Dernière ronde aux Antilles, Noël en famille. (escale 74)

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Kermotu a retrouvé toutes ses capacités, et c’est avec beaucoup de joie que nous accueillons la famille pour passer les fêtes de Noël. Avant le dématâge, nous avions prévu d’être à Panama pour cette date mais le temps d’attente et les travaux du remâtage ont eu raison de cette destination trop lointaine. Nous avons donc choisi la facilité de la jonction France-Martinique et une belle navigation vers le joyau des Antilles : les Grenadines.

L’arrivée des équipiers s’est étalée sur plusieurs jours mais les deux derniers arrivés, nous mettons cap, directement vers les magnifiques Pitons de Ste Lucie. Après une bonne nuit et une belle baignade dans ce lieu classé au patrimoine Mondial de l’Unesco, nous continuons la route vers Bequia, qui est la porte d’entrée classique de St Vincent et les Grenadines.

Nous fêterons Noël à Petit Saint-Vincent, puis les Tobagos- Cays, Petit-Tabac, Mayreau et nous finirons sur l’île d’Union, la plus au sud, où un petit avion ramenera directement les équipiers en Martinique.

C’est toujours une fête sur Kermotu, de recevoir la famille ou les amis. Les cabines retrouvent leurs véritables fonctions d’origine, ( Hélàs, elles redeviennent rapidement des débarras de milliers de choses que l’on ne prend plus la peine de ranger…), l’espace et le confort permet à chacun de vivre de belles vacances sans être trop les uns sur les autres. Encore une fois, le choix de ce bateau a été le bon et nous en sommes ravis.

On vous embrasse.

 

Enfin, la ligne d’arrivée… (escale 72)

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Le plus dur est derrière nous ! Nous arrivons dans les Petites Antilles Françaises et nous faisons une belle halte technique sur l’île de St Martin. Philippe trouve les pièces nécessaires pour remettre les moteurs en état. Il devient mécanicien malgré lui… Mais nous ne resterons pas longtemps car la route n’est pas finie.

St Martin, St Barth, Nevis, Guadeloupe, Les Saintes, La Dominique et enfin, La Martinique !

Même si la route est encore longue, nous prenons maintenant, les vents de côtés et non de face et surtout nous sommes sous la protection des îles qui rendent la mer plate. Et là, c’est que du bonheur même si le passage entre les îles est toujours un peu plus remuant. Nous avons le plaisir de retrouver des bateaux-copains et des copains sur la route,

La décision de faire ce retour vers la Martinique était surtout motivée par la facilité des travaux sur place, une bonne compréhension de tout le coté technique, de trouver les professionnels reconnus et ttout cela, dans une seule marina,

Nous savions que cela serait long et difficile. Nous n’avons pas été déçus… On ne le conseillera à personne. Nous avons eu de grands moments de doute, d’énervement, de découragement, d’angoisse et de peur. Nous avons craint d’abimer Kermotu plus qu’il ne l’était déjà. Nous nous sommes souvent demandés si cela valait le coup de continuer et plutôt rentrer définitivement en France.

Mais l’envie de découvrir le Monde et ses habitants est toujours plus grande ! Etre voyageur du monde est une expérience de vie qui restera inoubliable, Notre temps de voyage n’est pas fini donc nous continuons notre odyssée plus solidaire et plus proche l’un de l’autre.

C’est l’Aventure dans l’Aventure,  nous disait Paul et comme on dit : Ce qui nous tue pas, nous rend plus fort !

On vous embrasse,

Retour pour réparation (escale 71)

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Après beaucoup d’hésitations, après de nombreux conseils, après des contacts avec notre assureur, et surtout avec une surveillance très précise de la météo, nous décidons de prendre la mer direction la Martinique.

Il aurait été plus rapide de se diriger vers les Etats-Unis mais le barrage de la langue technique et les tarifs plus importants, nous décident pour entreprendre ce terrible périple. Réaliser 1000 miles nautiques (1800 kms environ) au moteur et en pleine mer. Nous avons bien conscience que Kermotu n’est pas fait pour ça, c’est un voilier qui avance très bien mais avec 2 moteurs de 40cv, en pleine mer, c’est une autre histoire. Nous serons obligés de faire de nombreuses escales pour reposer les moteurs et surtout nous espérons une mer pas trop méchante, pour ne pas trop faire souffrir Kermotu et son équipage.

