Plongées (escale 52)

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Les Saintes est un archipel bien attachant. Kermotu continue son périple autour de la Guadeloupe avec son équipage de choc. Toujours en compagnie de Claire, Bruno et Jeanne, Laure et Christophe nous ont rejoint pour profiter des joies des Antilles.

Mars est le mois du carnaval et chaque île organise son propre carnaval qui dure sur plusieurs week-end. Les costumes sont toujours bien travaillés avec des couleurs chatoyantes. Une bonne partie des habitants de l’île est présente et l’ambiance est bon enfant. Nous nous régalons de ces moments.

Un soleil magnifique nous accompagne et permet de faire de belles balades en snorkelling (palmes-masque-tuba). En 2007, un navire à passagers a coulé dans la baie des Saintes, lors d’une tempête tropicale. Posé sur le sol à une quinzaine de mètres de fond, il va enchanter les volontaires. Puis ce sera le tour du sîte du Pain de sucre et des gros rochers près de la plage de Boisjoli qui feront notre bonheur.

Nous remontons la côte Ouest de la Guadeloupe jusqu’au Nord pour ancrer dans le Grand Cul-de-sac marin. Nous n’avions jamais osé entrer à l’intérieur de cet espace de 245 km2 car il y a peu d’eau, un récif corallien de 29 km et le risque d’échouage est important. Nos amis de Maloya y étant ancré, nous décidons de braver l’inconnu. Il faut naviguer avec le soleil au zenith. Cela permet d’éclairer nettement les passages délicats et de respecter les passages indiqués. Bien nous a pris, car nous avons pu voir des couleurs incroyables et un univers immense et sauvage de mangroves. Ce sera la fin des vacances pour nos équipiers, il nous reste quelques jours avant l’arrivée de la dernière fournée d’équipiers… Nous en profiterons pour passer un peu de temps avec les bateaux-copains.

On vous embrasse.

 

 

 

 

RDV dans 30 ans… (escale 51)

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Le voyage de Kermotu reprend l’ordre chronologique de son voyage et récupère ses nouveaux équipiers à Saint François. Nous mettons les voiles directement pour la jolie île toute ronde de Marie-Galante. Située à 25 kms au sud-est, c’est la plus grande des îles satellites de la Guadeloupe. Le vent est porteur, nous ferons une très belle navigation et nous poserons l’ancre à l’anse Canot réputée pour ses eaux bleues.

Nous sommes heureux de partager ces moments avec de vieux copains de lycée et de planche à voile ! 30 ans plus tard, Claire et Philippe sont heureux de re-naviguer ensemble comme au bon vieux temps.

Nous louerons une voiture pour parcourir une partie de l’ile, nous commencons par la visite de la distillerie Bielle qui fabrique l’un des meilleurs rhum de Guadeloupe. Après une dégustation bien méritée, nous en sommes persuadés ! Puis l’habitation Murat, qui est une ancienne maison de maître du début du 19ème siècle en pierre de taille. Ce grand domaine, entouré de champs de canne garde trace de son passé dans les ruines des moulins et de la sucrerie. Le parc et la vue sur les iles au loin sont magnifiques.

Pour finir la journée, la jolie plage de la feuillère près de Capesterre fera le bonheur des baigneurs.

Jeanne a sorti son matériel d’aquarelle et nous sommes en admiration devant les oeuvres qu’elle produit. Je me permets de vous en partager quelques-unes dans la vidéo.

Déjà, il faut retourner vers St François pour récupérer Laure et Christophe qui arrivent de France. En les attendant, nous irons conquérir la spectaculaire Pointe des Chateaux, ou « pointe du Raz Antillaise ».

On vous embrasse.

 

La petite Odyssée (escale 50)

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Pour la 50ème escale, le voyage de Kermotu a fait une légère entorse à sa chronologie. Les derniers équipages nous en voudront pas, j’espère, car ils ne perdent rien pour attendre, leur tour viendra bientôt. Mais là, Kermotu a vécu quelque chose de très nouveau et attendu depuis un certain temps.

Dans les rencontres entre bateaux, la question : «comment s’est passée votre transat ?» est une sorte de passeport du navigateur confirmé. Comme nous avons acheté le bateau directement en Martinique, nous n’avons pas fait cette longue traversée, et il nous manquait donc cette expérience de plusieurs nuits en mer. Voilà c’est chose faite !

