Cyclone LOLA annoncé, Kermotu prend la fuite (escale 154)

Le vent du chaos : une fuite précipitée face à Lola

Ça y est, l’impensable est arrivé. Notre premier vrai cyclone se dresse devant nous, menaçant, implacable, comme un présage sombre annonçant la fureur de la saison à venir. Et quel coup d’éclat pour un début : il arrive avec quinze jours d’avance, défiant les calendriers et les certitudes.

Au départ, nous n’y croyions pas. Qui aurait pu croire qu’un monstre pareil se formerait si tôt ? Il nous a fallu vingt-quatre heures pour admettre l’évidence : rester serait une folie. Ici, au Vanuatu, aucun refuge ne pourrait nous protéger de ce géant. La seule issue ? La fuite. Une fuite désespérée, une course contre le temps et les éléments.

Nos deux bateaux compagnons, encore hésitants la veille au soir, ont fini par lever l’ancre avant nous, emportés par une crainte silencieuse. Nous les avons suivis, laissant derrière nous les eaux familières pour nous aventurer sur l’océan Pacifique. Destination : la Nouvelle-Calédonie, loin au sud, hors de la portée de Lola.

Ce départ précipité ne nous a pas laissé le luxe de choisir des conditions idéales. La mer était agitée, le vent fort et les journées épuisantes. Trois jours nous ont été nécessaires pour atteindre Lifou, dans l’archipel des Loyautés, et deux jours de plus pour arriver à Nouméa.

Cette navigation restera un souvenir difficile : une traversée inconfortable et sportive, loin des escapades paisibles auxquelles nous aspirons d’ordinaire. Mais une chose est sûre, nous sommes soulagés d’avoir échappé au cyclone Lola qui a soufflé à plus de 300 km/h et détruit une grande partie du pays, juste là où nous étions.

Un immense merci à Starlink et Windy , ces fils invisibles qui nous ont permis de suivre l’évolution du cyclone et d’ajuster notre route en temps réel, où que nous soyons.

On vous embrasse.

Des Gambier à Tahiti, le grand retour (escale 135)

Et voila, notre beau catamaran Kermotu est maintenant en vente. Il nous faut quitter nos bons amis des Gambier pour revenir sur Tahiti.

C’est une longue navigation qui nous attend, 860 Miles nautique soit 1600 kms. Après un mois de vent non favorable, celui-ci tourne et nous permet de lever l’ancre.

C’est avec beaucoup de tristesse et mélancolie que nous quittons ce petit paradis du bout du monde et ses habitants au grand cœur. Tout au fond de nous, nous espérons vraiment y revenir un jour.

En attendant, il faut naviguer vers Tahiti avant de partir définitivement de la Polynésie Française pour l’Ouest et la découverte de quelques nouveaux territoires avant une vente éventuelle aux îles Fidji.

On vous embrasse.