Sur le lagon de Mayaguana, notre bateau-voisin vient prendre de nos nouvelles. Ce sont d’adorables Américains qui mettent gratuitement de l’essence à notre disposition et nous propose de nous suivre sur la première navigation vers Turk and Caîcos pour assurer la sécurité.

C’est reparti pour de nouvelles aventures…. Ce sera inquiétant, dur moralement et physiquement. Nous sommes dans un état second avec un seul but : arriver au plus vite en Martinique pour réparer.

Nous allons encore apprendre la Patience… Heureusement nous sommes deux et surtout, les nombreux messages de soutien que l’on reçoit tous les jours, les rencontres régulières au fil des escales, nous font garder le sourire et l’espoir d’atteindre notre but. Nous vous remerçions encore de vos témoignages d’amitié qui nous ont aidé à tenir le cap.

On vous embrasse.

Fin de chapitre… (escale 70)

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Nous quittons Grace et Grégory, avec beaucoup de tristesse. Cette rencontre incroyable nous a énormément marqué et nous aurions voulu rester plus longtemps sur Samana pour mieux les connaitre. Nous devons reprendre la mer et lever les voiles vers Mayaguana, où nous ferons la clearance de sortie du territoire des Bahamas. Comme les séparations ont été difficiles, nous reprenons la mer dans l’après-midi, et nous devrons naviguer de nuit pour arriver au petit matin à Mayaguana. Le temps est clément et Kermotu file sans souci, direct vers son but.

Au petit matin, l’impensable arriva… (cf escale 56). Sur une mer calme, par faible vent, le mât de kermotu saute de son embase et tombe directement, la tête la première, dans l’océan. Nous sommes abasourdis et après mûre réflexion, nous décidons de couper les boûts et haubans pour éviter que le mât abime la coque. Nous le voyons glisser au fond de cette eau cristalline avec émotion.

L’année 2019 se termine sur cette Aventure qui stoppe momentanément notre voyage. Nous arriverons jusqu’en Martinique où les travaux seront effectués.

Maintenant nous vous souhaitons une magnifique année 2020, pleine de bonheurs et de joies. Belle et Heureuse année à tous !

On vous embrasse.

Les Aventures de Paul aux Bahamas (escale 68)

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Le compte à rebourg est lancé…. Paul vient passer 8 jours sur Kermotu. On est très contents et on veut lui montrer tout ce qu’on a déjà découvert. Le temps a changé et c’est un ciel bien chargé qui l’accueille. Mais cela ne nous empèche pas de mettre les voiles pour redescendre directement au sud des Exumas, sur Pipe Cay et Staniel Cay. Puis nous remontons doucement vers Nassau en nous arrêtant sur les îles et îlots. Le temps passe vraiment très vite et nous essayons de lui montrer le maximum d’endroits inoubliables.

Nous découvrons une petite île-aéroport : Fowl Cay qui est encore un petit joyau des Exumas. Grâce à Air-Kermotu, les images sont magnifiques et on se rend compte de la forme incroyable de cette île. Nous posons l’ancre dans cette petite baie et nous profitons d’une belle après-midi de planche à voile.

Après Norman Cay, nous remontons sur la dernière île : Allan Cay qui est une île où subsiste une des sous-espèces, en voie de disparition, de l’Iguane de roches Bahamiens. Il reste à peine 1000 individus et comme tous les iguanes des Bahamas, cette espèce est protégée. Malgré l’afflux des bateaux de touristes qui viennent les nourrir et les prendre en photos, un programme de protection est mis en place.

On vous embrasse.

 

 

 

Nassau (escale 67)

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Arrivés au Nord des Exumas, nous entamons la navigation vers Nassau. Notre fils Paul, vient passer 8 jours de vacances sur Kermotu. Nous avons hâte de le revoir et de  partager ces lieux enchanteurs. La navigation est facile. Le beau temps est toujours de la partie et Kermotu file tranquillement sur des fonds clairs. Nous décidons d’ancrer devant une petite île pour éviter la cohue des paquebots de croisières qui déversent et rembarquent des milliers de passagers. Cela paraît invraisemblable mais Nassau est la capitale des Bahamas et regroupe plus de 60% de toute la population Bahamienne. Sur les 14000km² de superficie totale et 400 000 habitants, Nassau compterait 250000 hab sur 207km²…

Le mouillage prévu est déjà occupé par 4 grands catamarans, il ne reste plus beaucoup de place et nous n’arrivons pas à ancrer solidement. Après trois essais ratés, nous préférons repartir. Nous longeons le nord de Paradise Island pour entrer dans le port de Nassau par l’Ouest. Nous mouillons facilement devant une plage, juste à l’entrée, entre le port de commerce et les pontons des croisièristes. Ce mouillage est grand et tranquille. Nous sommes aux premières loges pour le spectacle des énormes navires de toutes sortes qui entrent et sortent devant Kermotu.

