La « musique de l’Eau », au Vanuatu.(escale 153)

Voici la suite de notre visite du village de Leweton, un moment marquant et enchanteur à bien des égards

Dans l’un des archipels du nord des Vanuatu, les îles Banks abritent Gaua, une île circulaire dominée en son centre par un volcan toujours actif. C’est de cette terre riche et mystérieuse qu’est née une pratique musicale ancestrale, transmise de génération en génération par des femmes : la musique de l’eau, ou jeux d’eau, une tradition presque unique au monde.

Ces artistes se placent dans l’embouchure d’une rivière ou dans la mer, avec de l’eau jusqu’à la taille. À l’aide de leurs mains, bras, et poings, elles frappent, caressent, et effleurent la surface de l’eau, en faisant jaillir une gamme incroyable de sons. Leurs gestes précis et synchronisés transforment l’eau en un véritable instrument. Habillées de leurs tenues traditionnelles, composées de feuilles naturelles de pandanus, elles offrent un spectacle à la fois visuel et sonore, profondément captivant.

Le village de Leweton, situé sur l’île principale d’Espiritu Santo, a été fondé il y a quelques années par des habitants issus des tribus des îles Banks. Ils ont emporté avec eux leur riche patrimoine culturel et ont créé un lieu où les touristes peuvent découvrir les traditions vivantes du Vanuatu. Parmi ces traditions, la musique de l’eau occupe une place centrale. Reconnu pour sa singularité, cet art a conduit ces femmes à voyager à travers le monde, partageant leur musique étonnante et féerique.

Ce moment que nous avons vécu dans ce village est gravé dans nos cœurs. C’était une expérience unique, remplie d’émotion, que nous avons le plaisir de partager avec vous.

On vous embrasse !

Kava et danse à Espiritu Santo (escale 152)

Après notre découverte du trou bleu de Riri, nous avons décidé de visiter le centre culturel de Leweton. J’en avais entendu parler sur internet, notamment pour l’expérience unique d’entendre les femmes qui font « chanter l’eau ». Rien que ces quelques mots nous avaient donné envie d’en savoir plus. Sans tarder, nous avons pris rendez-vous et trouvé un taxi pour nous y rendre.

À notre arrivée, nous avons été chaleureusement accueillis par plusieurs femmes et enfants, qui nous ont conduits directement dans la hutte des Hommes. Nous étions seuls, juste tous les deux, et avons pu assister à la préparation du feu à la main. Ensuite, nous avons eu le privilège d’assister à la fameuse cérémonie de préparation du Kava, cette boisson traditionnelle encore très prisée au Vanuatu et dans les îles du Pacifique. En tant qu’invités, nous avons même eu le droit d’y goûter, ce qui est rare, surtout pour moi, car ici, le Kava est généralement réservé aux hommes.

La plante de Kava, de la famille du poivre, pousse partout au Vanuatu. Cependant, pour obtenir une racine assez grande et riche en substances actives, il faut plusieurs années de croissance. La racine est ensuite broyée et mélangée avec de l’eau, bien qu’elle puisse aussi être mâchée. Ici, elle est le plus souvent consommée sous forme de boisson.

Considérée comme sacrée, la plante de Kava occupe une place importante dans la spiritualité et les traditions locales. Ses effets, qui varient selon la quantité consommée, procurent souvent une sensation de calme, de relaxation et même une légère euphorie. Après avoir bu ce breuvage au goût marqué de terre, nous avons eu la chance d’assister à une danse traditionnelle des hommes, suivie d’une performance des femmes et des enfants. Et cerise sur le gâteau, nous avons même été invités à danser avec eux. Un moment de pur bonheur !

Je vous garde la découverte des femmes qui font « chanter l’eau » pour notre prochaine escale.

On vous embrasse.

Trou bleu RIRI, au Vanuatu (escale 151)

Le voyage du blog reprend après un arrêt prolongé pour une très belle raison (escale150)…

Après être passé par Tanna, Efate, et Malekula, Kermotu continue sa route vers le nord du Vanuatu pour ancrer sur la plus grande île de ce magnifique archipel : Espirito Santo. C’est également la plus peuplée avec Luganville comme capitale. Pendant la seconde guerre mondiale, Santo devient une importante base militaire Américaine avec la construction d’une base aérienne. Il reste des épaves très réputées pour les plongeurs.

Mais surtout, elle cache dans sa nature luxuriante des sortes de grottes immergées, plus ou moins circulaires : les fameux Trous Bleus. C’est la première chose que l’on veut voir !

Nous naviguons donc, le long de la côte Est de l’île pour arriver dans une grande baie parsemée d’îles et d’îlots. Certains passages sont dangereux pour le cata mais Philippe gère parfaitement et nous nous retrouvons ancré dans une sorte de piscine bleue entourée de végétation. C’est magnifique et nous sortons immédiatement le drone pour voir si nous trouvons la fameuse rivière qui mène au trou bleu.

En effet, sa couleur bleu clair ressort tellement dans cette végétation verdoyante qu’elle n’est pas difficile à suivre. C’est en paddle que nous irons visiter cette rivière jusqu’à sa source.

Nous nous arrêtons sur la plage où débute la rivière et nous rencontrons Philibert et sa femme qui habitent tout près. Ils nous préviennent que l’accès est privé et que le propriétaire nous fera payer près du petit pont. Nous voilà avertis et c’est parti !!!

Incroyable remontée de cette rivière féérique sur une eau cristalline où se reflètent les arbres verts. C’est à couper le souffle, et nous prenons tout notre temps tellement nous sommes éblouis.

Et puis… c’est l’arrivée à la source… Et là, c’est le choc !!! Le bleu paraît surnaturel, irréel et pourtant c’est là, devant nos yeux. Nous resterons un bon moment à nager dans cette eau douce et fraîche, à admirer ce joyaux de la nature. Quel incroyable Bonheur !

Au retour, nous passerons plus de temps avec Philibert et sa grande famille qui vivent là, loin de la ville. Ils nous ont beaucoup touchés par leur gentillesse et leur générosité. Leur vie simple mais qui est souvent bouleversées par les aléas climatiques. Hélàs nous les quitterons d’ailleurs assez rapidement à l’annonce de l’arrivée d’un cyclone.

On vous embrasse.