L’île aux épices (escale 39)

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Accompagnés de deux bateaux-copains, Sarah, Aurélien et Nael de Maloya et Stéphane de Innocent-blue, nous décidons de faire le tour de l’île en voiture et partons à la découverte de quelques trésors de Grenade. La première étape sera la manufacture de production de noix de Muscade. Le bâtiment est imposant et aucun aménagement ne semble avoir été fait depuis la construction. Petite visite guidée où on nous explique la récolte toute l’année par les agriculteurs de l’île et les procédés de séchage (2 mois) dans les plafonds de l’usine puis le travail de tri par les femmes. Tout se fait à la main et la production part dans le monde entier dans des sacs de jute. La muscade n’est pas une noix mais un noyau, issu du fruit du muscadier. Cette production est très importante et on retrouve le symbole de la noix de muscade sur le drapeau national :

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Avec la muscade, Grenade est un gros producteur de chocolat. La dégustation intense des différentes tablettes, nous a fait choisir une petite production locale qui est, à mon goût, une tuerie! la Grenada Chocolate Factory. Elle a été crée en 1999 avec l’idée d’allier des producteurs de cacao Bio et une coopérative de fabriquants de chocolat. Ils extraient le beurre de cacao des fèves avec des machines uniques  et le réutilisent  dans leurs propres recettes. Ce chocolat a un goût intense et fruité unique! Et quelle surprise de voir qu’ils ne sont que 10 personnes et que tout est fait à la main. Nous avons dévalisé le petit magasin attenant à l’usine…

Pour finir notre tour, nous traversons l’île par le centre et admirons la luxuriance de la « rain forest ». Un petit détour par les chutes Annandales et nous voilà revenus au point de départ. Quelle belle journée!

On vous embrasse.

 

 

 

 

 

 

En route vers Grenade… (escale 38)

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C’est dans le magnifique lagon de Carriacou, situé à l’Est de l’ile et repéré par une épave qui dépérit lentement sur le reef, que nous passons notre dernière nuit. Le vent est toujours fort et la protection de la barrière de corail ne suffit pas pour calmer la houle du large. Nous serons encore bien ballotés mais le fond sableux assure une tenue parfaite de l’ancre.

Nous prenons donc le chemin de la grande île de Grenade, surnommée l’île aux épices. Le soleil vient nous rejoindre et le vent est parfait pour faire la quarantaine de miles Nautiques (environ 80 kms) qui relie les deux îles. Nous prenons beaucoup de plaisir à cette belle navigation en frolant un chapelet d’ilôts (ile ronde et ile de Caille) qui nous offre des paysages idyliques. Les oiseaux nous accompagnent et les variations de courant sont surprenantes. On se retrouve même dans une marmite de vagues qui sautent dans tous les sens mais Kermotu n’en a que faire et continue son chemin comme si de rien n’était!

Nous arriverons avec un vent très léger à la nuit tombante et mouillerons devant la capitale Saint-Georges. C’est une ville avec un fort patrimoine architectural mais peu entretenu ni restauré. Dans le même grand bassin, on y retrouve les ports très actifs de plaisance, de commerce et de pêche. Ce mélange de tous styles de bateau est déjà très dépaysant! Nous y accueillons nos nouveaux coequipiers qui resteront une petite semaine. Quelle joie de les revoir!

On vous embrasse.

Carriacou et Petite Martinique (escale 37)

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Les iles de Carriacou et Petite Martinique forment, avec la grande île de Grenade, plus au sud, un seul pays. C’est l’occasion de nous y attarder un peu et de découvrir ces îles devant lesquelles on passe souvent sans s’arrêter. Carriacou est réputée pour son trou à Cyclone et à cette période de l’année, Tyrell Bay est remplie de bateaux en attente.  Nous sommes allés découvrir White et Saline Island, deux îlots plus au sud mais l’arrivée a été assez angoissante. Une belle houle s’était levée avec un fort courant et le passage assez étroit entouré de récifs. Comme d’habitude, Philippe a géré comme un chef pendant que je fermais les yeux de peur…  Tout s’est bien terminé et nous avons passé une superbe journée de baignade et de surf. Juste une légère frayeur avec air-kermotu qui a eu envie de liberté…

