4 jours de Road-trip autour de la Nouvelle Calédonie (escale 162)

Toutes les bonnes choses ont une fin, dit-on!

Pour terminer notre découverte de la Nouvelle Calédonie, nous avons décidé de louer une voiture et d’effectuer le tour de la Grande terre. Elle est quand même longue de 400 km et large de 64km. Il y a plusieurs routes qui la traverse et nous choisissons la première qui nous conduira à Thio puis Canala pour dormir dans la tribu de Clarisse. La route est longue mais incroyable de luxuriance. Nous grimpons la montagne et trouvons les paysages plus exceptionnels les uns des autres.

Nous nous arrêtons a Thio pour visiter le petit musée sur la mine, déjeuner puis une petite rando sur le sommet du Bota Méré.

Nous reprenons la route pour Canala. Cette route est à « horaire ». Non goudronnée, étroite et longue de 36km, les voitures ne peuvent pas se croiser, donc les heures paires dans le sens Thio-Canala et les heures impaires, c’est l’autre sens qui peut l’emprunter. Nous calculons notre horaire et nous nous lançons assez tôt dans l’après-midi. Bien nous en a pris car nous apprendrons qu’elle sera fermée juste après notre passage. Cela nous a fait gagner 3heures !!!

Puis c’est la route vers Hienghène et ses fameuses formations rocheuses de calcaire noir. Le Sphinx et la Poule couveuse sont des sites incontournables et symboles de l’archipel calédonien.

Nous passerons la nuit chez Julie dans la tribu de Tendo. La route nous parait très longue et nous nous enfonçons bien loin dans la montagne verdoyante. La route finit en terre et nous avons l’impression d’être au bout du bout du monde! Nous visitons le village et comprenons que nous dormirons dans des huttes très rustiques mais nous en garderons un très bon souvenir!

Puis nous partons vers Koumac, où nous retrouverons les bateaux copains Water tribes et Chindoa pour une super soirée. Nous passerons sur le dernier Bac pour traverser la rivière de la Ouaième et nous visiterons les incroyables grottes de Koumac. Avec les copains, nous profitons de la journée visite de l’ancienne mine de Chrome de Tiébaghi, inscrite au patrimoine de la Nouvelle Calédonie. Il reste un village fantôme car tout a été abandonné en 1964, les ouvriers ont tout laissé sur place : outil, machine, effets personnels. Les Bâtiments ont été rénovés depuis 2001 et un grand travail de reconstitution est en œuvre.

Nous reprenons la route vers le sud et tentons la découverte du cœur de Voh mais nous ferons la randonnée un peu tard dans la journée, ce qui nous permettra pas de bien le distinguer. Puis c’est le rocher du Bonhomme de Bourail et la faille aux requins. A chaque fois nous apprécions les randonnées dans des paysages si différents et si beaux.

Puis le retour à Nouméa sur Kermotu qu’on emmènera se dégourdir les quillons dans la superbe « baie Papaye ».

On vous embrasse.

Gwénolé, musée, rivière et îlot Maître ( article 161 )

Toujours en Nouvelle Calédonie, nous continuons de visiter ce gros caillou!

Nous avons retrouvé Gwénolé, un bon ami de notre fils Paul, qui gentiment, met sa voiture à notre disposition. Après la visite du fameux musée de TJIBAOU, nous profitons pour explorer un peu plus l’intérieur de l’île et nous partons découvrir le parc de la rivière de Dumbéa. Nous remontons la rivière sur quelques kilomètres et profitons de l’aubaine pour nous baigner dans de l’eau douce. Un vrai bonheur!

Puis avec un autre couple de bateau-copain, nous découvrons le parc provincial de la rivière bleue et son étrange forêt noyée avec des centaines de troncs de chênes blanchis qui émergent du lac Yaté. il parait que la ballade de nuit vaut le détour mais nous la ferons en kayac et de jour! Pas mal non plus!! Nous avons eu aussi la grande chance de croiser l’oiseau emblème de la Calédonie : le Cagou, qui ne vole pas et niche au sol. il est, hélàs, menacé d’extinction.

