillais, le mois de septembre est un mois particulier où l’attente est une qualité primordiale. Les connexions internets sont fortement conseillées pour recevoir, plusieurs fois par jour, les bulletins météo qui arrivent de France, des Etats-Unis ou des Antilles… Bref on est scotché à nos téléphones et tablettes et les conversations vont bon train. Il n’y a pratiquement plus de bateaux de Charters (location) mais que des propriétaires qui veulent s’éloigner au mieux des Tempêtes tropicales qui peuvent se transformer en quelques heures en Cyclones et prendre une route aléatoire!

Nous avions décidé de retourner vers les Tobago Cays qui pouvaient nous offrir un abri sûr en cas de Tempête ne dégénérant pas en Cyclone. Isaac est passé beaucoup plus au nord et nous n’avons subi que des bonnes rafales accompagnées de pluies abondantes. La mer est restée houleuse le lendemain. Cela a fait bien plaisir aux sportifs du coin qui ont pu se dérouiller les gambettes.

Puis, au bout de quelques jours, tout est rentré dans l’ordre et les couleurs incroyables de ces îles sont réapparues, à notre plus grand bonheur!

Nous avons ensuite continué la descente vers Grenade, en nous arrêtant à Union pour profiter de Chatam bay, calme et moins ventée pour faire quelques bricolages sur Kermotu. Le luxe d’avoir 4 toilettes c’est aussi, le luxe de bien nettoyer ses évacuations… Cela n’avait jamais été fait! Nous avons découvert que le métier de plombier nautique… c’est pas facile! Au bout de 2 jours tout était nettoyé et réinstallé. On est tranquille pour 1 an! ouf

On vous embrasse.

 

 

Baliceaux et les tortues… (escale 34)

 

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Kermotu a repris la route du sud pour éviter de se retrouver dans les vents des tempêtes tropicales qui se succèdent. Nous retournons sur Béquia où nous retrouvons l’équipage de Maloya et son craquant Nael.

Mister Orton King est un natif de Bequia et après une vie bien remplie comme pêcheur en plongée en apnée, il a choisi de mettre son énergie à sauver les tortues imbriquées, espèce fortement menacée. Il en prend soin dans de l’eau de mer jusqu’à 3 ans puis les remet dans l’océan. Ces tortues sont capables de vivre jusqu’à 200 ans et plus mais elles sont rares à atteindre cet âge canonique. Les requins et l’homme surtout, sont ses deux prédateurs principaux, sa carapace ornée de magnifiques écailles est très recherchée. Depuis l’ouverture de son centre et son travail acharné, Orton King a déjà relaché plus de 2000 tortues. Dans la nature 1 oeuf sur 3000 devient une tortue et 15% au old hegg turtle sanctuary. Cette visite fût très interressante et nous avons même pu profiter de sa « old » voiture pour revenir au port.

On remet les voiles en direction de Baliceaux, accompagné de Sarah, Aurélien et Nael sur Maloya. C’est une ile déserte et dénudée, en dehors des routes habituelles des plaisanciers donc très peu fréquentée, à part quelques pêcheurs de Bequia et quelques vaches. Nous l’aurons pour nous seuls. Après un superbe snorkelling dans une eau cristalline et une belle balade dans les broussailles, nous finirons la journée sous les couleurs orangées d’un coucher de soleil Antillais.

On vous embrasse.

 

3 grands tours et puis s’en vont… (escale 33)

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Derniers jours dans l’archipel des Grenadines, nous devons faire la clearance de sortie à Bequia et rentrer en Martinique. C’est une jolie petite île assez prisée par les navigateurs car sa grande baie est très accueillante et les fonds y sont sûrs. Ses habitants sont plutôt des pêcheurs et l’arrivée de nombreux bateaux de passage, a permis son essor touristique.

Nous partons tôt pour pouvoir passer le canal de St-Vincent, puis celui de Ste-Lucie et la longer pour atteindre son point le plus au nord, Rodney Bay, où nous ferons la dernière escale avant de rejoindre la Martinique. La mer est assez démontée et les rafales de vent rendent la navigation plus périlleuse. Nos co-équipiers sont sur le pont, impeccables dans leurs Kways, toujours bon-pied, bon-oeil. Rien ne leur fait peur!!! Nous ferons même une arrivée de nuit, qui ne les impressionne qu’à peine! 

Le dernier canal entre Ste-Lucie et la Martinique peut-être difficile à passer, mais le soleil est au rendez-vous et le vent portant nous permet une superbe dernière navigation. Nous arrivons à Sainte-Anne pour poser l’ancre à l’anse Caritan. Une dernière belle balade pour rejoindre la plage des Salines, et c’est déjà la fin des vacances! 

Nous décernons une médaille d’OR à nos adorables amis qui nous ont permis de vivre des moments inoubliables. Nous leur souhaitons tout le bonheur possible. Ils nous manquent déjà!

On vous embrasse.

Nos petites escales… (escale 32)

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    Saint Vincent et les Grenadines, est composé d’un chapelet d’îles et îlets et minuscules îlots. Nous aimons toujours jouer les robinsons dans les petits endroits reculés où la foule ne se presse pas. Nous avons été très contents de faire découvrir ces petits joyaux à nos supers co-équipiers.