Après quelques jours, nous sommes repartis vers Petite Martinique. Ce nom viendrait des anciens colons Français qui l’occupèrent dès le 18ème siècle, d’autres évoquent sa forme tronconique rappelant la montagne Pelée. C’est vrai qu’on la reconnait de loin avec son chapeau chinois… Les quelques 900 habitants, descendants principalement de pêcheurs, restent tournés vers la mer et la pêche. Nous y avons trouvé beaucoup d’authenticité. L’ancre a été posée juste en face, à Petit Saint Vincent, car la baie de Petite Martinique est encombrée de bateaux de pêcheurs, de bouées et les fonds, peu clairs ne nous rassuraient pas trop. Nous connaissons bien PSV et c’est un beau spot de planche aussi! (pratique!)

Nous profiterons de cette escale pour refaire un tour sur Morpion, cet incroyable confetti de sable perdu au milieu du reef. Le sable a été déplacé lors des dernières tempêtes et il n’en reste plus beaucoup mais juste assez pour faire voler air-kermotu et vous partager quelques belles images! Nous avons eu la chance d’y être tout seul.

Encore quelques jours avant de rejoindre Grenade et d’accueillir nos prochains vacanciers! On a hâte…

On vous embrasse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Isaac, Kirk à Carriacou… (escale 36)

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Quittant les Tobago-Cays, nous continuons la route vers Union où nous ferons une escale d’une belle semaine. Nous y retrouvons plusieurs bateaux-copains et j’en profite pour m’exercer à la plongée en apnée avec Sarah de Maloya. C’est un exercise physique très intense que de se lancer à descendre de quelques mètres et essayer de retenir sa respiration. On nous a confié les secrets de la réussite qui sont :

1- une respiration abdominale profonde et la plus lente possible (le Pilate ou le Yoga peuvent être d’une grande aide)

2- une détente totale : musculaire et la plus importante… mentale.

Nous avons eu la chance de croiser la route de deux professionnels, un photographe en apné des fonds sous-marins et un moniteur de plongée sous marine. En appliquant les conseils des deux, les progrès ont été plutôt spectaculaires!  Enfin à notre niveau…. Quelques mètres en plus et quelques secondes supplémentaires mais bon, ça fait plaisir et c’est grisant!

Le mouillage de Frigate Island devant le village d’Aston est un super spot de Planche et de Kyte-surf, nous en profiterons aussi. C’est là que nous faisons la connaissance de Guirrec Soudée et de son incroyable odyssée accompagné de sa poule Monique! Ce jeune aventurier est parti seul, a traversé l’Atlantique puis est monté au Groenland où il est resté bloqué par les glaces pendant 130 jours  puis la route Nord pour rejoindre l’Alaska et en 4 mois sans escale, il est descendu en Antartique en traversant le Pacifique du Nord au Sud. Et pour finir, il est remonté le long de l’Amérique du sud jusqu’aux Antilles où nous l’avons rencontré. Il s’apprétait à retraverser l’Atlantique pour rentrer chez lui en Bretagne et préparer le prochain Vendée-Globe… HOUUU, ça décoiffe…. Il a écrit plusieurs livres dont un pour enfant qui vient de sortir aux USA. Monique a l’air d’apprécier sa vie de navigatrice et d’équipière de choc pour fournir des oeufs frais!

C’est là que nous entendrons l’avis de Tempête Tropicale Kirk. La trajectoire étant directe sur les Antilles, nous continuons plus au sud vers Carriacou où nous nous mettrons à la recherche d’un bon abri.

On vous embrasse.

 

Septembre, l’attente… (escale 35)

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   Pour beaucoup de navigateurs sur l’arc Antillais, le mois de septembre est un mois particulier où l’attente est une qualité primordiale. Les connexions internets sont fortement conseillées pour recevoir, plusieurs fois par jour, les bulletins météo qui arrivent de France, des Etats-Unis ou des Antilles… Bref on est scotché à nos téléphones et tablettes et les conversations vont bon train. Il n’y a pratiquement plus de bateaux de Charters (location) mais que des propriétaires qui veulent s’éloigner au mieux des Tempêtes tropicales qui peuvent se transformer en quelques heures en Cyclones et prendre une route aléatoire!