Et enfin, l’îlot MAITRE, le spot incontournable des amateurs de sports de glisse. A quelques heures de navigation de Nouméa, l’ îlot s’étend sur un peu plus de 700m de longueur pour à peine 150m de largeur soit une superficie de 0,5 km². Il dispose sur sa côte Est d’un lagon exposé aux alizés qui offre un plan d’eau incroyable et très propice au kitesurf en priorité. Nous y retournerons plusieurs fois pour le grand bonheur de Philippe et pour des débuts bien prometteurs pour moi…

On vous embrasse

Île des PINS (escale 160)

Depuis longtemps, on nous parlait de cette île lointaine, ce minuscule joyau posé à l’extrémité sud de la Nouvelle-Calédonie, comme d’un paradis terrestre. Aussitôt la météo favorable, nous quittons Nouméa pour rejoindre l’île des Pins, à une centaine de kilomètres.

Le vent frais nous surprend et nous oblige à ressortir bonnets et polaires, un clin d’œil aux contrastes du Pacifique. L’arrivée se fait exclusivement dans la baie de Kuto, seule zone autorisée pour les bateaux. Mais dès l’ancre jetée, le décor nous transporte : une plage au sable blanc, aussi fin que de la farine, bordée de majestueux pins colonnaires, dressés comme des flèches vers le ciel.

Nous y resterons plusieurs jours, avant d’y revenir deux semaines plus tard pour prêter main forte à la pharmacienne locale. Les vélos deviennent nos compagnons pour explorer les trésors de l’île : les grottes mystérieuses, le sommet offrant une vue époustouflante… et surtout, l’inoubliable piscine naturelle, dont la beauté dépasse toutes les promesses.

Nous aurons aussi le privilège de participer à une fête locale à Vao, et à la messe dominicale dans l’église construite en 1860, ornée d’un clocher classé aux monuments historiques. Hélas, ce lieu chargé d’émotion fut ravagé par un incendie lors des événements de juillet 2024.

Cette escale demeure l’une de nos plus belles. Un havre isolé, d’une beauté éblouissante, qui restera gravé dans nos souvenirs comme une promesse silencieuse de paix et de grâce.

On vous embrasse.

Ilots du nord de la Nouvelle Calédonie ( escale 159)

Encore une fois, Kermotu navigue dans le grand lagon de la Nouvelle Calédonie.

Celui-ci est parsemé de petits îlots inhabités et chacun plus magnifiques les uns que les autres. Par beau temps, nous aimons fouler le sable fin comme de la farine, voir les centaines d’oiseaux jouer avec les vagues ou se reposer sur la plage. Même si nous avons essuyé quelques jours de tempête bien impressionnants, la beauté de cette nature est époustouflante.

Nous avons plaisir à vous partager ces quelques images, et dédions cette vidéo à notre ami Marc.

On vous embrasse.

Îlot Amédée et son phare (escale 158)

Le lagon de la Nouvelle Calédonie est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco! Pour vous dire comme c’est beau et comme nous y avons trouvé un magnifique terrain de jeu pour les quillons de notre cher Kermotu.

Dès que la météo le permet, nous partons l’explorer et admirer ses palettes de couleurs bleues et vertes. Au milieu de cette petite mer intérieure, se trouvent une multitude de petites îles, appelées ici « îlots ».

Le plus connu et le plus visité est l’îlot Amédée qui se trouve à environ une heure de Nouméa en Taxi-boat ou en navette, soit 25 km de Nouméa. Avec Kermotu, c’est plutôt 2 heures de navigation pour attraper une des bouées, mises à disposition pour les voiliers. Nous y retrouvons nos amis de Water Tribes et nous décidons d’y rester quelques jours. Le soir, tout est calme car les touristes, venus à la journée sont repartis et la météo est clémente. Seuls les « Tricot Rayés », petits serpents marins, sont chez eux sur l’île. Ils ont un venin mortel mais ne sont pas du tout agressifs et restent très craintifs. Nous ferons quand même très attention où nous poserons les pieds!

Le lendemain, c’est découverte de l’îlot et visite du phare au programme. Attention, il n’est ouvert qu’aux heures de la navette principale qui dessert l’îlot.

Ce phare est visible de très loin et domine la petite ile. Suite aux nombreux naufrages de navires entrant dans le lagon de la Nouvelle Calédonie, il a été décidé de construire un phare près d’une des passes principales, la passe Boulari.

