
Le voyage du blog reprend après un arrêt prolongé pour une très belle raison (escale150)…
Après être passé par Tanna, Efate, et Malekula, Kermotu continue sa route vers le nord du Vanuatu pour ancrer sur la plus grande île de ce magnifique archipel : Espirito Santo. C’est également la plus peuplée avec Luganville comme capitale. Pendant la seconde guerre mondiale, Santo devient une importante base militaire Américaine avec la construction d’une base aérienne. Il reste des épaves très réputées pour les plongeurs.
Mais surtout, elle cache dans sa nature luxuriante des sortes de grottes immergées, plus ou moins circulaires : les fameux Trous Bleus. C’est la première chose que l’on veut voir !
Nous naviguons donc, le long de la côte Est de l’île pour arriver dans une grande baie parsemée d’îles et d’îlots. Certains passages sont dangereux pour le cata mais Philippe gère parfaitement et nous nous retrouvons ancré dans une sorte de piscine bleue entourée de végétation. C’est magnifique et nous sortons immédiatement le drone pour voir si nous trouvons la fameuse rivière qui mène au trou bleu.
En effet, sa couleur bleu clair ressort tellement dans cette végétation verdoyante qu’elle n’est pas difficile à suivre. C’est en paddle que nous irons visiter cette rivière jusqu’à sa source.
Nous nous arrêtons sur la plage où débute la rivière et nous rencontrons Philibert et sa femme qui habitent tout près. Ils nous préviennent que l’accès est privé et que le propriétaire nous fera payer près du petit pont. Nous voilà avertis et c’est parti !!!
Incroyable remontée de cette rivière féérique sur une eau cristalline où se reflètent les arbres verts. C’est à couper le souffle, et nous prenons tout notre temps tellement nous sommes éblouis.
Et puis… c’est l’arrivée à la source… Et là, c’est le choc !!! Le bleu paraît surnaturel, irréel et pourtant c’est là, devant nos yeux. Nous resterons un bon moment à nager dans cette eau douce et fraîche, à admirer ce joyaux de la nature. Quel incroyable Bonheur !
Au retour, nous passerons plus de temps avec Philibert et sa grande famille qui vivent là, loin de la ville. Ils nous ont beaucoup touchés par leur gentillesse et leur générosité. Leur vie simple mais qui est souvent bouleversées par les aléas climatiques. Hélàs nous les quitterons d’ailleurs assez rapidement à l’annonce de l’arrivée d’un cyclone.
On vous embrasse.