Nous avions décidé de retourner vers les Tobago Cays qui pouvaient nous offrir un abri sûr en cas de Tempête ne dégénérant pas en Cyclone. Isaac est passé beaucoup plus au nord et nous n’avons subi que des bonnes rafales accompagnées de pluies abondantes. La mer est restée houleuse le lendemain. Cela a fait bien plaisir aux sportifs du coin qui ont pu se dérouiller les gambettes.

Puis, au bout de quelques jours, tout est rentré dans l’ordre et les couleurs incroyables de ces îles sont réapparues, à notre plus grand bonheur!

Nous avons ensuite continué la descente vers Grenade, en nous arrêtant à Union pour profiter de Chatam bay, calme et moins ventée pour faire quelques bricolages sur Kermotu. Le luxe d’avoir 4 toilettes c’est aussi, le luxe de bien nettoyer ses évacuations… Cela n’avait jamais été fait! Nous avons découvert que le métier de plombier nautique… c’est pas facile! Au bout de 2 jours tout était nettoyé et réinstallé. On est tranquille pour 1 an! ouf

On vous embrasse.

 

 

Baliceaux et les tortues… (escale 34)

 

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Kermotu a repris la route du sud pour éviter de se retrouver dans les vents des tempêtes tropicales qui se succèdent. Nous retournons sur Béquia où nous retrouvons l’équipage de Maloya et son craquant Nael.

Mister Orton King est un natif de Bequia et après une vie bien remplie comme pêcheur en plongée en apnée, il a choisi de mettre son énergie à sauver les tortues imbriquées, espèce fortement menacée. Il en prend soin dans de l’eau de mer jusqu’à 3 ans puis les remet dans l’océan. Ces tortues sont capables de vivre jusqu’à 200 ans et plus mais elles sont rares à atteindre cet âge canonique. Les requins et l’homme surtout, sont ses deux prédateurs principaux, sa carapace ornée de magnifiques écailles est très recherchée. Depuis l’ouverture de son centre et son travail acharné, Orton King a déjà relaché plus de 2000 tortues. Dans la nature 1 oeuf sur 3000 devient une tortue et 15% au old hegg turtle sanctuary. Cette visite fût très interressante et nous avons même pu profiter de sa « old » voiture pour revenir au port.

On remet les voiles en direction de Baliceaux, accompagné de Sarah, Aurélien et Nael sur Maloya. C’est une ile déserte et dénudée, en dehors des routes habituelles des plaisanciers donc très peu fréquentée, à part quelques pêcheurs de Bequia et quelques vaches. Nous l’aurons pour nous seuls. Après un superbe snorkelling dans une eau cristalline et une belle balade dans les broussailles, nous finirons la journée sous les couleurs orangées d’un coucher de soleil Antillais.

On vous embrasse.

 

3 grands tours et puis s’en vont… (escale 33)

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Derniers jours dans l’archipel des Grenadines, nous devons faire la clearance de sortie à Bequia et rentrer en Martinique. C’est une jolie petite île assez prisée par les navigateurs car sa grande baie est très accueillante et les fonds y sont sûrs. Ses habitants sont plutôt des pêcheurs et l’arrivée de nombreux bateaux de passage, a permis son essor touristique.

Nous partons tôt pour pouvoir passer le canal de St-Vincent, puis celui de Ste-Lucie et la longer pour atteindre son point le plus au nord, Rodney Bay, où nous ferons la dernière escale avant de rejoindre la Martinique. La mer est assez démontée et les rafales de vent rendent la navigation plus périlleuse. Nos co-équipiers sont sur le pont, impeccables dans leurs Kways, toujours bon-pied, bon-oeil. Rien ne leur fait peur!!! Nous ferons même une arrivée de nuit, qui ne les impressionne qu’à peine! 

Le dernier canal entre Ste-Lucie et la Martinique peut-être difficile à passer, mais le soleil est au rendez-vous et le vent portant nous permet une superbe dernière navigation. Nous arrivons à Sainte-Anne pour poser l’ancre à l’anse Caritan. Une dernière belle balade pour rejoindre la plage des Salines, et c’est déjà la fin des vacances! 

Nous décernons une médaille d’OR à nos adorables amis qui nous ont permis de vivre des moments inoubliables. Nous leur souhaitons tout le bonheur possible. Ils nous manquent déjà!

On vous embrasse.