Petit Saint-Vincent est une île privée réservée à une clientèle très luxieuse. Une partie de la plage, le bar et le restaurant de plage sont quand même ouverts à tous et c’est une escale que j’aime beaucoup pour la jolie boutique et les articles de qualité qu’elle propose. Malgré les prix rebutants, on finit toujours par dénicher un tee-shirt ou une casquette que l’on garde ensuite précieusement (la mienne est tombée trois fois dans l’eau en naviguant et nous avons pu faire l’exercice de l’Homme à la Mer, réussi à chaque fois…). Cette année, l’hôtel est en travaux et nous y ferons une escale très rapide.

Morpion est tout près et est un incroyable et minuscule îlot de sable planté au milieu de l’océan. Nous y avons fait le « Marapion » habituel, sorte de petit marathon bien compliqué avec un pied sur le sable et l’autre dans l’eau… bref impossible mais une bonne rigolade.

Petit Nevis est une petite île au sud de Bequia. Elle a été utilisée par les baleiniers pour dépecer leurs prises jusque dans les années 1960. Il ne reste plus rien sauf des murets décorés de conques. L’endroit est sauvage comme on l’aime et on a fait crapahuter tout le monde sur ces hauteurs d’où la vue est magnifique….

La dernière ile visitée est une des plus grandes de l’archipel : Union. Nous y avons débarqué un dimanche soir et la rue de Clifton, la ville principale, complètement vide avec quelques habitants de temps en temps qui devaient bien se demander ce que l’on faisait là. On a finit par trouver les familles sur la petite plage. Les enfants prenaient beaucoup de plaisir à se retrouver dans l’eau et à rire tous ensemble. Notre mouillage préféré sur cette île sera sans conteste, Chatam Bay. Une belle plage perdue dans la nature. Les « happy hours » nous y attendaient, accompagnés d’une sono à décorner les boeufs… ou à faire se lever les plus récalcitrants…

On vous embrasse

Survivors aux Tobago-Cays (escale 31)

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On les aura attendus impatiemment et ils ne nous ont pas décus !!!

Kermotu a remis les voiles en direction du sud vers Saint-Vincent et les Grenadines avec quatre nouveaux équipiers. Destination phare pour la croisière, la trentaine d’iles composant les Grenadines reste intacte et nous acceuille dans ses eaux turquoises pour notre plus grand bonheur.

Nous ferons deux escales avant d’y entrer. La première à Ste-Lucie et la deuxième à Bequia, pour la clearance d’entrée sur ce territoire. Mais nous n’avons qu’une hâte, c’est de plonger dans ces eaux cristallines et de profiter de ces paysages grandioses. Dès l’arrivée, on se sent hypnotisé par les incroyables couleurs du micro-archipel des Grenadines, confettis de sable entourés de coraux. On est sous le charme immédiatement et nous apprécions notre chance de vivre de pareils instants.

Les Tobago-cays, réserve protégée, sont composés de 5 petits îlots perdus dans la multitude de coraux. Même leurs noms laissent rêveur : Petit Bateau, Petit Rameau, Jamesby, Baradal et Petit Tabac. La navigation s’est faite sans souci et nous entrons par la passe étroite en vérifiant la hauteur d’eau sous les coques. Nous poserons l’ancre devant Baradal et de là, avec Palmes, Masque et Tuba (PMT), nous nous régalons en allant de découvertes en découvertes. Les nombreuses tortues nous font un véritable ballet et tous les poissons coralliens sont au rendez-vous. Nos quatres équipiers ne savent plus où donner de la tête et vont même jusqu’à risquer leur vie pour admirer cette vie sous-marine…

Petit-Tabac est une de nos îles préférées. Un peu à l’écart des autres, elle se mérite par une jolie navigation et une entrée, un peu risquée dans son minuscule lagon. Mais le jeu en vaut la chandelle, les quilles de Kermotu font 1,20 mètre de tirant d’eau, nous permettant de mouiller au beau milieu de ce petit paradis… Elle a servi pour le tournage de Pirates des Caraïbes, quand le capitaine Jack Sparrow est débarqué sur une île déserte suite à la mutinerie de son équipage. On s’est pris, nous aussi, pour des pirates, en posant les pieds sur ce magnifique « décor de cinéma ».

On vous embrasse,

 

Sainte-Anne, en attendant… (escale 30)

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Encore quelques jours à attendre avant l’arrivée de nos prochains co-équipiers. Kermotu a posé son ancre dans la baie tranquille de Sainte-Anne pour une petite semaine. Une grande baie ouverte sur la mer des Caraïbes et normalement fréquentée par de nombreux bateaux. A la saison cyclonique, l’anse Caritan en voit partir une majorité, qui descendent se mettre à l’abri, plus au sud.

L’intensité du vent détermine une classification du phénomène cyclonique :

  • dépression tropicale, jusqu’à 34 Noeuds (63km/h)
  • tempête tropicale, jusqu’à 63 Noeuds (117km/h)
  • ouragan, supérieur à 63 Noeuds

Et les ouragans sont aussi classés en 5 catégories et plus, depuis Irma puisqu’elle a atteint des vents largement supérieurs à ceux de la dernière catégorie.

Pour l’instant, tout est calme. Nous subissons quelques ondes tropicales qui amènent des nuages chargés de pluies et nous voyons défiler les grains les uns derrière les autres. Cela ne nous empèche pas de profiter de belles balades et des animations dépaysantes de cette jolie petite bourgade. Quelques améliorations énergétiques sur Kermotu, nous a permis d’investir dans de nouvelles machines, bien utiles sous ces latitudes… La vie s’écoule paisiblement en attendant nos amis et avant de reprendre la navigation en leur compagnie.

On vous embrasse.