L’annexe reprend du service pour nous amener visiter l’immense hôtel Atlantis resort. Nous nous perdons dans les nombreux couloirs avant de trouver le fameux aquarium géant. Nous avons un peu le tournis devant tant de monde autour de nous. Mais on prend plaisir à se retrouver au milieu de la foule de ces joyeux touristes.

Le lendemain, c’est visite de la ville : nous déambulons toute la journée au hasard des rues. Les maisons ont une architectures variées et colorées. Nassau est réputée pour les achats hors taxe, il y a donc pleins de boutiques, magasins. On y trouve aussi un grand marché, au coeur de la ville, plein d’objets artisanaux.

Nous repartons dès l’arrivée de Paul, pour lui faire profiter au plus vite de nos coups de coeur aux Exumas. Hélàs c’est sous l’orage et la pluie battante que son séjour commence.

On vous embrasse.

 

 

Les Exumas- 8 : Et trois de plus… (escale 66)

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Dernières étapes avant l’arrivée à Nassau. Les navigations deviennent secondaires tellement elles sont courtes et moins stressantes. Le peu de profondeur ne nous angoisse plus et nous gérons cela de façon impeccable ! Nous quittons le mouillage de l’île de Johnny Deep pour une île recommandée par notre bateau-copain Ystafell (Bises au passage !). Shroud Cay. Ne pas manquer les rivières qui coupent l’île de part en part et faire la descente en nageant. On n’avait pas bien compris pourquoi…

On ancre pas trop loin d’une embouchure, dans un bleu infini. Rien que pour cela, ça vaut le coup. Très rapidement nous mettons l’annexe à l’eau et partons remonter cette fameuse rivière. Comme d’habitude, nous ne croiserons personne. Je tente un pied dedans et là, l’extase : c’est brûlant. Nous continuons encore un bon moment au moteur, puis tout le monde à l’eau ! Doucement mais sûrement, nous nous laissons dériver dans cette eau incroyablement chaude et claire. Du pur bonheur !

Nous continuons sur Warderick Wells Cay, qui est réputée pour son chenal en arc qui donne de magnifiques couleurs, et pour ses promenades à travers l’île dont le fameux BooBoo hill Trail, qui consiste à gravir la colline pour découvrir une vue à 360°. Toutes les bouées sont prises, plus de place dans le chenal, nous ancrerons plus loin et nous revenons en annexe pour grimper sur la colline et y laisser notre bois flotté comme preuve de notre passage!

Norman Cay sera la dernière île des Exumas que nous découvrons. Pour fêter cela dignement, nous cherchons un petit restau dont on nous avait parlé. Cette île a été le  quartier général de contrebande de drogue dans les années 80. Elle servait de plaque tournante pour la drogue arrivant de Colombie et repartant vers les Etats-Unis. L’aéroport est toujours présent et cerise sur le gâteau, nous avons retrouvé l’avion de Pablo Escobar.

On vous embrasse.

 

Les Exumas-7 : Bleu, Bleue, Bleus… La vie en bleu (escale 65)

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Kermotu continue sa remontée vers Nassau, le long des Exumas. Et plus on remonte vers le nord et plus les mouillages sont extraordinaires. Nous entrons de plein pied dans la « carte postale » des Bahamas, la partie la plus spectaculaire des Exumas. Nous avons dû choisir parmi des centaines d’îles pour poser l’ancre et nous ne regrettons pas ces merveilleux endroits. Un de nos mouillages préférés sera donc Little Pipe Cay, en face de sa grande soeur, Pipe Cay. Les plages vierges et les eaux turquoises sont incroyables.

Pour y arriver, nous naviguons toujours avec le soleil au zenith car les bancs de sable sont nombreux et nous devons faire très attention pour ne pas toucher les quillons de Kermotu. Yann, qui a un tirant d’eau plus important, ne pourra pas toujours nous suivre, et devra ressortir du Bank pour y rentrer un peu plus loin. On se retrouve quelques heures plus tard.