La route des Bahamas a toujours été marquée dans le programme du voyage. Mais la période pour y naviguer sereinement est plutôt courte. Il faut éviter la saison des ouragans de juin à novembre mais également les Northers, vents violents et froids qui peuvent sévir jusqu’en mars et lever une mer très forte. Nous avions donc décidé de consacrer Avril et Mai à la découverte de ce grand et magnifique archipel.

Quelques jours de préparation à St Martin, Courses alimentaires pour quelques semaines car tout est très cher aux Bahamas, Révisions de quelques points importants du bateau, Achat de quelques pièces détachées introuvables ailleurs. Et surtout l’ acquisition du drapeau des Bahamas qui viendra flotter fièrement sur Kermotu, et nous accompagnera dans cette belle aventure.

Nous avons quitté la baie de Marigot, en fin d’après-midi pour passer l’archipel des Vierges Britanniques le lendemain matin et ne pas risquer de taper un caillou en pleine nuit. Puis les jours et les nuits se sont enchaînées avec un vent souvent très fort la nuit, et plus calme en pleine journée. Sans grand voile et avec 1/3 du génois, nous faisions encore des pointes à 7/8 nœuds. La houle importante ne nous a pas trop lâchée pendant tout le voyage et nous a beaucoup impressionnés.

Après deux nuits, la distribution des rôles était faite : Philippe restait aux commandes jusqu’à 3 ou 4 heures du matin puis Florence jusqu’au réveil de Philippe.

Kermotu a été nickel et nous a amenés à bon port après 5 jours de navigation, heure pour heure, et les belles conditions météo, nous ont donnés envie de poursuivre l’aventure.

On vous embrasse.

le retour du Jedi … (escale 49)

 

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Encore une fois, nous avons quelques jours de libre avant l’arrivée de nos prochains équipiers. Nous restons au sud de la Guadeloupe sur des mouillages qui nous permettent de pratiquer la planche et le paddle. Nous redécouvrons le spot de St François puis celui de Ste Anne où les lagons permettent de pratiquer en toute sécurité.

En faisant quelques courses, Philippe tombe sur une affiche annonçant une régate de planche à voile. Son esprit de compétiteur reprend le dessus et nous nous organisons pour être présents à la compétition. Philippe est ravi de l’aubaine et fera bonne figure devant les guadeloupéens ( trop fort, mon Jedi!…)

Nous avons visité le nouveau musée, dédié à la mémoire de l’esclavage, le mémorial ACTe. Situé à l’entrée de la rade de Pointe à Pitre, son architecture aérienne et originale est remarquable. Je ne pourrais pas vous montrer des photos car elles sont interdites dans l’enceinte. Muni d’ un audioguide gratuit, qui se déclanche seul lors de son propre cheminement dans les différentes salles, nous avons beaucoup apprécié cette visite.

Nous avons aussi craqué pour un petit congélo qui nous permet de garder des denrées plus longtemps mais surtout de manger des glaces à volonté!!!! Attention la ligne…

On vous embrasse

Bella Antigua (escale 48)

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Antigua et Barbuda ne forment qu’un seul pays. Découverte par Christophe Colomb en 1493, Antigua tire son nom de l’église « Santa-Maria-la-Antigua » de Séville. Au vue de sa sécheresse, les Espagnols la laissèrent aux Anglais et grâce à ses abris naturels, elle devint l’un des atouts majeurs de la force navale britannique dans les « West-Indies ».

Nous accueillons la maman de Philippe et Juliette, notre nièce et nous partons quelques jours à la découverte de cette jolie île située à 5 heures de navigation au nord de la Guadeloupe. Un vent portant et une mer plutôt calme nous accompagnent pour y arriver.

La clearance d’entrée sera faîte à Jolly Harbour, une vaste zone lacustre formée d’iles artificielles avec des maisons très colorées qui forment des labyrinthes de canaux où chaque lot a son ponton privé. grand luxe ! Puis après une belle naviguation, nous jetterons l’ancre devant une jolie plage : freeman’s bay. Tout près du repaire de Nelson ou English Harbour qui fût l’arsenal et le port d’une partie de la flotte Anglaise vers 1750. Les belles restaurations débutées en 1950 permettent de voir l’organisation du port d’origine.