C’est à Paris qu’il a été dessiné puis construit et même monté près de la butte Chaumont pendant 2 ans. Puis il fut démantelé en 1265 pièces et fut transporté par la Seine au Havre puis jusqu’en Nouvelle Calédonie et 10 mois supplémentaires pour le remonter sur l’îlot Amédée. Il a même son frère jumeau à Roches-sur-Douvres dans la Manche.

Haut de 56 mètres, le phare Amédée est l’un des plus grands phares du monde, dans le plus grand lagon du monde.

On vous embrasse

Grande barrière de Corail et petit îlot UA (escale 157)

Nous voilà partis pour une belle navigation dans le sud de la Nouvelle Calédonie.

La grande île appelée «  La Grande Terre » ou « le caillou » pour les intimes, a une forme de baguette de 400 km de long pour 46 km de large. Cette grande terre se trouve au milieu d’un gigantesque lagon,et celui ci est entouré par la seconde plus grande barrière de reef au monde (1600 km de long), C’est tellement grand et beau qu’elle est reconnue comme un site du patrimoine mondial de l’Unesco ;

C’est la fin de l’année et nous sommes surpris du froid ambiant. Nous avons ressortis, les polaires, les vestes de quart et tout les vêtements chauds que l’on a à bord. Heureusement, le soleil est de la partie et nous accompagne pendant toute nos découvertes.

Nous naviguons deux jours avant d’atteindre un point suffisamment Sud et protégé pour ancrer et passer la nuit près du reef. On se retrouve totalement seul et au beau milieu de l’océan. 4 mètres d’eau seulement sous les quillons et une impression d’avoir posé l’ancre au fin fond de l’océan.

Nous levons le drone pour nous rassurer et constater que le reef est bien devant nous et nous protègent des vagues de l’océan. Quelle drôle de sensation mais c’est magnifique !… Même si la nuit a été un peu entrecoupée de quelques appréhensions de se retrouver bloqués sur les cailloux…

Le lendemain, nous décidons d’explorer les petits îlots voisins, entre autres l’îlot UA. Nous ancrons devant à coté de deux autres bateaux qui sont venus se perdre aussi au bout du monde.

A terre, le sable est d’une pureté incroyable et nous faisons le tour de cette île en admirant les colonies d’oiseaux marins, les sternes néréis. Nous faisons très attention à ne pas trop les déranger et surtout de ne pas marcher sur les œufs qui sont posés directement sur le sable chaud.

A notre plus grand plaisir, une colonie de Dauphins gris s’amusent à faire la course avec notre annexe . Nous dépassons le bateau et continuons la course pour notre et leur plus grand plaisir…

Nous avons vraiment beaucoup de chance d’être dans ce paradis terrestre mais les bonnes choses ont une fin et nous nous rapprochons de Nouméa pour ancrer sur l’île Sainte Marie et assister de loin au feu d’artifice lancé pour la nouvelle année! Belle année à tous ( Mieux vaut tard que jamais ;-))) )

On vous embrasse.

Baie Majic et sources chaudes, Nouvelle Calédonie, (escale 156)

Nous continuons notre découverte de la grande Baie de Prony, au sud de la grande terre de la Nouvelle Calédonie. C’est un véritable enchantement de marcher sur cette terre rouge au milieu d’une végétation verte sous un ciel presque complètement bleu. Les contrastes sont saisissants et cela semble presque irréel.

Tout au fond de cette grande baie, nous ancrons dans la baie du carénage, supposée être un trou à cyclone. Nous n’en sommes pas vraiment convaincus mais comme ce n’est pas d’actualité, nous recherchons les fameuses sources chaudes qui sont normalement tout près.

Après la remontée d’une première petite cascade à l’eau laiteuse, nous finissons par trouver la source des Kaoris, aménagée depuis 1878. Heureusement les différents projets d’hôtels, d’hôpital, de sanatorium ou d’exploitation des eaux minérales n’ont jamais vu le jour et les sources sont toujours là, aménagées pour les randonneurs ou pour les bateaux de passage.

La navigation suivante nous amène dans la partie Sud-Est de la baie de Prony. Quelques bouées nous attendent sagement, encore une fois nous serons seuls dans ce lieu enchanté : La Baie Majic.

Nous mettons rapidement pied à terre pour rejoindre le chemin de randonnée qui nous permet d’accéder au cap N’Dua par l’observatoire et le phare des baleines. Nous serons complètement subjugués par la beauté de ces paysages, les contrastes des couleurs et la végétation qui peine à tenir sur cette terre rouge riche en minéraux. C’est absolument magnifique et nous restons hypnotisés par tant de splendeurs.