Au Nord de Pipe Cay, nous découvrons Compas Cay et sa rivière translucide. C’est également un arrêt « baignade avec les requins » pour les flots de touristes qui arrivent de Nassau en speedboat. Nous avons une chance folle de pouvoir rester et profiter sans limite de ces lieux enchanteurs.

Puis direction l’île du célèbre Johnny Deep, Little halls Pond Cay. Juste à côté se trouve l’aquarium-sea et l’avion coulé. Deux lieux sympatiques pour un snorkelling au milieu des coraux et des poissons. Nous avons eu un peu de mal à trouver l’avion coulé et le courant, très fort, n’a pas facilité les prises de vue. Mais nous sommes toujours subjugués par la transparence de l’eau qui donne une palette infinie de bleus.

On vous embrasse.

 

Les Exumas-6 : Fauves and Co (escale 64)

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Nous savions que la visite de Staniel Cay dans les Exumas, était incontournable et nous n’avons pas été décus. Le beau temps est de la partie et nous offre des couleurs toujours plus inimaginables.

Nous partons à la découverte de cette petite île où l’activité principale est tournée vers le tourisme. Une jolie petite marina, avec son Yacht Club. Un bar-restaurant où se mélangent les riches propriétaires de Yacht, les marins plus classiques et des touristes du monde entier, déposés là pour quelques heures. C’est que les locaux ont trouvé une belle astuce pour les faire venir…. Juste au pied du restaurant, ils jettent les restes de poissons et autres et cela fait le bonheur des requins qui se bousculent pour attraper cette nourriture tombée du ciel. A mon grand Effroi, Philippe ose se balader au milieu d’eux, comme si de rien était… Je suis bien rassurée quand il remet pied à terre…

Après la fameuse grotte de 007 (escale 63), la deuxième attraction à ne pas rater, est Pig Beach ou la plage aux cochons. C’est un des emblèmes des Bahamas. Sur cette île déserte, des cochons sont élevés en liberté sur la plage et nourris par les touristes qui arrivent avec des sacs pleins. C’est trop drôle de les voir arriver en nageant. Ils foncent sur les bateaux et réclament, la gueule ouverte, leur pitance. Il y a plein de bébés cochons, la relève est assurée… On a bien ri de voir le prénom de l’un d’entre eux ( ce cochon est suberbe d’ailleurs !!).

Philippe a pu réparer l’anémomètre en montant en haut du mât. Et là aussi, on a eu une belle visite…

On vous embrasse.

 

Les Exumas-5 : Spéléologues en herbes (escale 63)

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Nous quittons Great Guana Cay après quelques heures à Black Point où nous avons pu acheter quelques victuailles fraiches. Nous laissons Yann, qui préfère rester une journée de plus et nous levons l’ancre vers la fameuse île bien connues des touristes : Staniel Cay. C’est un des « hot spot » des Exumas. Les speedboats n’arrêtent pas de passer pour profiter quelques heures sur cette petite île qui cache plusieurs pépites. La première et la plus formidable est un îlot où se trouve une grotte d’un film de James Bond (on l’a regardé depuis et les plans sont très décevants), la deuxième est une plage remplie de cochons sauvages et la troisième est un avion immergé.

Staniel Cay est une île de moins de 5km2 de superficie avec environ 110 résidents à temps plein, quelques magasins et hôtels et une petite marina assez vivante.

Après une navigation sur le bank qui nous parait interminable, nous mettons l’ancre devant ce fameux îlot de Thunderball et partons découvrir cette merveille. Grâce aux conseils avisés des uns et des autres, nous avons décidé d’y entrer plus tard dans l’après-midi pour éviter les touristes qui viennent quelques heures et repartent vers d’autres points d’interêts. Nous choisissons aussi la marée basse, qui permettra une entrée plus facile dans la grotte.

Nous ne sommes vraiment pas décus, le spectacle est grandiose, la grotte est à nous. Les couleurs du soleil déclinant rajoutent à la magie du lieu. Les crevasses sous l’eau créent un formidable terrain de jeux où nous nous régalons comme des enfants. La roche coralienne a formé une véritable cathédrale immergée et le soubassement transpercé de toute part offre des ambiances incroyables.

On vous embrasse.