Avant la visite de la capitale St John, nous ferons escale dans une baie aux eaux turquoises, le temps d’une plongée sur l’épave qui trone à l’entrée et la visite de ruines surplombant Deep bay,

Le temps est passé bien vite et nos trois coéquipiers reprennent déjà la route de la métropole.

On vous embrasse.

 

 

 

Nos amis du bateau Maloya (escale 47)

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Nous avons rencontré Sarah et Aurélien et leur craquant petit Nael en Août 2018, au mouillage de Ste Anne en Martinique. En revenant des courses, philippe a tout de suite reconnu le logo sur la coque de leur Océanis 411. Ils nous ont gentiment invités à prendre l’apéro et de là, est né une belle amitié. Comme Philippe, ils sont fans de glisse : planche à voile, Kyte et surf ( ils sont tous les deux, d’anciens champions de Windsurf) et comme nous, ils ont décidé de vivre une belle parenthèse de vie sur leur bateau. Nous étions fait pour nous entendre…

La période cyclonique nous obligeant à descendre vers le sud, nous avons navigué de conserve et passé pas mal de temps ensemble entre Août et Novembre. J’ai craqué pour le petit Nael (1 an 1/2) qui a adoré se dégourdir les jambes sur notre trampoline et regarder les poissons à travers les mailles.

Leur blog : poussé par le vent.com  est suivi par de nombreux followers et ils sont très présents sur les réseaux sociaux.  Sur le blog, un espace est réservé aux bateauxcopains et Sarah a publié une interview sur notre aventure que je vous retransmets :

Tout plaquer pour vivre la retraite avant l’heure en voilier

KERMOTU la retraite avant l'heure

Nous avons rencontré Philippe et Florence au mouillage de Ste Anne en Martinique. C’est alors qu’est née une véritable histoire d’amour entre Nael et le trampoline de leur Hélia 44 « Kermotu » . Ensemble nous avons parcouru les Grenadines et nous nous croiserons sûrement de nouveau au vu de leur programme de navigation. Je ne vous en dis pas plus et leur laisse la parole.

Pavillon : français

Nom du bateau : Kermotu

Date de départ : 4 mai 2018

Programme : Les Caraïbes puis la Polynésie française

Type du bateau : Helia 44, Fountaine Pajot

Equipage : Florence (Fofo) et Philippe (Fifi) Hirtzmann

 

Pourquoi avez-vous programmé ce voyage en bateau ?

Pour avoir du temps et en profiter ! Partir en bateau nous permettait de vivre quelque chose de fort à deux. A 50 ans, on en fait plus qu’à 65, l’âge légal de la retraite (67 ans minimum pour nous) nous paraissait trop loin.
L’autonomie de nos 3 enfants nous permettait de partir l’esprit tranquille.

 

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Votre expérience de la voile avant le départ :

Fifi : 4 ans d’Optimist, 40 ans de planche à voile, quelques semaines de monocoque en famille, quelques semaines de location de cata aux Antilles, quelques régates d’entrainement d’hiver à La Turbale.

Fofo : des week-ends et des nav’ sur le bateau paternel, 1 traversée de la Manche A/R vers 15 ans, puis comme Fifi.

Que trouvez-vous le plus dur dans cette nouvelle vie à bord ?

Fifi : 1 problème par jour = 1 dépannage par jour
Fofo : le sentiment de perte d’indépendance personnelle (en comparaison à ma vie d’avant)

Avant de partir vous étiez chacun chef d’entreprise, vous avez tout vendu pour partir, vous avez également quitté vos 3 enfants. Est-ce que cela s’est fait naturellement ? 

Après 50 ans d’une vie trépidante, cela ne peut pas se faire naturellement. Pour Fifi, prendre la décision n’a pourtant pas été dure, c’est la mise en oeuvre qui a été éprouvante. Pour Fofo, les doutes ressurgissent régulièrement…

Est-ce facile de quitter sa zone de confort lorsque l’on a créé une entreprise qui roule et que l’on a des enfants qui sont grands ? 

Fifi : étonnamment, oui très facile mais totalement absurde car la vente de l’entreprise ne s’est pas faite par dépit mais par envie d’autre chose.
Fofo : Oui, quand c’est le bon moment ! Ce qui a été le cas.

Aujourd’hui lorsque vous regardez en arrière vous trouvez-vous audacieux ? 