On vous embrasse.

Ilot CASY, Nouvelle Calédonie (escale 155)

Après six mois de navigation à travers l’immensité de l’océan Pacifique, Kermotu retrouve enfin un territoire français : la Nouvelle-Calédonie ! À peine nos pieds posés sur le sol, une agréable surprise nous attend : Gwénolé, un ami de Paul, est là pour nous accueillir. Très vite, nous replongeons dans le confort des habitudes terriennes : cinéma, supermarchés bien fournis, et même rendez-vous chez le dentiste ou le médecin… Un vrai retour à la civilisation !

Une fois les formalités d’entrée passées, l’appel de l’aventure nous pousse à explorer l’intérieur du vaste lagon qui entoure la grande île de « Grande Terre ». Notre première escale nous conduit au sud de l’île, vers la baie de Prony, un lieu d’une beauté sauvage. Nous empruntons le canal de Woodin, qui longe les côtes de l’île Ouen, avant de déboucher sur l’entrée de la baie.

Le paysage nous saisit : la terre prend des teintes d’ocre et de rouge éclatant, tranchant avec la végétation verdoyante. C’est un spectacle presque irréel, comme si la terre elle-même saignait. Cette étrange couleur est due à un sol riche en fer, où l’érosion a sculpté les montagnes et la végétation lutte pour pousser sur ce sol devenu presque aride.

Nous jetons l’ancre à une bouée devant l’îlot Casy, un véritable petit paradis où nous sommes seuls au mouillage. L’eau cristalline nous rappelle les Tuamotu, et l’envie de partir explorer cet endroit paradisiaque devient irrésistible. Casquettes sur la tête, chaussures de randonnée aux pieds, nous partons à la découverte de l’île.

L’îlot a été d’abord habité par des tribus kanak venues de l’île Ouen, puis par les gardiens du camp pénitentiaire de Prony, qui y cultivaient des légumes et élevaient des moutons. Plus tard, une famille y a fait sa vie et ils ont laissé derrière eux un chien, dernier gardien de l’île, qui veillera seul sur l’îlot pendant 14 longues années. Aujourd’hui, l’îlot Casy est devenu une réserve naturelle classée, protégée et préservée.

On vous embrasse.

Cyclone LOLA annoncé, Kermotu prend la fuite (escale 154)

Le vent du chaos : une fuite précipitée face à Lola

Ça y est, l’impensable est arrivé. Notre premier vrai cyclone se dresse devant nous, menaçant, implacable, comme un présage sombre annonçant la fureur de la saison à venir. Et quel coup d’éclat pour un début : il arrive avec quinze jours d’avance, défiant les calendriers et les certitudes.

Au départ, nous n’y croyions pas. Qui aurait pu croire qu’un monstre pareil se formerait si tôt ? Il nous a fallu vingt-quatre heures pour admettre l’évidence : rester serait une folie. Ici, au Vanuatu, aucun refuge ne pourrait nous protéger de ce géant. La seule issue ? La fuite. Une fuite désespérée, une course contre le temps et les éléments.

Nos deux bateaux compagnons, encore hésitants la veille au soir, ont fini par lever l’ancre avant nous, emportés par une crainte silencieuse. Nous les avons suivis, laissant derrière nous les eaux familières pour nous aventurer sur l’océan Pacifique. Destination : la Nouvelle-Calédonie, loin au sud, hors de la portée de Lola.

Ce départ précipité ne nous a pas laissé le luxe de choisir des conditions idéales. La mer était agitée, le vent fort et les journées épuisantes. Trois jours nous ont été nécessaires pour atteindre Lifou, dans l’archipel des Loyautés, et deux jours de plus pour arriver à Nouméa.

Cette navigation restera un souvenir difficile : une traversée inconfortable et sportive, loin des escapades paisibles auxquelles nous aspirons d’ordinaire. Mais une chose est sûre, nous sommes soulagés d’avoir échappé au cyclone Lola qui a soufflé à plus de 300 km/h et détruit une grande partie du pays, juste là où nous étions.

Un immense merci à Starlink et Windy , ces fils invisibles qui nous ont permis de suivre l’évolution du cyclone et d’ajuster notre route en temps réel, où que nous soyons.

On vous embrasse.