Oui car on ne rencontre pas beaucoup de cas identiques au nôtre sur l’eau (jusqu’à maintenant..) C’est la première fois que l’on prend une décision qui n’est dictée par RIEN. C’est la première fois que l’on habite là où on veut quand on veut sans être guidé par des choix de carrières ou d’atavismes familiaux.

Kermotu, la retraite en voilier

Vous rendiez-vous compte des choix que vous preniez à  cette époque et des conséquences que cela aurait sur votre vie?

Oui car cela a été très réfléchi (7ans) et les conséquences étaient très lourdes.

Qu’est-ce qui vous fait dire que vous avez vraiment pris la bonne décision ? 

Fifi : je trouve toujours que j’ai le plus beau bateau ! Et tous les jours, la meilleure capitaine du monde…
Fofo : je trouve toujours que j’ai le plus beau bateau ! Et tous les jours, le meilleur capitaine du monde…

Quels sont vos plans pour le futur? 

1 an aux Caraïbes encore puis la Polynésie si tout va bien, après… retour au travail ou on continue un peu encore…l’avenir nous le dira !

Philippe, quelqu’un nous a dit que tu n’étais pas du tout bricoleur avant d’acheter ton bateau? Est-ce un handicap ? As-tu fait des progrès ? Prends-tu plaisir à réparer, mettre au point maintenant ? Est-ce pour toi un frein à cette vie en mer ou pas du tout ? Que dirais-tu à ceux qui ne sont pas les rois de la bricole et qui veulent également acheter un bateau?

Mauvaise info, je SUIS un bricoleur ! mais par obligation et jamais par plaisir, mais depuis Kermotu, je découvre la satisfaction du devoir accompli à chaque problème résolu. Et surtout le luxe d’avoir du temps et de l’utiliser pour résoudre tranquillement chaque nouveau problème.

« Il ne faut pas en avoir peur, tout s’apprend avec le temps »

Florence, être loin de tes enfants est quelque chose qui semble de toucher. Y a-t-il de bonnes surprises à ces nouveaux échanges à distance ? Vous rejoignent-ils parfois ? Est-ce un frein pour toi à mettre plus de milles entre la France et Kermotu ?

Fofo : c’est un sacrifice insupportable de s’éloigner mais c’est aussi la vie de voir ses enfants partir de leur coté. Oser lâcher la corde, respecter leur choix tout en les aimant encore plus fort. C’est aussi le choix de resserrer les liens du couple, de vivre et découvrir quelque chose de nouveau, ensemble.

A part Paul, qui partage notre passion de la voile, c’est plutôt nous qui irons voir Inès et Xavier.

 

Le mot de la fin

Nos 6 premiers mois sont passés à la vitesse de l’éclair ! On a rien compris… mais on adore.

Pour ceux qui se posent des questions : FONCEZ, si vous en avez envie, mais seulement si l’envie est réellement partagée.

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle! » Paulo Coelho

On vous embrasse

Barbuda, on reviendra! (escale 46)

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Avant un petit retour en métropole, nous avons voulu faire découvrir la superbe île de Barbuda à Paul, qui nous accompagne encore pour quelques jours.

Très souvent, lors de nos navigations, nous constations un tremblement de Kermotu, assez désagréable lors des pointes de vitesse. Cela nous embettait fort et donc, nous avons décidé de changer nos hélices, responsables de cette gène. Sous les conseils avisés de Régis Guillemot, Philippe a cassé la tirelire et a équipé Kermotu de magnifiques hélices tripales repliables. L’avantage est qu’elles prennent une forme aérodynamique quand le bateau est sous voile, ce qui permet de gagner en vitesse et d’éviter les tremblements du bateau.

Nous sommes alors partis découvrir la magnifique Barbuda, au nord de la Guadeloupe. Une île entièrement coralienne, très plate, avec des lagons à couper le souffle. Nous ancrerons à Low Bay puis Cocoa point. Deux spots incroyables de Kytesurf et de Planche. Les couleurs de la mer, nous ont laissés sans voix! C’est, sans hésiter, dans le Top 5 des plus beaux mouillages que l’on a fait jusqu’à maintenant. Hélas, nous n’avons pû rester que 2 jours et il nous reste énormément à découvrir sur cette grande île. Nous reviendrons!

On vous embrasse.